Histoire de l’Atlantide – La désertification du Sahara

Vie et croyances des Imazighen (V)

Pour rester dans le rationnel, nous envisageons d’étudier notre « Atlantide » avec un esprit matériel, peu enclin à la poésie.

Vous conviendrez certainement avec moi, que cette partie sera un peu chaotique du fait de ses innombrables interprétations, toutes floues les unes que les autres. Nous avons eu à découvrir durant notre recherche plusieurs littératures plus ou moins d’ordre spéculatif aux quatre coins du monde, à partir d’hypothèses plus ou moins infondées que nous ne traiterons pas ici ce serait trop long. Des destinations tout azimuts ont été évoquées : le pôle sud antarctique, la région des pays nordiques, l’océan atlantique, la Méditerranée, le détroit de Gibraltar, l’Atlas nord-africain appelé plus largement la Libye (Libou). Nous avons eu aussi droit à des thèses bien orientées : religieuse le déluge de l’Ancien Testament ; des philosophes aux rêveurs et autres adeptes de la fiction ; aux justifications coloniales ; aux manipulations racistes ; etc.

Plus haut dans notre étude, nous avions étudié l’origine des Berbères, Atlas comme figure mythologique berbère, son oralité et son écriture très rattachée au peuple guanche (disparu ou dilué pour ce qui reste) et à tout le bassin méditerranéen. Pour mieux comprendre le chaos de la civilisation berbère, nous allons devoir parler de la désertification du Sahara d’où tout est parti. Rappelons brièvement que durant le Paléozoïque et le Mésozoïque, il n’y avait qu’un seul continent appelé Pangée. Ce continent s’est fragmenté pendant le secondaire [1] en deux blocs : Le Gondwana (Continent qui aurait regroupé l’Amérique du Sud, l’Afrique, Madagascar, l’Arabie, l’Inde, l’Australie et l’Antarctique). La Laurasie (Europe, Amérique du Nord, Asie sans l’Inde). Nous pouvons considérer que l’Afrique du Nord appelé Libou (Libye), en ce temps là, fut un territoire en continue de l’Est à l’Ouest jusqu’aux Canaries avant que ce dernier ne se soit détaché de son bloc initial pour s’éclater en 7 îles (Lanzarote et le Tenerife demeurent encore volcaniques en leur centre), au sud avec les Aïthiopie (sic – Hérodote) représentant tous les peuples noirs africains. Bien que les spécialistes avaient privilégié la thèse climatologique, cela n’en demeure pas moins que des catastrophes ont bel et bien eu lieu dans ce territoire autrefois verdoyant.

En effet, de nombreux arguments laissent à penser que l’Afrique du Nord a très certainement été victime d’un impact cosmique d’origine cométaire ou de phénomènes catastrophiques qui se sont produits en 3 phases : l’une il y’a 800.000 ans ; la seconde arriva il y’a environ 200.000 ans ; la troisième eut lieu il y a quelque 11.000 ans, toutes aussi importantes les unes que les autres. On suppose que la dernière pourrait dater du début du Ve millénaire ou même de la fin du VIe millénaire avant J.-C. (autour de la date historique -5000). Plusieurs auteurs sérieux pensent en effet que l’Égypte archaïque était très différente géographiquement de l’Égypte historique, qui commence pratiquement avec Ménès, le pharaon qui vécut vers -3300 et qui fonda la première dynastie. Certains documents semblent indiquer que les premiers Égyptiens venaient de l’ouest de l’Afrique du Nord, d’où ils furent chassés par le cataclysme cosmique, et qu’ils s’intégrèrent avec une seconde ethnie venant du sud de l’Ethiopie, à une population beaucoup plus primitive qui vivait déjà sur les bords du Nil.

Cette migration forcée des pré-Égyptiens nous pousse à soupçonner un impact saharien de grande envergure. Car il est certain que cette zone immense, qui est aujourd’hui le plus grand désert du monde (avec environ 8 millions de kilomètres carrés) et l’un des plus arides, était un territoire fort accueillant et verdoyant, habité dès la haute préhistoire. L’ancien Sahara était baigné par un grand fleuve, le fleuve des Tritons, qui coulait du sud au nord, parallèlement au Nil, et au bord duquel évidemment devaient vivre principalement les populations de l’époque. Le tracé de cet étonnant fleuve fossile, fort important apparemment, a pu être reconstitué avec précision car il a laissé son empreinte indélébile. Le fleuve des Tritons descendait du Hoggar, et après un cours de 2000 km et la traversée de deux lacs importants (lacs Tritonis et Pallas) se jetait dans le golfe de Gabès, qui avait une géographie sensiblement différente de celle d’aujourd’hui.

La désertification du Sahara a toujours étonné les spécialistes des climats par sa rapidité fulgurante, notamment son début, car ensuite les choses s’enchaînent naturellement selon un processus bien connu. On le voit encore de nos jours avec l’avancée catastrophique des sables et le recul parallèle de la vie dans le Sahel. Faire croire que ce sont quelques troupeaux de chèvres et autres animaux domestiques qui ont été la cause de la désertification des huit millions de kilomètres carrés du Sahara est une plaisanterie.

