Algérie pays inexistant

On peut lire un tas de déclarations dans les journaux algériens autour du 5 juillet date à laquelle « l’Algérie a retrouvé son indépendance en 1962 ». Une indépendance « retrouvée », pour un pays qui n’existait pas !

Le nom « Algérie » apparaît pour la première fois en 1839 dans un décret du roi Louis Philippe. Dans la Rome antique on parlait de Numidie ou de Maurétanie. Napoléon III, qui a confondu « les mille et une nuits » avec le désert arabique et qui rêvait d’un royaume arabe nous a fabriqué un pays à sa sauce, voulant certainement réaliser un rêve d’enfant. Il est vrai qu’à l’époque les turqueries étaient à la mode et l’on confondait joyeusement, les peuples, les langues et les contrées. Les avions ne volaient pas encore et l’Afrique du Nord, était aussi « orientale » que la Chine, le Japon ou l’Arabie.

Pour faire court, il y a eu des royaumes qui se partageaient le pays et duraient peu. Les Turcs régnèrent sur les villes, il y avait la Régence d’Alger et les beyliks de Mascara, de Médéa et de Constantine, pas d’unité, pas d’organisation. Un impôt est récolté par les janissaires dans des expéditions qui sont des razzias.

La France a fait selon elle, « l’unité » en Algérie et en partant y a même ajouté le Sahara que ni les Romains, ni les Arabes ni les Turcs n’avaient conquis. L’Algérie est un pays nouveau qui se définit, selon sa constitution, par sa langue, l’arabe et sa religion l’islam.

Nous sommes exclus définitivement d’un pays qui ne nous reconnaît pas. On oublie notre langue, nos us et coutumes. Nous gênons, nous dérangeons l’État algérien qui pourtant fait tout pour nous éliminer physiquement ou intellectuellement, en polluant les esprits en enseignant, l’histoire de la péninsule arabique en lieu et place de celle de l’Afrique du Nord. En travestissant et occultant des pans entiers de notre histoire, lorsque celle-ci n’est pas transformée au détriment de nos ancêtres. Une histoire où les envahisseurs arabes qui ont fait couler des fleuves de sang, sont représentés comme des héros, alors qu’ils torturaient, violaient, brulaient, détruisaient tout ce qui aurait pu faire la grandeur de notre passé. L’Algérie a effacé la mémoire de nos aïeux, a attribué les noms, de ceux qui sont venus terroriser nos ancêtres, aux rues, avenues et même aux villes !

État algérien et Empire Ottoman

On distille, dans l’esprit des écoliers, une sorte de supériorité de l’arabo-islamisme, afin de complexer les enfants de ceux qui sont morts pour une Algérie « indépendante ». Le comportement de l’État algérien n’est pas sans rappeler celui des Turcs, dans le recrutement des janissaires. Un petit rappel historique ne fera de mal à personne :

Du temps de l’Empire ottoman, les Turcs prélevaient, par la force, un cinquième des enfants âgés de plus de douze ans. Les levées se faisaient, annuellement, par contingent de mille. Ce système profitait de la vulnérabilité de l’enfant, arraché à sa famille, en éradiquant son passé et en cassant toutes ses attaches familiales. Ces enfants subissaient, ensuite, un dur entraînement militaire et un conditionnement psychologique enrobé d’islam. Ils formaient, à la longue les troupes d’élites et cruelles du pouvoir ottoman sous le nom de « janissaires ». Leur nom était devenu synonyme de terreur. Ces janissaires vivaient sans mémoire du passé et sans familles. Ils agissaient comme des robots aveugles formant la plus cruelle des machines de guerre.

Certains diront que j’exagère et que la comparaison est inexacte, mais il suffit d’écouter les jeunes formés à l’école algérienne, qui au lieu de mettre en avant leur spécificité kabyle, semblent en avoir honte et font l’apologie de nos ennemis au détriment de ceux qui les ont combattus.

Une civilisation millénaire définitivement, réduite en cendres

L’Algérie triche avec sa réalité et aussi avec son passé, ce qui la rend peu solide. La « guerre d’indépendance » ne suffit pas à assurer l’unicité, car elle s’est faite contre une partie du peuple algérien : ceux qui voulaient rester Français, ceux qui étaient du MNA de Messali Hadj, ceux qui étaient contre eux, ceux qui étaient pour le FLN et ceux qui étaient contre. Il ne faut pas oublier les règlements de compte entre partisans massacrant des villages entiers, comme à Melouza, sans parler de certains « héros » qui égorgeaient tout lettré en français, éliminant ainsi, des personnes qui auraient pu diriger correctement le « pays » en lieu et place des dictateurs aux manettes du gouvernement algérien, depuis la pseudo indépendance.

On ne peut pas nier que la France a créé les premières routes algériennes, agrandit les ports, asséché la Mitidja, construit hôpitaux, écoles, usines, les chemins de fer, les aéroports. Le dernier « cadeau » de la France, fut, avec le Sahara, le pétrole et le gaz qui permettent à « l’Algérie » de vivre, malgré son agriculture en faillite et la pauvreté de ses usines. Il suffit de voir le prix des denrées alimentaires. Les terres sont en friche, dans une région où l’eau coule en abondance, la jeunesse kabyle n’aspire qu’à une chose émigrer n’importe où, n’importe comment, dans n’importe quelle condition. Même ceux qui ont combattu la France aimeraient émigrer, pour en finir avec les tracasseries quotidiennes algériennes.

