Algérie : Condamnation arbitraire de 2 journalistes

La condamnation arbitraire de Omar Belhouchet et de chawki Amari ne fait que confirmer, une fois de plus, l’option de violence qui sied à la nature du régime. Elle est d’autant plus inquiétante que cela se produit au moment où un coup d’État constitutionnel se manigance en haut lieu pour instaurer une présidence à vie synonyme de retour sans escales dans une époque qu’on avait cru, à tort, révolue. Une amie de la sphère nord de la planète à qui je venais de transmettre l’information révoltante de cette condamnation abusive m’a tout de suite répliqué avec une telle indignation en me disant ceci :

« Ici, avec un article comme celui-ci, avec une légère tendance diffamatoire, et encore… au pire, le journal remercie de ses services le journaliste ou décide de le défendre et paye pour lui… si le fonctionnaire gagne son procès.
Mais justement dans un cas comme celui-ci, on enverrait le fonctionnaire en prison !!!
Vraiment, vous vivez dans une dictature en Algérie… Solidarité ».

La solidarité envers les deux victimes doit non seulement s’exprimer sous toutes les formes mais surtout, il serait nécessaire de reformuler le souhait que cela puisse être l’élément déclencheur d’un large rassemblement républicain qui s’inscrira dans la durée dont la finalité sera l’abolition de tout le système politique algérien avec tous ses clans et tous ses hommes et l’ouverture d’une nouvelle ère démocratique avec des hommes et des femmes venant de tous les secteurs d’activités, structurés ou pas dans les partis d’oppositions républicains, dans les syndicats autonomes, … etc. Dans le cas contraire, ces soubresauts conjoncturels ne seraient qu’une énième émanation d’une nature foncièrement réactionnaire qui a, jusque-là, fait de nous des automates qui ne réagissent qu’aux stimuli de nos dictateurs qui s’en servent volontiers pour s’offrir l’alibi d’une « liberté d’expression » complètement bâillonnée.

Allas Di Tlelli

 

 

 

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