Autonomie de la Kabylie : demain se construit aujourd’hui

L’appel à l’autonomie de la Kabylie fêtera, bientôt (dans cinq mois), son cinquième anniversaire.

Les usages en cours, s’agissant, des événements importants qui comptent dans l’histoire des peuples, sont célébrés une fois chaque anniversaire. Cependant et pour leur donner une marque plus significative et pour mieux marquer les mémoires, souvent oublieuses, ces mêmes usages veulent qu’on y revienne plus largement tous les cinq ans.

Justement, l’appel à l’autonomie de la Kabylie fêtera, bientôt (dans cinq mois), son cinquième anniversaire. C’est pour cette raison que j’ai recouru à ce slogan publicitaire « demain se construit aujourd’hui » pour annoncer cet événement et déclarer qu’il n’est pas trop tôt pour songer à le préparer comme il se doit, non pas par le seul MAK mais par toutes les personnes et les entités qui s’inscrivent et se reconnaissent dans ce projet pour la Kabylie.

Ce cinquième anniversaire doit être une occasion pour les retrouvailles de la famille kabyle non pas pour festoyer, mais pour mesurer le chemin parcouru et faire la somme de tout ce qui a pu être réalisé à ce jour. Ainsi il sera plus aisé de recenser les forces et les faiblesses de cette dynamique, née il y a cinq ans de cela, tout comme les succès et les échecs.
En un mot un bilan s’impose à tous pour préparer demain et voir dans quelle direction il convient de poursuivre notre combat et quelle est la nouvelle impulsion à lui donner.

L’ensemble des événements politiques, tant sur la scène locale, nationale et internationale nous soumet à ce travail d’évaluation du passé. Ces mêmes motifs nous conduisent à nous pencher sur les objectifs à nous fixer à l’horizon de la prochaine période quinquennale, c’est-à-dire 2012 (à supposer qu’on l’utilise comme unité de mesure).

Jusqu’à maintenant et pour des raisons diverses, ce travail de prospective n’a pu être accompli. Cela peut, par conséquent, expliquer cette insuffisance de résultats durant cette courte ou longue période (c’est selon).

Il est important de repenser la méthode d’approche de cette question d’autonomie, qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui. Elle est, en effet, caractérisée par un manque flagrant de lisibilité pour les citoyens que nous sommes. C’est d’autant plus important que la population kabyle n’est pas à sa première déception par les (ou des) siens.

Pour revenir à ce prochain anniversaire (le cinquième), il ne serait pas inopportun de réfléchir sur la constitution d’un groupe (commission) qui planchera sur les préparatifs de cet événement et qui doit comprendre des individualités les plus représentatives que compte cette mouvance autonomiste. Il (ce groupe) aura à esquisser un schéma de ce que devrait être l’ordre du jour le moment venu, ceci, après une synthèse des propositions qui seront émises par les uns et les autres.

Aujourd’hui tous les acteurs et aussi divers soient leurs domaines d’activité, sont tenus par l’obligation de résultat. Chacun en fonction de ses moyens et à partir de son poste doit faire état de ses résultats en les justifiant, preuve à l’appui.

Désormais, cette règle doit être la nôtre notamment quand il est question du devenir d’un peuple.

Le temps passe vite et les événements s’accélèrent.
Demain, c’est peut-être déjà trop tard.

Le 11/01/2006

A. Nat Zikki

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