Femmes kabyles et tatouages

N’est-il pas temps d’aborder ce sujet de la beauté des femmes et des tatouages, cette pratique qui revient à la mode dans le monde occidental avec paraît-il le nombre des personnes du genre féminin utilisant cet art qui vient de surpasser largement celui des hommes ?

S’il est bien connu que nos femmes kabyles et berbères en général avaient cet art unique de se tatouer comme signe de beauté, il serait bon de rappeler aussi ce vieux proverbe qui dit :

« Ṭicṛeḍ s’iḍamen ! » littéralement « Le tatouage se fait avec du sang » ….pour bien dire « Il faut savoir souffrir pour être belle ».

Sans vouloir aller dans les détails du tatouage en général, il serait bon toutefois de mentionner toutes les distorsions de cet art faites par certains (et je dis bien certains) de nos cousins du royaume Chérifien se proclamant bons Musulmans, qui croient encore que sa majesté Momo VI est un descendant direct du Momo Uno, et qui ont totalement altéré la pratique de cet art, pourtant plus que millénaire, sous prétexte que pour l’islam cette pratique est tout à fait contraire à un principe du Coran, ce livre considéré comme sacré au sujet de l’automutilation, en utilisant le Henné comme alternative de marque, bien plus simple mais en y perdant tout le sens profond de cet art féminin.

Et pourtant, qui ne sait parmi tous ces cousins d’outre Moulaya que nos sœurs Chaouis qui ont considéré et gardé de tout temps cet art dans son originalité et qui ont d’ailleurs de tout temps affirmé “leur” féminité par leur expression bien connue même au-delà des montagnes de l’Aurès :

« Ṭamtuṭ ma ṭicceṛiṭ la ṭamtuṭ ? » Littéralement « Une femme sans tatouage n’est pas une femme ».

Ǝ-Miƨƨ Ṁuḥend Ṻjaεƒer

 

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