Etre féru de…

Féru : emploi le plus courant : Être féru de quelqu’un ou de quelque chose.
Être pris d’un vif intérêt pour quelqu’un ou quelque chose. Être féru de littérature, de cinéma, de musique autrement dit être mordu, fana (langage familier), passionné… Par exemple vous pouvez dire « je suis féru du site kabyles.net » (vous n’êtes pas obligé !).

Féru n’est autre que le participe passé (employé donc comme adjectif) du verbe férir. Quoi, ça ne vous dit rien ? Mais si voyons, ce verbe n’est certes plus beaucoup usité autrement qu’à l’infinitif (depuis au moins la fin du XVIIe siècle, c’est dire !). Mais vous connaissez la locution : « sans coup férir  » : sans combattre, sans rencontrer de résistance ou de difficulté.

Le rapport entre la passion et le combat ? L’amour bien sûr ! Un brin d’étymologie s’impose : férir vient du latin ferire, frapper. Initialement, féru signifiait être blessé, frappé de quelque chose. Autrefois, féru s’appliquait aux gens. Être féru d’une femme, par exemple, signifiait être éperdument amoureux de ladite personne. De la blessure à l’amour, de l’amour à l’engouement…

(Être) très épris de quelqu’un. Oh ! je l’aime déjà tout plein. J’en suis féru ; mais il me la faut et je l’aurai (GAUTIER, Fracasse, 1863, p. 186).

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