La France arabisante et islamisante, au détriment de la libre pensée

C’est la France qui a fait entrer l’Algérie dans le monde moderne, lui a appris les techniques d’aujourd’hui et lui a enseigné sa langue, qui est une des langues scientifiques, contrairement à l’arabe qui a donné ce que l’on peut malheureusement constater (Bouteflika pourtant ennemi de la France n’a même pas confiance en sa médecine et va se faire soigner dans un pays dont il exige des excuses).

Par ses historiens, S. Gsell, Lescho, W. Marçais, par ses archéologues, elle lui a fait redécouvrir son passé. Tout au moins ce qu’il en reste, car comme on sait, les Arabes commençaient par détruire toute trace de culture là où ils passaient.

Un petit rappel historique : sous le califat d’un des successeurs de Mahomet, Amr Ibn al-Ass (573-663) incendia la célèbre bibliothèque d’Alexandrie sous prétexte qu’elle était inutile à l’humanité, du fait que toutes les sciences et les connaissances du monde se trouvaient consignées dans le Coran. L’humanité est privée d’un grand patrimoine culturel comprenant plus d’un million de manuscrits. Une civilisation millénaire fut définitivement, réduite en cendres, comme partout où sont passées les hordes arabo-islamistes.

Nous ne remercions pas la France qui nous a arabisés ; les Aït se sont transformés en Beni, les Acif en Oued, elle a changé nos noms, prénoms, ainsi que celui des villes et villages… La France aveuglée par son ignorance n’a pas fait la différence et continue dans son erreur…

C’est aussi la France, pays des Droits de l’homme, qui n’a pas jugé utile de promouvoir la libre pensée et qui a poussé à l’islamisation des contrées qu’elle trouvait trop peu portées sur « al coran ». A la limite nous aurions compris qu’elle tente d’évangéliser le peuple, ce qui aurait été un juste retour aux sources, mais islamiser ?

Il ne sert à rien de renier ces vérités. Cela ne peut servir qu’un islamisme fanatique, qui vise à couper l’Algérie du monde moderne. Avec le déploiement des armées islamistes, dans le maquis kabyle, la pollution de l’environnement, l’inculture des terres et des esprits, nous nageons dans l’obscurité la plus totale. C’est l’anéantissement du peuple kabyle voulu et orchestré par un État qui veut nous voir disparaître, afin de plaire à ses maîtres du golfe arabique ! Sans oublier le week-end musulman qui dessert les échanges internationaux.

Et si nous utilisions le mot kabyle ?

La majorité des Kabyles se revendiquent comme « Berbères », tandis que les Touareg, se revendiquent en tant que tels et sont soutenus et reconnus par les instances internationales. Quant à nous, nous resterons dans l’ombre et les milices de Bouteflikaka seront libres de tirer sur la population kabyle sans que les assassins soient jugés, tant que nous n’utiliserons pas un mot de six lettres KABYLE, pour nous désigner. C’est pourtant un mot facile à prononcer !

Heureux les Kabyles morts pour une Algérie utopique. Ils seraient écœurés de voir ce qu’est devenu ce « pays » pour lequel ils se sont battus et la place faite à leur langue, leur histoire et leurs enfants !

« Qui cède sur les mots, cède sur les idées » a dit Freud.

Geneviève Harland


Lettre du Général Schneider, Ministre, Secrétaire d’Etat de la Guerre, en date du 14 octobre 1839 au Maréchal Valée, gouverneur général, officialisant l’appellation d’Algérie. – Archives Service Historique de l’Armée.

Le 14 octobre 1839, « l’ancienne Régence », d’Alger sera à l’avenir appelée « ALGÉRIE ».

JPEG - 131.9 ko

L’image étant illisible sur le Net voici le texte :

Paris, le 14 octobre 1839Monsieur le Maréchal,

Ministère de la guerreRetour ligne automatique
Direction de des affaires d’Afrique

Le Ministre, Secrétaire d’État de la Guerre à M. le Maréchall Valée, Gouverneur Général de l’Algérie.

Monsieur le Maréchal, jusqu’à ce jour, le territoire que nous occupons dans le Nord de l’Afrique a été désigné, dans la communication officielle, soit sous le nom de Possession française dans le Nord de l’Afrique, soit sous celui d’Ancienne Régence d’Alger, soit enfin sous celui d’Algérie.

Cette dernière dénomination plus courte, plus simple et en même temps plus précise que toutes les autres, m’a semblé devoir dorénavant prévaloir. Elle se trouve d’ailleurs déjà consacrée par une application constante dans les documents distribués aux chambres législatives et dans plusieurs discours du trône. Je vous invite en conséquence à prescrire les mesures nécessaires pour que les diverses autorités, et généralement tous les agents qui, à un titre quelconque se rattachant aux services civils ou militaires de notre colonie, aussi dans leur correspondance officielle, et dans leurs actes ou certificats quelconques qu’ils peuvent être amenés à délivrer, à substituer le mot Algérie aux dénominations précédemment en usage.

Recevez, Monsieur le Maréchal, l’assurance de ma très haute considération.

Signature illisible.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*