Abdelaziz Bouteflika président d’un Etat moloch

Bouteflika fidèle à lui-même

A Alger les autobus et les réverbères sont recouverts d’affiches appelant à voter pour Bouteflika. En revanche, on ne voit aucune affiche des autres candidats. Ce qui peut mettre la puce à l’oreille d’un observateur démocrate.

Avec résignation les Algériens s’apprêtent à accepter la prolongation, ce jeudi, de cinq ans ? après le double quinquennat de Abdelaziz Bouteflika.

Les partis d’opposition « tolérés » appellent au boycott de l’élection truquée. Le changement de la constitution, voté en masse, par des députés dont le salaire a été considérablement augmenté… Simulacre de vote pour faire comme si les Algériens avaient le choix. Alors que c’est en réalité un coup d’État qui ne veut pas dire son nom.

3e mandat ou mandat à vie, ce qui revient au même. Lorsque l’on sait que Bouteflika reproduit l’enseignement de son maître dictateur Boumediene. Boumediene auprès duquel il a exercé la fonction de ministre des Affaires étrangères. Étrange affaire que cette fausse élection, truquée. On se demande pourquoi les bureaux de vote ouvrent.

«Voter ou non ne fera aucune différence, car de toute façon, Bouteflika l’emportera»,

déclare à Reuters le politologue Nacer Djabi.

«C’est pourquoi on peut s’attendre à un taux de participation bas».

« Les bureaux de vote doivent ouvrir leurs portes à 08h00 locales (07h00 GMT) et fermeront 12 heures plus tard, mais aucun résultat ne sera annoncé avant vendredi, jour où il reviendra au ministère de l’Intérieur de communiquer le nom du “vainqueur”. »

annonce Reuters, quel suspense pourquoi attendre vendredi pour communiquer le nom de Bouteflika ? On prend vraiment les Algériens pour des gogos ! ou est-ce un simulacre pour faire croire au reste de la planète que ce dictateur est démocrate ? Qui est assez sot pour gober ces sornettes ?

Le ministre algérien de l’Intérieur a estimé il y a trois semaines que le “terrorisme” reculait dans ses principaux bastions, mais qu’il était encore en mesure d’organiser des attentats “spectaculaires” afin de profiter de la caisse de résonance de la campagne électorale. Il oublie de spécifier que c’est Boutef et ses ministres qui terrorisent en imposant la pensée unique et qui œuvrent pour modeler l’état d’esprit de populations qui pensent, respirent, mangent, travaillent avec l’obligation du respect du dogme imposé par l’État.

Âgé de 72 ans, Bouteflika, qui a tout fait pour écarter ses concurrents, a promis de consacrer après son 3ème mandat 150 milliards de dollars au redressement du secteur économique non-pétrolier déclinant, au logement et aux infrastructures.

Mais les rangs des chômeurs grossissent chaque jour parmi les jeunes, qui forment l’immense majorité de la population. Lorsque l’on sait que les proches du président indu possèdent des biens à l’étranger, alors que le peuple ne mange pas à sa faim. Vu que le dinar n’est pas convertible, le peuple est en droit de se poser des questions.

On impose la semaine islamique, ce qui n’aide pas l’échange et accentue un peu plus le décalage entre l’Algérie et les pays occidentaux. Mal-être des petites sociétés qui essaient de se maintenir face à un marché international dont les jours de fin de semaine sont le samedi et dimanche non le jeudi et vendredi. Mais qu’attendre d’un ex conseiller du royaume de Séoud ? Se faire bien voir de ses maîtres, voila ce qui lui importe.

Peu importe que les Kabyles soient mis à l’écart sur leurs propres terres. La côte kabyle est vendue à bas prix ou pour être plus exacte soldées aux Arabes de la péninsule. Et pendant ce temps là aucune structure qui permettrait aux Kabyles de Kabylie de pouvoir gagner dignement leur vie en travaillant. Toute nouvelle entreprise est montée n’importe où mais pas en Kabylie. La Kabylie a juste le droit d’avoir la visite de radicalistes islamiques. Les Kabyles sont cités dans les prêches des mosquées par des imams qui appellent à la haine à l’encontre du peuple premier. Les Kabyles sont chouchoutés par le pouvoir afin de servir de défouloir aux forces de l’ordre algériennes, qui peuvent tirer impunément, à balles réelles, sur des jeunes désarmés.

Un affront de plus pour la Kabylie en ce mois d’avril. Printemps 1980, printemps Noir 2001 et maintenant nous avons droit en ce printemps 2009 à la fausse élection du président d’un État moloch.

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