Droit de réponse

Suite aux réactions des uns et des autres au bas de la vidéo de l’intervention de l’ex député algérienne L. Hadj Arab publiée en ce moment même sur notre site, des amis m’ont informé qu’une dame, sans me nommer entièrement, m’attaquait avec une rare violence.

Après lecture de tous les commentaires, j’ai réalisé que, n’ayant pas publié de commentaires, rien ne m’obligeait à intervenir puisque personne ne m’a cité nommément. Seulement voilà, ayant lu d’abord un nom, puis une allusion à ma commune d’origine, ensuite un prénom et enfin l’histoire du drapeau berbère interdit à Tizi par le RCD lors de la marche de la CNCD et le fait de revenir sans cesse sur les « anciens » du RCD qui, dans l’esprit de certaines « voix de son maître » sont tous (tes) et sans exception, des « exclus », amplifiant de ce fait un autisme chronique par lequel on continue, obstinément de cultiver le déni de réalité par lequel on tente vainement de faire croire ce que personne ne croit plus désormais, à savoir que les milliers de militants qui ont abandonné cette pseudo opposition (opposition interkabyles peut-être ou opposition à toute voix discordante sûrement) auraient tous et toutes été exclus et aucun (e) n’a démissionné ! Ce qui est, de toute évidence, invraisemblable, mais sachant l’autisme qui y fait rage, rien d’étonnant en soi…

Ainsi donc, ces quatre (04) éléments itératifs qui se retrouvent étrangement en ma personne, me poussent à apporter ces quelques mots en guise de réponse à cette dame qui ne me connait pas, que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam mais qui m’insulte et me dénigre sans avoir le courage de me nommer entièrement et elle ose douter de mon courage, voire se poser en championne de la bravoure alors même qu’elle ne cesse de colporter, ici, des ragots dont elle n’a pas la moindre preuve, ruminant seulement ce qui se raconte en intra-muros, entre des apparatchiks carriéristes qui ont pris en otage cette d’opposition pour en faire un domaine de clans et de castes et donc d’intérêts personnels qu’il faudrait impérativement protéger en recourant systématiquement à l’anathème et au mensonge pour tenter de détruire ceux qui ont claqué la porte en disant « non » aux reniements et à l’opportunisme primaire qui y sévit…le peuple n’écoute plus ces ragots qui ne datent pas d’aujourd’hui, Matoub, entre autres, en avait subit sa part de son vivant. Ceux qui reprennent à leur compte ce genre de balivernes sans qu’ils n’aient eu à connaitre ni les « anciens » ni les faits, doivent avoir quelques problèmes avec leur propre conception de la dignité mais, cela est déjà un autre sujet…

Ces quatre éléments rassemblés, pourraient bien m’être destinés, d’où mon envie de réagir même si ça fait une éternité que j’ai cessé de polémiquer sur les forums bien que, certains, dans leur panique, continuent de me voir derrière chaque critique visant leurs petites chapelles partisanes qui ne survivent qu’en devenant des strates du système qu’elles prétendent combattre en s’inscrivant dans les limites institutionnelles dessinées par ce même système pour sa propre survie ! Sinon, étant justement sur le terrain de ma Kabylie, celle des petites gens (qui sont à mille lieues de ces polémiques inutiles bien que certaines vérités méritent amplement d’y être gravées pour plus tard) et non celles (les petites gens NDL) des opposants de pacotilles qui, en mal de popularité ; puisque incapables, comme dans les années 90, de rafler les APC de Kabylie où ils n’arrivent même plus à prendre au-delà de deux (02) ou trois (03) assemblées locales sans recourir systématiquement à des alliances avec le FLN ou le RND, sachant que la majorité écrasante des assemblées locales élues leur échappent depuis les magouilles des uns lors des événements de 2001 et les « noces » des autres lors des premières années du règne du nain… tout ceci, au profit des organisations du pouvoir (retour du FLN qui a été totalement chassé de Kabylie durant les années 90, apparition du RND, incubation des islamistes du Hamas qui a réussi, pour la première fois, à placer quatre élus dans quatre municipalités kabyles. A titre d’exemple, le seul élu islamiste à l’APC des Ouadhias n’a dû son « passage » qu’au vote des militaires et autres gendarmes, tous arabes, stationnés dans la région et qui se retrouve au poste d’adjoint-maire grâce au FFS local qui a préféré s’allier avec le diable (1 élu islamiste, 1 RND, 1 FLN). A Agouni Gueghrane, là aussi, le seul élu islamiste n’avait dû son émergence dans l’exécutif de l’APC locale, qu’au soutien de la tête de liste du RCD qui en fut exclu en 2008 avant d’être réintégré en raison du manque d’effectif militant dans cette commune, pour se retrouver, encore en 2012, tête de liste ! …), au profit également des pseudos indépendants (crier sur tous les toits son indépendance, comme cette dame le fait ici, n’est pas gage d’authenticité, bien au contraire…) et, comble de l’échec cuisant de cette opposition kabyle qui se veut nationale au prix de multiples reniements qui sont un secret de polichinelle et au conséquence d’un autisme (refusant obstinément d’admettre ses propres échecs envers et contre tout) qui semble irréversible, certaines assemblées locales ont carrément basculé dans le giron de partis qui furent, il n’y pas longtemps, quasi inexistants sur la scène kabyle !

