Déclaration des Femmes Touarègues réfugiées à Ouagadougou

Nous mettons en ligne cette déclaration mais il y a une erreur de taille dans leur 4e « considérant » !

Nous nous demandons si la signataire ne serait pas celle qui a déclaré en janvier 2007, à propos de Khaddafi :

Témoignage de Fadimata Walet Oumar : « Nous les femmes avons été reçues plusieurs fois avec les plus grands honneurs par notre père Mouammar Kadhafi. Lors de notre dernière rencontre, en septembre 2006, sa première parole fut la paix. Puis, il nous a dit qu’il était venu au Mali pour contribuer au développement du Nord et de l’ensemble du pays. Mais malheureusement, il y a eu les attaques de Kidal et Ménaka contre toute imagination de sa part. Nous lui avons répondu avoir été également surprises par ces événements survenus au moment où toutes les populations du Nord reprenaient espoir dans le cadre de la paix et du développement. Nous nous sommes démarquées des insurgés du 23 mai qui ne sont qu’une petite portion d’hommes qui ont agi dans leur intérêt personnel. Mais le Guide était fâché contre tous les touaregs. Nous avons pleuré à chaudes larmes pour le faire fléchir car, nous les femmes et les enfants, nous avons été victimes d’une situation dont nous ignorons tout et que nous ne cautionnons pas. Kadhafi a enfin accepté avant de nous réaffirmer que son objectif, c’est de nous aider afin que le Mali se stabilise pour que les nombreux touaregs du pays en Libye ou ailleurs puissent regagner leur bercail ».

Si c’est la cas comment pouvons-nous prendre au sérieux la déclaration, que nous venons de recevoir ?


Considérant la situation qui prévaut dans l’Azawad

  • Considérant le rôle prépondérant de la femme dans la société touarègue (rôle de mère d’éducatrice, de socle de la société, gardienne de la culture)
  • Considérant que la société touarègue est a 100% musulmane depuis l’avènement de l’Islam en Afrique
  • Considérant que l’islam est une religion de tolérance, de paix et d’amour
  • Considérant la participation effective de la femme Touarègue dans la vie sociale : tâches quotidiennes du foyer, conduite des animaux aux pâturages, recherche de l’eau et du bois, commerce et autres
  • Considérant le nombre élevé de femmes, chefs de famille
  • Considérant notre amour particulier pour la patrie, notre culture et notre histoire Nous, femmes de l’Azawad, réfugiées au Burkina Faso,
  • Rejetons toutes fusions, association du MNLA avec Ançar dine et les autres groupes intégristes
  • Rejetons la menace intégriste sur notre vie de tous les jours, une menace pour notre culture de tolérance et d’ouverture
  • Rejetons toutes interventions militaires étrangères (CEDEAO, UA) de quelque nature qu’elle soit dans l’Azawad
  • Préconisons le dialogue entre les fils du même pays dans le cadre d’un règlement de conflit afin que cesse le cycle de violence et d’exil
  • Exigeons l’implication des femmes à tous les stades de concertations et de négociations
  • Exigeons la libération de toutes les femmes détenues dans l’Azawad
  • Lançons un cri de cœur pour la libération de Rossella Hury
  • Félicitons toutes les bonnes volontés morales et physiques qui ont aidé les réfugiés du Burkina, du Niger, de la Mauritanie et de l’Algérie pour l’accueil desdites populations
  • Remercions les gouvernements des pays voisins de l’Azawad pour l’attention particulière qu’ils ont apportée aux réfugiés.
  • Demandons l’implication effective de la Coordination Humanitaire des Nations Unies (OCHA), pour une analyse réelle de la question Touarègue aux organes compétents du Système de Nations Unies (SNU)
  • Lançons un appel aux Organisations internationales pour l’ouverture d’un corridor humanitaire pour les femmes et les enfants des populations déplacées à l’intérieur de l’Azawad, abandonnées à elles-mêmes

Le 07 Juin 2012

La présidente des femmes réfugiées à Ouagadougou

Fadimata Walet Oumar

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