Arezki Aït Larbi : otage du pouvoir algérien

Nous sommes en droit de nous inquiéter quant au sort réservé à Arezki Aït Larbi, pris en otage par le pouvoir algérien. La “justice” algérienne étant plus que partiale à l’encontre des Kabyles.

Encore une fois, le pouvoir perfide d’Alger vient de nous donner une énième preuve de son état dictatorial.

Arezki Aït-Larbi devait embarquer aujourd’hui, jeudi 26 avril pour Paris sur le vol Aigle Azur de 10:30 h. heure locale. Après avoir présenté son passeport aux environs de 8h45, à la PAF [1] il a été arrêté par les autorités algériennes, puis conduit devant le procureur d’El Harrach territorialement compétent pour l’aéroport d’Alger.
Le procureur a signé des papiers dont Arezki Aït Larbi n’a pas pu prendre connaissance. Il a été ensuite transféré au commissariat central d’Alger.
Il a été remis en liberté à 15 heures “exceptionnellement”, selon le commissaire qui lui a remis une convocation le sommant de se présenter au commissariat d’Alger centre samedi 28 avril à 8h30. Il sera alors présenté au procureur de la République qui décidera des suites à donner à son « affaire ». La justice algérienne étant plus que partial Arezki Aït Larbi, pris en otage par le pouvoir algérien, ne cache pas son inquiétude.

Nous vous rappelons qu’Arezki Aït Larbi, journaliste et correspondant à Alger du quotidien français, Le Figaro, a été privé de passeport de mai 2006 à fin novembre 2006. Le motif invoqué par les autorités algériennes est une condamnation à six mois de prison ferme par défaut en 1997 précédée d’un mandat d’arrêt du juge d’instruction. Arezki Aït Larbi n’avait jamais été informé de ce jugement prononcé dans le cadre d’une affaire en “diffamation” remontant à 1994. Arezki avait publié en 1994 une lettre qu’il avait adressée en 1986, au ministre de la Justice algérienne, alors qu’il était emprisonné à Lambèse. Lettre dans laquelle il dénonçait les tortures et sévices commis sur les détenus politiques.

Son passeport lui a été restitué, suite à une vaste campagne de soutien menée par différents journaux et sites internet. Les requêtes de son avocat pour faire opposition au jugement et annuler le mandat d’arrêt sont restées vaines.
Arezki Aït Larbi nous a signalé que la police algérienne s’est comportée courtoisement avec lui, allant jusqu’à lui proposer un café et un sandwich, contrairement aux méthodes musclées des années 80 et 90.

Bouteflika ouvre les bras aux terroristes, en leur accordant divers avantages, alors que les journalistes sont poursuivis sous n’importe quel prétexte, dès qu’ils ne rentrent pas dans le moule bouteflikien.

Nous interpellons les instances internationales, les politiques, et les organisations des Droits de l’Homme, pour que cesse cette situation ubuesque.

Il serait intéressant de connaitre les réactions des candidats à la présidence de la République française ; eux qui ont mené campagne sous les thèmes de la liberté et de la démocratie.

Qu’attendent les démocrates pour faire entendre leur voix en dénonçant le régime algérien ?

Nous vous invitons à faire circuler l’information et à signer la pétition en cliquant sur le lien, afin de mettre fin au harcèlement dont il est victime.

N’hésitez pas à passer l’information autour de vous.

Voir la pétition : http://www.gopetition.com/petitions…

la Rédaction

Notes

[1(Police algérienne aux frontières)

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