Après la résignation du pape Benoit XVI qui lui succédera ?

Premier pape américain ? premier pape noir et confusion avec le premier pape africain ?

De nouvelles sûres, la “Seεqa [1] (toujours mauvais présage pour l’année) est belle et bien tombée sur le toit du Vatican quelques heures après l’annonce de la résignation du pape Benoît XVI ce qui a évidemment ajouté un peu plus de surprise au choc de la nouvelle de sa démission et donc de son remplacement de son vivant. D’autant plus qu’une telle chose n’a pas eu lieu depuis presque 700 ans. Le dernier pape a prendre une telle décision ayant été Grégoire XII en 1415, bien que d’autres l’aient fait avant lui comme Célestin V en 1294, Grégoire VI en 1046, Benoît IX en 1045 et Silvere en 536.

Sur ce coup de théâtre, les questions qui se posent sont : Pourquoi l’a-t-il fait ? Qui lui succédera ? Qui sera choisi lors de ce prochain concile ? Et tout cela sans allez jusqu’à parier comme certains ont déjà commencé à le faire à Las Vegas, cette fameuse ville ou l’on peut parier sur tout, même sur l’élection et nomination du  » saint homme  » , tout en narguant la bulle du Pape Gregory XIV ( 1590 – 1591) qui avait interdit cela sous peine d’excommunication . En tous cas les médias sont d’accord sur le fait que cette fois, les cardinaux seront encore plus divisés que lors du choix de Benoît XVI, élection qui a été faite après le choc du décès de Jean-Paul II. Les membres du conclave seront sous une plus grande pression pour choisir quelqu’un capable de “re-réformer “comme le disent certains “ cette machine centrale “ ou du moins de pouvoir la graisser après tout ce qui s’est passé et qui a secoué cette institution ces dernières années.

Il s’agit cette fois du choix d’un pape non seulement à une grande majorité, surtout que le groupe des 28 cardinaux italiens (contre 20 en 2005) n’est plus aussi compact qu’il l’était sous Jean Paul II , mais aussi en notant qu’en plus Benoît XVI a ré-institué une vieille règle nécessitant la majorité des 2/3 des votes (78 des 117 des cardinaux avec 61 d’Europe au lieu des 58 en 2005 ) pour élire le prochain pape. Il y aura en plus cette considération du peu de temps que cette institution a pour élire “leur chef spirituel” avant ce 29 Mars, Vendredi saint et début des célébrations des commémorations de “Pâques” et de “Résurrection”, bases sacrées du fondement de toute cette institution.

A cela, il serait peut-être aussi bon de rappeler que pour ce qui est de la représentativité du conclave que beaucoup vont jusqu’à mentionner que plus de la moitié des 1.2 billions des catholiques vivent actuellement sur les terres australes, le vieux continent européen se trouvant de plus en plus en minorité, ce qui amène évidemment à se poser la question de la possibilité d’avoir encore un pape non seulement choisi parmi les Italiens (il y en a eu 208, dont 112 romains, Jean-Paul II ayant été le premier pape non italien depuis Adrien VI en 1522) mais en plus hors des cardinaux du continent européen (il y en a eu 16 Français ; 15 Grecs ; 6 Allemands et 1 Polonais) mais aussi des régions dites méditerranéennes (avec il faut le rappeler 6 du Proche Orient et 3 Berbères d’Afrique du Nord ).

Attendons donc la suite avec déjà des noms qui apparaissent sur toute les presses du monde avec pour ne mentionner que juste quelques uns avec les Italiens sous l’aile de Benoît XVI qui rappelons le, même s’il a démissionné est toujours vivant, chose qui aura sûrement une certaine influence :Retour ligne manuel
- Angelo Scola, Archevêque de Milan favori et nommé par Benoît XVI ou le cardinal Gianfranco Ravasi surnommé “le petit poulain”… pour ne pas dire le “petit dauphin’”.

- des Amériques avec Timothy Dolan, l’archevêque de New-York ; Marc Ouellet : Canadien, préfet de la congrégation des evêques de Rome, un francophone qui parle l’anglais, l’italien et l’espagnol mais aussi grand théologien ; Odilo Pedro Scherer, Brésilien d’origine allemande, archevêque de Sao Paolo.

- d’outre pacifique avec Luis Antonio Tagle, un Philippin de 55 ans, archevêque de Manille.

- ou encore de l’Afrique sub-sahaérienne comme monseigneur Robert Sarah de Guiné ou encore monseigneur Peter Kodwo Appiah Turkso, un Ghanéen de 64 ans, autre “favori” de Benoît XVI actuellement président du conseil pontifical « Justice et Paix » au Vatican et ce depuis octobre 2009.

Il n’y a nul doute qu’après le choc créé par cette démission du pape Benoît XVI, beaucoup vont commencer a s’intéresser a cette affaire de succession. Certains ne réaliseront point qu’ils sont loin de connaître l’histoire de cette organisation qui régît tout ce monde catholique a commencer par beaucoup de journalistes qui osent déjà parler de “Premier Pape Africain” et non de “Premier Pape Noir” comme si tout le continent Africain était de race noire et avec certains qui vont même, suite a comme on dit “ des vogues” et premières des changements du 21e siècle « , jusqu’à penser a un pape noir surtout après l’élection de Barack Obama comme président des Etats-Unis d’Amériques !

Tout cela nous ramènent à ce sujet de papes africains, car parmi tant de millions de gens, catholiques ou non et a commencer par tous les habitants de l’Afrique et surtout ceux du Nord se proclamant en plus “Arabe “ ou bien comme ils disent “arabisés par l’islam”, combien savent qu’il y a eu bien avant la venue au monde de Mohamed et de son Coran , trois papes africains qui étaient Berbères et qui parlaient cette langue tamazight bien plus ancienne que l’arabe , langue de ce livre considéré comme divin ?

Et pourtant il n’est pas très difficile puisque parfaitement documenté, de retrouver dans l’histoire de succession de tous les papes, qu’il y eu :Retour ligne automatique
Victor 1er, né sur la terre de l’actuelle Tunisie, devenu le premier pape africain à partir de 189 et ce durant une dizaine d’années.

Miltiade, né aussi en Afrique du nord, qui lui fût pape de 311 à 314.

Gélase 1er dit le Berbère [2] puisque né sur terre de l’actuelle Algérie , de 492 à 496 plus connu et il faudrait bien le mentionner en ce mois de Février, pour avoir établi la date du 14 Février comme jour de célébration la fête de la Saint Valentin aux environs de 498 .

En attendant donc la préparation de ce conclave et surtout la nomination du nouveau pape, laissons les autres parier sur l’un ou l’autre des candidats à ce poste de pape, chef religieux suprême de cette institution catholique pendant que comme l’aurait peut-être dit le pape Gélase 1er et en berbère puisque c’était sa langue maternelle :

« Ad iker uγebaṛ uqvel ad ivin duxan amelal sufel nel Valtican » littéralement : « La poussière se lève (tout ne sera pas clair) avant de voir de la fumée blanche [3] au-dessus du Vatican« .

Ǝ-Miƨƨ Ṁuḥend Ṻjaεƒer

Notes

[1Foudre en kabyle

[2Berbère évidemment puisque ni le mot kabyle ou chaoui existaient en ces temps là.

[3Les résultat du vote du concile par les cardinaux séquestrés étant annoncés par une fumée noire ou blanche. La fumée blanche annonce l’accord final sur l’élection du nouveau pape.

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