Culte de la personnalité et liberté de se taire

Le changement dans la continuité

C’est, du moins, le message que semblent envoyer les organisations politiques d’essence kabyle à l’opinion en général et à ceux qui osent avoir une vision différente ou, pire, opposée aux différents chefs et pas seulement, puisque même les autres acteurs, notamment certains chanteurs, semblent, de plus en plus, allergiques aux critiques, préférant les congratulations et les « honneurs » d’où qu’ils viennent, fussent-ils de ceux qu’ils ont longtemps descendus dans leurs chansons ; l’éthique, le gain et l’autosuffisance ayant installé, depuis fort longtemps, leur QG dans leurs esprits.

Intimidations, injures, pressions, menaces, anathèmes… voilà à quoi est réduite, aujourd’hui, l’action et la communication du militant, du responsable, de l’élu, voire même de la structure politique dans son ensemble à l’égard de toute voix discordante, de toute opinion divergente et de toute amorce d’un débat contradictoire. Déliquescence de ces partis ? Absence de formation politique ? Absence de débat démocratique et contradictoire à l’intérieur même de ces sigles qui sont nés pourtant pour la démocratie avec ses corollaires que sont la transparence, la liberté d’expression… ? Calquage psychotique, par dépit, des difformités d’un régime mortifère qui semble avoir su s’en sortir (pour l’instant) de l’action de tous les mouvements contestataires, organisés ou pas ? Carriérisme/opportunisme des apparatchiks qui ont fait fuir l’essentiel des troupes ?… Il y a, probablement, tout ça à la fois, voire d’autres éléments encore, qu’il serait long d’énumérer ici pour expliquer, à quelques exceptions près, l’enlisement de notre militance Kabyle dans une médiocrité ahurissante et dans une attitude réactionnaire qui, pour le moins, inconciliables avec les objectifs avoués et les principes fondateurs de notre action politique.

Ainsi et sans exagération aucune (certains soupçonneront en moi une sorte de mégalomanie, d’autres l’ont déjà fait !) après avoir subis de véritables compagnes de dénigrement menées en catimini, de bouche à oreille et bien entendu derrière mon dos, après des attaques et des outrages sentant l’odeur de menaces et de pressions de la part de militants, élus et cadres appartenant aussi bien à mon ex parti, dans lequel je ne suis plus structuré depuis 2005, où je n’ai jamais eu une responsabilité quelconque et où, depuis quelques années et jusqu’à ma démission officielle (1), je passais quand même pour être un “emmerdeur” (!), appartenant aussi aux autres courants (FFS, MAK, Archs…) qu’à une certaine caste de chanteurs de basse-cour, voilà qu’après une invitation sur Facebook qui m’a été transmise de leur part, il y a quelques jours, le MAK Tizi-Ouzou m’envoie ce message (voir image).

Il va sans dire que je ne suis pas dupe pour ne pas prendre au sérieux ce genre de chantage à peine voilé, j’en connais un bout, mais en même temps, je sais que parmi les militants du MAK, il y en aura, heureusement, ceux, que ces agissements intégristes, offusqueront. En même temps, s’agissant d’un sigle (MAK Tizi-Ouzou) qui, authentique soit-il ou simple imposture, engage moralement et politiquement tout le MAK et donc le GPK.

J’y reviendrai ultérieurement sur cette décomposition politique qui évacue l’éthique, la transparence, les valeurs démocratiques et le débat contradictoire au sein de nos structures politiques, par la violence, certes verbale présentement mais… ne sont-ce pas les signes avant-coureurs d’un probable enlisement périlleux dans une logique de violence fratricide à grande échelle qui se dessine sous nos fenêtres sans même nous en rendre compte ? N’est-il pas opportun d’y voir une similarité frappante avec les marques de balbutiement propres à toutes les dérives totalitaires aux conséquences imprévisibles ? Pour le moment, je laisse cette image dire ce que je ne saurais dire moi-même :

Allas Di Tlelli

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