Au représentant de Tagrawla

Laâslama a hlima n tazert comme dirait l’autre !!!! C’est hallucinant ! Un membre du groupe Tagrawla qui a lutté contre Boumediene et qui n’assume même pas son commentaire en 2009 en évitant de le signer tout simplement ! ça me rappelle certains maquisards de la 25e heure qui, bien qu’ils n’ont jamais rien fait entre 54 et 62, ils éprouvent quand même le besoin de prouver ce qu’ils ne sont pas en inventant des haut faits d’armes auxquels ils ont fini eux-mêmes par croire !!! Cela relève de la psychanalyse, nous compatissons.

Pour le stupide parallèle entre le Panaf – Alger, capitale de la culture arabe – Année de l’Algérie en France EN PLEIN PRINTEMPS NOIR – Festival de la musique arabe de Djemila qui se déroule en ce moment et auquel prend part le fidèle ami de boutef avec celle qui se croit au-dessus de la mêlée… etc. d’un côté, et la chaine kabyle ou amazigh de la radio algérienne (Chaine 2) qui avait vu, parait-il, Ben Mohammed inviter Matoub durant les années 70 (sachant que le parcours de Matoub n’avait commencé qu’en 1979).

De l’autre côté, Je trouve ce parallèle digne d’un retardé mental et dire que ce retardé mental prétend avoir consenti des sacrifices ya dinn rreb i tmazight ! Je dis cela tout simplement parce que la radio est un média public, financé par le contribuable, c’est un média du peuple, c’est notre radio qui a été tout juste confisquée par le régime qui l’avait quelque peu relâché en 1990 et qui a été REconfisquée par Bouteflika depuis 1999. Ceux qui y travaillent et qui essayent de faire ce qu’ils peuvent en faveur de notre culture, de notre langue et de notre identité, voire même en faveur du combat démocratique, nous les saluons en attendant le jour où ces médias seront décolonisés et rendus au peuple pour servir le peuple et être la voix du peuple et non pas du pouvoir quel qu’il soit.

En revanches les carnavals comme le panaf et ceux cités plus haut sont conçu par Said Bouteflika pour le prestige de Bouteflika et la gloire du pouvoir financés sans retenu par l’argent du contribuable sur la base de la corruption et du gaspillage des biens publics, des zerda qui sont truffées d’arrières pensées politiciennes notamment en continuant à isoler de plus en plus notre culture et notre langue qu’il a juré de ne jamais officialiser…

Rien que pour ces quelques raisons résumées ici, en principe, n’importe qui ayant vraiment milité pour la cause identitaire refuserait au moins d’y participer, au plus, si le courage y est, de les dénoncer énergiquement, surtout que ce même combat identitaire dont certains se vantent tant aujourd’hui est loin d’être achevé, me semble-t-il !

Ou alors, Tamazight, notre culture, la Kabylie qui brule et qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la précarité (sans parler des autres régions amazighophones, de ce qui se passe à Berriane…  etc.) seraient-elles épanouies, reconnues, développées, respectées…dans les esprits de « ces militants de l’ombre durant les années de plomb » (dixit Matoub Lounès au Cercle de Minuit) ???

Libre à vous a Tagrawla (Révolution… Toz ! comme dirait Mohia), libre à toi Abdenbi alias Aït-Mengellat, libre à toi Bouchafa et à tous les autres qui ont choisi de plier l’échine, de déposer les armes qu’ils n’ont jamais pris en dehors de leur qualité de meddah, libre à vous tous de décréter la paix unilatéralement et de vous rallier au pouvoir de Bouteflika qui, en comparaison de Ben Bella, de Boumedienne et de Chadli, ces derniers apparaissent comme de gentils garçons au vu de la cruauté, de l’intrigue, de la sournoiserie qui caractérisent Bouteflika. Libre à vous de décréter que la cause identitaire est résolue par le messie que nous regardant en train de nous assassiner et d’assassiner Tamazight et la Kabylie. Libre à vous de croire que le combat est fini, l’histoire prend acte. Quant à nous, nous persévérons et nous nous mettront devant les desseins machiavéliques du régime tribal islamo-militaro-arabe d’Alger et ses lascars.

Nous aimons et nous rêvons de paix, mais non merci, jamais en contre partie de notre dignité et de ce que nous avons toujours été et que nous continuerons d’être ad vitam æternam.

Pour répondre à votre dédain et à votre mépris qui ne saurait émaner d’un véritable militant de la cause identitaire des années 70 et 80, je vous dirai tout simplement, que durant que vous rêviez que vous étiez traqués par la police du régime que vous servez aujourd’hui, certains d’entre nous étaient réellement dans les geôles de cette police (au réel), d’autres d’entre nous étaient encore trop jeunes pour ça mais déjà suffisamment conscients au point où aujourd’hui, pendant que vous faites la danse du ventre au nain d’Oujda, ils reprennent le flambeau des véritables ainés.

n conclusion, le représentant de Tagrawla nous dit :

« tagrawla n’est pas fauché, ils sont tous diplômés et travaillent lhamdou allah« .

Tout y est dit ! Nous vous suggérons seulement, pour être en adéquation avec vous-même de traduire le nom de votre groupe dans la langue que vous maitriser et que vous servez aujourd’hui et nous dire dorénavant :

« …E’thaoura n’est pas fauché, ils sont tous diplômés et travaillent lhamdou allah, ils veulent juste, comme El ikhouane d’armes des années 70, avoir leur part du baqlawa »…

Avec beaucoup de rancune et sans hypocrisie aucune, yematwen ad teddu hafi, ma d yemma ur mazal ad teddu haffi di tmurt is.

Tawes d’Alger

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