Enfants briseurs de cailloux

Au Burkina Faso, 60% des enfants ne vont pas à l’école. Le matin, ils prennent souvent le chemin de la mine pour casser des pierres de granit. Un travail pénible dans des conditions dangereuses pour seulement quelques euros par jour.

Le soleil vient de se lever au-dessus de Ouagadougou, au Burkina Faso, et de sa grande carrière de granit. Certains travailleurs sont déjà là en pleine activité. Armel Bationo arrive lui sur sa bicyclette, un peu avant sept heures. Et comme tous les jours, il va prendre sa place : tout au fond du trou de la carrière. Commencer par casser la grosse pierre, c’est le travail le plus dur pour Armel Bationo. Il prend ensuite un pilon en acier pour taper encore et faire des morceaux plus petits. Le tout pour quatre euros par jour. Un salaire correct au Burkina Faso.

Une odeur insoutenable

Armel est aujourd’hui âgé de 15 ans. Il a passé cinq années dans la carrière de granit. Les briseurs de cailloux maintiennent le rythme dans une odeur insoutenable. Pour attendrir la roche, les travailleurs brûlent ici des pneumatiques recouverts de terre. « Ce n’est pas bon pour la santé, mais nous n’avons pas le choix. C’est toujours mieux que d’aller voler« , explique Maxime Sidibé, travailleur sur la carrière de granit.

France info

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