Expressions avec le mot vent

Point de départ Éole, dieu grec des vents, a donné naissance à l’adjectif éolien : moteur éolien, moteur mû par le vent ; voir aussi les éoliennes, moteur à vent que l’on voit dans la campagne.

Éole, le train express régional en construction à Paris, nom choisi pour la vitesse. C’était déjà l’idée du nom “Mistral” (du nom d’un vent violent qui souffle en vallée du Rhône) choisi par la SNCF pour désigner dans les années 60-70 le train le plus rapide qui faisait la ligne Paris Marseille, bien avant les TGV.
D’où :
1) Les expressions avec vent ou vent = vitesse.
aller (filer) comme le vent” = aller très vite. La comparaison “comme le vent” peut s’employer seule.
En coup de vent” = très rapidement employé après des verbes d’action :
entrer, sortir, passer. A rapprocher de l’expression “c’est un courant d’air” en parlant d’une personne qui ne reste pas en place, qui est toujours en mouvement.

Avec l’idée d’avoir le vent favorable en plus : avoir le vent en poupe = être favorisé par les circonstances, être heureux dans ses entreprises : Retour ligne automatique
Terme emprunté à la marine à voile : la poupe = l’arrière, d’où l’idée d’être poussé par le vent. D’où = bon vent ! = au revoir, allusion au salut des marins qui se souhaitaient bon vent. D’où aussi “quel bon vent vous amène !” : expression pour indiquer que l’on est surpris et content de voir quelqu’un = bon vent est emprunté à la marine.

2) Les expressions avec vent = direction.

ouvert aux quatre vents, à tous les vents” = pour une maison être mal protégée. Les quatre vents = les quatre points cardinaux.
sentir le vent” = être informé de, supputer ce qui va arriver. A rapprocher de l’expression “prendre le vent” = se faire une idée de l’état d’esprit de = image tirée de la chasse : le chien prend le vent, il flaire où se tient le gibier, par le biais de l’odeur transportée par le vent.
sentir le vent tourner” = sentir que la situation est en train d’évoluer (souvent avec l’idée de dégradation).
Être dans le vent : dans les années 60 s’employait pour dire qu’on était dans le coup, au fait de la mode = dans le mouvement, le contraire de à contre-courant. A rapprocher à la même époque de “vague”, la nouvelle vague = même idée de mouvement.

3) Expression où vent = rien, le vide.

C’est du vent” = c’est inutile. “Faire du vent” = se dépenser sans succès (“brasser de l’air“).
Du vent !” = allez-vous-en !
Autant en emporte le vent” = proverbe signifiant = il ne restera rien de tout cela. Cf la complainte de Rutebeuf : “Ce sont amis que vents emportent“. A servi de traduction à “Gone with the wind“, le best-seller de M. Mitchell et au film qu’on en a tiré.

Inutile de fayoter, en pensant avoir le vent en poupe, avec mauvais esprit, en prétextant que je parle de flatulences ici, vous vous prendriez un vent, et je ne vous répliquerais surtout pas quel bon vent t’amène !

Vous vous doutez bien que cette expression vient de la marine à voile. Ceux qui restent à quai ne peuvent que souhaiter un bon vent à ceux qui partent naviguer en mer pour que leur voyage soit facile et agréable ; en découle donc, ce “au revoir” attentionné et plaisant.

Mais, étonnamment, c’est une allocution, qui selon l’intonation donnée peut prendre une autre signification, négative cette fois-ci ; l’interlocuteur a intérêt à chercher rapidement le vent favorable à son départ immédiat.

Mieux vaut éviter d’utiliser cette interjection, sans précaution de langage ou d’écrit, car elle risquerait d’être mal interprétée selon le contexte !

Bon vent !

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