Par rapport aux insinuations malveillantes dont j’ai été la cible, bien que je regrette de devoir imposer tout cela et malgré moi à nos lecteurs et tout en refusant de suivre un certain raisonnement qui tente de réduire un débat éminemment politique à des considérations d’ordre personnel, le débat étant pour moi, celui des idées et des faits et non des personnes quelles qu’elles soient, je réitère ici les mêmes éléments palpables et vérifiables par tout un chacun.

De prime abord, je me réjouis que dans cette opposition sommaire, on ose exprimer enfin de l’admiration et du soutien à notre Marie qui, pourtant, y a été et continue d’ailleurs de l’être, toujours en intra-muros, l’objet de calomnies de tout genre et elle en sait quelque chose elle-même. En réalité, même si je m’étonne quelque peu qu’elle ait pu avoir de l’admiration pour cette « intervention-mise-en-scène » de l’ex député, pour la simple raison qu’on ne juge pas un politique sur l’artifice d’une intervention de circonstance (après des ratages politiques multiples) et dans l’enceinte de cette assemblée régionale (APW) totalement soumise à l’autorité du ministère de l’intérieur, une assemblée qui n’a rien apporté au peuple ni sous le règne de la coalition du FFS-FLN (2002-2007) ni sous la gestion précédente bis de la coalition RCD-RND (2007-2012) et qui n’apportera rien avec l’actuelle coalition FFS-FLN… ; chaque alliance contre-nature ne faisant que précipiter ces sigles d’origine kabyle dans les abysses de l’impopularité grandissante et du rejet populaire qui se confirme à chaque échéance électorale et à chaque événement majeur qui montre et démontre l’insondable dimension du désaveu populaire qu’on refuse, une fois encore, de voir et d’admettre, soutenant mordicus le contraire, tout en s’enfonçant dans une sorte de schizophrénie sectaire collective. Et d’ailleurs, si des brebis de la bergerie, appréciant d’être soubattues par leurs gourous d’apparatchiks, découvrent soudainement un penchant chaleureux envers notre Marie, c’est loin d’être sincère et gratuit, la seule et l’unique raison étant que Marie est la seule qui produit des articles contre Ferhat Mehenni qui bouscule la carte politique en Kabylie, qui dérange cette soi-disant opposition qui voit en l’évidente montée du MAK, la principale menace à sa survie (en Kabylie) pendant que l’islamisme et les partis du pouvoir s’y engouffrent et s’y répandent en toute quiétude, souvent en s’appuyant même sur ces partis jadis kabyles à travers, entre autres, des alliances dans les assemblées locales élues.

Pour le reste des commérages, je n’ai jamais contracté le moindre crédit. D’abord, si c’était le cas, me le reprocher est suffisant pour démontrer, si besoin est, le mépris qu’ont ces « opposants en quête d’argent et obsédés par des ambitions personnelles insatiables » des difficultés dans lesquelles vivent la majorité des Kabyles. Aussi, quand bien même je l’aurais contracté, cela ne remettrait en aucun cas mon intégrité et ma probité en question et ce, contrairement à des pseudos opposants à un régime qu’ils qualifient pourtant, dans des discours à la carte on ne peut plus opportunistes, de « dictature et de criminel » et qui acceptent quand même, comble de la perversité politique, de siéger dans une Assemblée nationale fantoche où la langue kabyle est bannie ou folklorisée, l’unique langue admise étant l’arabe, une APN qui a servi (et qui sert toujours) de béquille à ce même régime et de maquilleuse au pire acte de violation de la démocratie ; le coup d’État (12 novembre 2008) ayant permis au nain de s’octroyer un 3ème mandat… une assemblée corruptrice, véritable levier du régime en place, qui, bien que « dictatorial et criminel » n’a pas été moins généreux, financièrement parlant, envers son opposition-maison ! Une dictature qui rémunère ses opposants, il faut le faire et surtout le croire car ça n’arrive qu’en Algérie ! Qu’à cela ne tienne, c’est toujours le simple militant qui n’a ni relais, ni machine de propagande, ni rémunération du pouvoir… qui est douteux et donc calomnié parce qu’il refuse de continuer de servir de marchepied à des carriéristes sans scrupules et de marcher dans une direction qui ne sert ni la Kabylie, ni la démocratie, mais uniquement les intérêts restreints aux groupuscules et, par voie de conséquence, au régime arabo-islamiste en place.

