Démocratie, totalitarisme et liberté d’opinion

Pour compenser l’inactivité passagère du GPK, qui risque d’être effacé des mémoires des jeunes générations, nous remettons en ligne les aventures épiques de Don Aqecut qui ont fait nos plus glorieuses pages d’histoire. De quoi animer, au coin du feu, nos rudes soirées d’hiver.

Beaucoup d’articles ont été effacés par un « gentil administrateur » à qui nous avions accordé notre confiance.

Il n’est jamais très agréable de se rendre compte de ses erreurs de jugement. Il est plus difficile et douloureux d’être trahi par ceux que l’on croit proches.

Vous me direz il n’y a pas mort d’homme si des articles disparaissent mais quid de la liberté d’opinion ?

Un politique, quel que soit sont parti, doit accepter les critiques ou changer de métier. Ce n’est pas en taxant de DRS ou de KDS ceux qui n’applaudissent pas à leurs inepties que la lumière jaillira au sein de leur mouvement.

Dans la normalité des pays démocrates les politiques ont pour vocation de proposer des solutions, les médias doivent donner leur avis et non le contraire. Nous dénonçons et critiquons sans être dans l’obligation d’apporter une solution aux problèmes kabyles. Reproduire un régime autoritaire dans un parti qui se prétend démocrate pose problème.

Lorsqu’on choisit un candidat parmi d’autres, c’est que l’on considère qu’il saura gouverner et administrer notre communauté de la manière la plus efficace possible. Ce n’est malheureusement le cas des partis kabyles où la seule pensée autorisée est celle du « chef » autoproclamé à vie.

Les règles de la démocratie ne permettent pas à un seul homme de détenir le pouvoir puisqu’une telle règle est le propre des régimes tyranniques.

Le citoyen doit questionner pour savoir si la politique et le politique sont tous deux démocratiques, ou si la politique ne fait que dissimuler un politique oligarchique sous un verni démocratique. Il faut, comme le disait Nietzsche :

« questionner à coup de marteau, et, qui sait, percevoir pour toute réponse ce fameux « son creux » qui indique des entrailles pleines de vents ». [1].

Geneviève Harland

Notes

[1Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles

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