Banu Hilal et pillage

Les Banu Hilal existent toujours en Algérie ! Nul besoin de se référer aux livres d’Histoire pour les reconnaître. Il suffit de bien connaître son pays. Leur comportement prédateur est le même depuis des siècles. Ils abhorrent le travail et passe leur temps à attendre “rezq min Allah“. Rezq Allah est bien sûr la propriété des autres. Celle qu’ils ont de tout temps convoitée. Comme ils ne peuvent être créateurs de richesses, alors ils s’approprient celles des autres qu’ils légitiment par des considérations de différences rituelles.

Les événements périodiques de Berriane sont là pour témoigner que les Banu Hillal existent bel et bien en Algérie. Avant l’indépendance du pays, ils habitaient dans des tentes en plein désert et migraient constamment. Mais il arrivait que certains d’entre eux soient admis dans la ville où ils travaillaient comme saisonniers dans les oasis Mzab. Ils faisaient de la récolte de dattes sous le regard scrutateur des autochtones car de nature voleurs. La nuit, ils dormaient à la périphérie de Aghrem (la ville) dans des tentes aménagées juste pour la circonstance de leur travail saisonnier. Mais le besoin permanent de main d’œuvre a fait que certains d’entre eux s’installèrent durablement dans la région avec même l’autorisation locale de construire une mosquée dans un terrain privé que la communauté Mzab a mis à leur disposition et dont l’architecture se différencie de celle des Mozabites qui est berbère.

Au début tout le monde vivaient dans une bonne ambiance et ce malgré la disparition mystérieuse de quelques récoltes et matériel agricole que les autochtones constataient quotidiennement. L’indépendance du pays « acquise » et Boumediene encouragea la sédentarisation des bédouins du désert dans un endroit aménagé spécialement pour eux, Kef Hammouda ! Ce quartier porte viscéralement l’empreinte hilalienne de ces habitants. D’abord, il se différencie par la saleté des lieux et l’inexistence de toute forme d’architecture. Des boites de parpaings entassées l’une à côté de l’autre. C’est à croire que c’est construit négligemment, à la hâte et juste pour les abriter du froid et de la chaleur. Des espèces d’habitation de fortune, de passage. Juste pour un moment, le temps d’aller un jour ailleurs.

La majorité des jeunes de ce quartier ne travaillent pas. Profondément arabisés, ils sont comme hypnotisés dans leur lieu de naissance. Ils passent leur temps partagé entre la consommation du thé et la mosquée. C’est quand même incroyable que tous les jeunes du quartier mozabites travaillent et s’en sortent à merveille pendant que ceux du quartier d’en face poireautent ! Mais, redoutables qu’ils sont, ils ne se gênent nullement pour s’attaquer aux Amazighs mozabites pour s’accaparer leur richesses sous le cri d’appel de guerre « damouhoum, charafouhoum, nissaâouhoum, amoilouhoum, …halal  ! » [1]

A cette véritable razzia cyclique, ce ne sont jamais des prétextes qui manquent. Il y a d’abord le fait que les autres sont d’un rite différent (le kharidjisme) qu’ils considèrent comme une forme d’apostasie musulmane. « Ils ont tué Ali  » brandissent-ils dans leur soif du sang berbère. Ou encore « Nous sommes les premiers habitants de Berriane. Alors toutes ses richesses sont à nous. ».

Leur aveuglement dans la quête désespérée d’une identité locale les a poussé jusqu’à détruire les rares gravures rupestres de la région croyant arriver à effacer toute trace de l’identité amazigh. Leur œuvre de destruction de tout repère identitaire autre que le leur, est malheureusement permise et même incitée par la politique islam-nationaliste du FLN.

Un internaute qui signe Preuve que nous remercions.

Notes

[1traduction « leur sang, leur honneur, leurs femmes, leurs richesses,… sont hallal  ! ».

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire