Don Aqecut serait-il tombé dans un guet-apens ?

Suite aux échos donnés par la presse à l’agression perpétrée contre M. Akchout, le 12 mai dernier à la Maison de la culture Mouloud Mammeri, devant des agents de police restés inertes, nous avons reçu de nombreuses lettres inquiètes de serviteurs de Don Aqecut qui ont cru à une attaque contre leur idole rentrée incognito en Kabylie comme il leur avait été promis.

Ces serviteurs sont convaincus qu’il s’agit là de l’exécution différée du plan de Tunis fomenté contre Don Aqecut et qu’il avait déjoué « grâce à son sixième sens » comme l’avait expliqué l’agence Siwel en son temps.

Nous opposons un démenti formel aux allégations pernicieuses visant à établir un lien quelconque entre Khaled Akchout, ancien directeur de radio Soummam, vulgaire journaliste victime de l’agression et Don Aqecut d’Illula.

Comme l’atteste notre équipe chargée de suivre Don Aqecut et d’informer nos internautes des développements des aventures de notre héros, nous affirmons catégoriquement que Don Aqecut était à Paris, en France, au moment au Khaled Akchout se faisait rosser à Tizi-Ouzou par des Kabyles.

Afin de ne plus créer de fausses alertes et semer inutilement le désordre dans les chaumières kabyles, nous invitons M. Khaled Akchout à changer au plus vite de nom en prenant attache avec les services d’état-civil compétents.

Sophie Lozoff


Agression Khaled Akcout : Source DNAChargé d’un projet de radio dans la wilaya de Tizi Ouzou, le journaliste Khaled Akchout a été agressé physiquement mercredi 11 mai sur son lieu de travail par deux hommes. L’agression s’est déroulée dans le bureau provisoire qu’occupe Khaled au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri, sous les yeux « de cinq agents de sécurité » qui n’ont pas bronché. Atteinte d’un traumatisme cervical, la victime a déposé plainte contre ses agresseurs et dénonce la « non assistance à personne en danger. » DNA a recueilli son témoignage.

Il est presque 10 heures ce mercredi 11 mai et le journaliste Khaled Akchout se trouve dans son bureau provisoire au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri au centre de la ville. « Deux hommes, habitant un quartier dit ’Million’ limitrophe au siège de la radio et celui de la maison de la culture, se sont présentés dans mon bureau pour demander du travail, comme agent de sécurité ou chauffeur. Je leur explique que le recrutement n’a pas encore démarré et que la radio est toujours en chantier », raconte M. Akchout.

Les deux hommes, qui ne sont pas à leur première « visite », reviennent à la charge. « Ils insistent sur le fait que les habitants de la Cité ‘’Million’’ sont prioritaires pour les postes emploi au niveau de la future radio », se souvient notre interlocuteur.

Khaled tente une autre explication pour les convaincre. « Je leur explique encore que la radio ne recrute pas selon des quotas de quartiers », dit-il. Visiblement, non satisfaits, les visiteurs quittent les lieux.

Pas pour longtemps. Une demi-heure s’écoule. Les deux jeunes, munis d’armes blanches et d’une bombe lacrymogène, déboulent dans le bureau du journaliste. « On est dans le couloir. Ils commencent à proférer des insultes et menacent d’incendier la radio et de m’empêcher d’y accéder. »

La situation dégénère vite. Les assaillants passent à l’acte. « Ils m’agressent physiquement. Je reçois des coups de pieds en plein poitrine. L’un deux tente même de m’assener un coup de couteau », confie cet ancien directeur de radio Soummam.

Fait intriguant, l’agression a lieu sans que les agents de sécurité de la maison de la culture ne réagissent. « Il y a cinq agents de sécurité au niveau à la maison de la culture. Ils les ont laissé faire. On dirait qu’il y a eu complicité. Je n’ai rien compris », peste le journaliste, en s’interrogeant sur l’impassibilité des agents. « Pourquoi les agents de la maison de la Culture que préside Ould Ali El-Hadi n’ont pas intervenu ? »

Pour Khaled kchout, ceci porte un nom : « non assistance à personne en danger ».

Un médecin légiste qui a diagnostiqué « un traumatisme cervical » lui a prescrit un arrêt de travail de 15 jours. Le journaliste a déposé plainte auprès des services de sécurité qui ont ouvert une enquête.

« Il faut que cela cesse. C’est intolérable qu’on en arrive à ce stade de dérapages », s’offusque-t-il.

Dans un communiqué rendu public jeudi 12 mai, le Syndicat National des Journalistes (SNJ) algérien dénonce une « lâche agression » contre Khaled Akchout sur son lieu de travail, « sans qu’aucun des agents de sécurité de l’établissement en question n’ait daigné intervenir. »

Le SNJ appelle les autorités à intervenir contre les agresseurs et à assurer la sécurité du journaliste et de ses proches.

Propos recueillis par Sabrina Boubekeur Dernières nouvelles d’Algérie mardi 24 mai 2011

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