Être comme l’âne de Buridan

L’expression “être comme l’âne de Buridan” signifie « être indécis. Hésiter entre deux parties et ne pas choisir » fait référence à une fable que l’on attribue au philosophe médiéval Jean Buridan (1292 – 1363), philosophe français, docteur scolastique, fut l’instigateur du scepticisme religieux en Europe. Son nom est plus fréquemment connu pour l’expérience de pensée dite de l’âne de Buridan.

Ce serait lors d’un discours, portant sur la difficulté de faire un choix sur le bien qui semble le meilleur, qu’il illustra ses propos par la fable de l’âne. qui, perdu dans le désert, mourait de faim et de soif. Il se retrouve un jour face à deux seaux, l’un d’avoine, l’autre d’eau, placés à égale distance de son museau. L’âne ne sait par lequel commencer. Avait-il soif ou faim ? Cette indécision lui fut fatale. Hésitant affreusement, ne sachant que choisir, entre son picotin d’avoine et son seau d’eau il est mort de faim et de soif, faute de choisir par quoi commencer.

On ne peut, à proprement parler, faire de ce cas de figure un paradoxe logique ; il s’agit plutôt d’un cas d’école de dilemme poussé à l’absurde.

Ce paradoxe inspira Voltaire :

« Connaissez-vous cette histoire frivole
D’un certain âne illustre dans l’école ?
Dans l’écurie on vint lui présenter
Pour son diner deux mesures égales,
De même force, à pareils intervalles ;
Des deux côtés l’âne se vit tenter
Également, et, dressant ses oreilles,
Juste au milieu des deux formes pareilles,
De l’équilibre accomplissant les lois,
Mourut de faim, de peur de faire un choix. »

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