En outre, dans ma propre commune où, sans moi, le RCD aurait disparu depuis longtemps et c’est vérifiable sur place, dans mon propre village et ailleurs, mon image est saine, même beaucoup plus saine que la majorité de ceux qui ont pris en otage ces partis qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. A cet effet, j’exhorte cette dame qui se lâche sans même se respecter elle-même, à s’y rendre et à vérifier d’elle-même le contraire de ce qu’elle apprend à mon sujet au niveau des bureaux régionaux de son parti, à Alger et à Tizi-Ouzou. Mieux, dans mon village, frappé durement en 2008 par la rage, j’avais moi-même informé le BR de Tizi-Ouzou et individuellement tous les députés sauf un seul. J’avais aussi insisté pour qu’une délégation d’élus et de responsables y vienne pour soutenir la population dans cette dure épreuve, ce qui a été fait mais difficilement et tardivement d’ailleurs (le site officiel du RCD en avait parlé). Sauf qu’en guise de soutien, les victimes ont eu droit, de la part de 02 députés dont Mme Lila Hadj Arab (pour qui j’ai sincèrement du respect en tant que femme et pour la militante qu’elle fut dans sa jeunesse) d’un sénateur et d’une élue à l’APW de Tizi qui constituaient cette délégation, à des promesses qui n’ont jamais été tenues à ce jour. De ces députés d’alors, sur-rémunérés et gavés de pognon par une dictature généreuse, n’est-ce pas, les victimes ont eu droit, tenez-vous bien, à une enveloppe de… 6000 misérables dinars (60 Euros) qui m’a été confiée et que j’avais remise en mains propres aux Boudjema Mohd Arav, l’une des familles victimes de la rage. Là encore, cela peut se vérifier sur place et par la même occasion, tâter le sentiment de déception et de mépris, encore vivaces, que cette famille et à travers elle, les 2 autres, a ressenti en recevant de la part de députés et d’un parti qui gérait en même temps l’assemblée régionale (APW) de Tizi-Ouzou, cette modique somme pour un drame qui a connu mort d’homme.

Concernant aussi cette nouveauté ayant trait à cette étrange dette envers le « parti » qu’on me sort aujourd’hui pour la première fois, c’est à croire que toute l’énergie d’un parti serait investie dans l’invention des potins du quartier contre tout Kabyle qui dénonce, peu ou proue, sa dérive ! Ainsi et à travers cette dame qui ne me connait pas et que je n’ai jamais rencontrée ni connue, je ne demande qu’une seule chose, non pas à cette dame qui ne fait que colporter ce qu’elle a entendu mais à ceux qui la poussent dans cette posture peu honorable pour elle : Chiche, organisons un débat public, une confrontation publique et tout ce qu’on veut, nous parlerons dette et gestion opaque de l’argent du parti et on verra si le RCD me doit de l’argent et le doit à beaucoup d’autres ou si c’est moi qui le lui dois. Sinon, sur les forums virtuels, sur le web et sans citer entièrement mon nom afin d’éviter que je puisse porter mes détracteurs devant la justice pour diffamation où ils pourront étaler toute l’ignominie de leurs ragots, personne n’est dupe pour accorder le moindre crédit à des chauvins sans scrupules qui agissent pour le compte d’autres personnes, préférant cette bassesse d’être le « nègre » (dans le sens littéraire du terme), à la hauteur du débat d’idées et des éléments factuels.

Enfin, pour le fait d’assumer mes critiques, je n’ai aucune leçons à recevoir de ces « gens-là ». Cependant, il y a lieu de rappeler que mes critiques ne datent ni d’aujourd’hui, ni d’hier. Je le faisais depuis au moins 1999 lorsque j’avais refusé de voter pour « la concorde civile » de Bouteflika que le RCD avait soutenu en appelant à voter pour et ce, cinq (05) mois seulement après avoir boycotté « la dernière fraude du siècle » qui avait coopté le même nain à la Présidence. Depuis, mes critiques ont été publiques et pleinement assumées, dans les réunions et les rassemblements de militants, notamment ceux ayant eu lieu au bâtiment bleu où, à titre d’exemple, avant la mascarade des élections présidentielles de 2004, j’avais critiqué, en présence de Sadi lui-même qui m’avait répondu brutalement, les yeux doux qu’il faisait au FFS et le fossé qui séparait le parti des citoyens et que personne ne voulait admettre… Puis, voyant que l’écoute faisait défaut et le mépris une constante, j’ai porté mes critiques dans la presse dont une longue analyse critique publiée dans plusieurs quotidiens dont El Watan et Algérie News.

Désolé d’avoir été aussi long

Salutations kabyles et laïques.

Allas DI TLELLI

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