Il est beaucoup plus logique de penser que ce phénomène est dû au départ à un cataclysme naturel. Celui-ci n’a jamais pu être identifié, ni localisé avec précision, car il remonte à plusieurs milliers d’années, mais toutes les mythologies des peuples autochtones et périphériques, du Maroc à l’actuelle Libye (autochtones plusieurs fois millénaires dont l’oralité est l’un des plus grand facteur de l’histoire) parlent de cataclysme cosmique dans leurs contes et légendes. Ce n’est pas pour rien. Nous penchons donc pour l’explosion dans la basse atmosphère, comme en 1908 avec le cataclysme de la Toungouska en Sibérie, d’un objet cométaire ou d’origine cométaire. L’hypothèse Héphaïstos [2] permet maintenant d’envisager sérieusement l’impact d’un des innombrables fragments générés par la désintégration de cet ancien centaure venu il y a quelques dizaines de milliers d’années dans le système solaire intérieur.

Cette explosion dans l’atmosphère serait à la base du processus de désertification. Nous avons vu comment une telle explosion peut rayer toute vie sur plusieurs milliers de kilomètres carrés. Des incendies immenses de forêts, l’absence totale de végétation durant plusieurs années dans une région torride ont des conséquences climatiques et écologiques certaines. Les précipitations s’affaiblissent, la sécheresse s’installe, ce qui accélère ensuite l’ensablement, les fleuves et rivières s’assèchent et la désertification peut ainsi gagner très rapidement du terrain.

Des populations traumatisées

Ce scénario explique fort bien que les habitants de la région sinistrée aient été obligés d’émigrer vers les régions périphériques. Ce fut le cas pour les pré-Égyptiens, mais aussi pour d’autres peuples martyrs, ancêtres des populations actuelles d’Afrique du Nord. D’autre part, cette explosion dans l’atmosphère a pu entraîner une augmentation de la radioactivité (comme dans la région sinistrée de la Toungouska) et des radiations anormales et dangereuses. Le taux de radioactivité locale et régionale a pu dépasser les seuils supportables pour l’organisme humain. De nombreux textes du passé, qui ont été raillés un peu à la légère par des savants ignorant tout de l’impact terrestre, parlent de pollution biologique et même psychique.

Cette pollution biologique a pu déboucher à la fois sur une dégénérescence des cellules (du fait de brûlures et de cancers, notamment de la peau) et à la limite sur une dégénérescence de certaines espèces dans leur ensemble, et sur un gigantisme (noté également dans la région sinistrée de la Toungouska) probablement sans avenir durable. Or de nombreuses légendes parlent d’êtres dégénérés et de géants existant à l’époque protohistorique. Sont-elles tout à fait dénuées de fondement ? Ce n’est pas si sûr. Hésiode et Homère qui vivaient au premier millénaire avant J.-C. parlent encore de géants dégénérés, de Titans, de Cyclopes et autres créatures suspectes.

On sait depuis l’événement de la Toungouska (même si certains chercheurs occidentaux, qui n’ont pas eu accès au site avant les années 1980, le nient avec véhémence), qu’une explosion dans l’atmosphère peut déboucher sur des mutations dans la faune et la flore par suite de radiations. Ce souvenir d’une population de géants, ou même de monstres, qui étonnaient tant les auteurs du monde antique, au point qu’ils ont consigné leur existence dans leurs chroniques et leurs légendes, était peut-être bien basé sur des faits et des observations réels.

L’avenir pourra peut-être confirmer cet impact saharien, le dater avec précision quand on connaîtra mieux le passé des fragments de Héphaïstos, et aussi localiser la région de l’impact d’une manière plus précise. En tout cas, cette hypothèse saharienne présente de multiples avantages, car elle explique d’une manière fort plausible à la fois le début ou l’accélération de la désertification du Sahara, l’exode des pré-Égyptiens et leurs innombrables allusions à cette Nuit de l’écroulement des mondes qui, apparemment, les avait sérieusement traumatisés. Bien que les climatologues continuent encore à expliquer que la désertification du Sahara est due au climat, les uns parlent d’une accélération rapide alors que d’autres évoquent une destruction lente et progressive qui s’étale sur plusieurs milliers d’années. Ces informations ont leur importance du fait que la science n’a pu résoudre cette énigme qui consiste, encore une fois pour certains, à privilégier l’impact cométaire qui a entraîné la stérilisation du Sahara. Dans le contexte actuel, il n’existe pas de strate de datation : du fait de la déflation, un objet vieux de 40.000 ans et un autre de 5.000 ans peuvent se trouver côte à côte. En géographie, on parle de « nu topographique », ou encore de « lithosol », car il n’y a pas de sol.

Quoiqu’il en soit, l’on ne peut soustraire la véracité de la civilisation éminemment grandiose que furent celle des Libyens et des Éthiopiens dans ce vaste empire qu’est le Sahara, sans qui l’Égypte n’aurait pas existée.

Nous verrons dans le prochain article l’histoire de cette civilisation « Atlantide » directement liée à cette désertification du Sahara. Nous continuerons à l’appeler « Atlantide » même si celle-ci a perdu toute son originalité et sa crédibilité du fait de la spéculation (à la limite du burlesque) dont elle fut pendant longtemps l’objet et encore aujourd’hui.

A suivre

Zéralie


Bibliographie

M.-A. Combes, La Terre bombardée, p. 236-237.
J. Spanuth, d’après : W. Hölscher, Libyer und Aegypter, in « Beiträge zur Ethnologie und Geschichte libyscher Völkerschaften nach a altägyptischen Quellen » (1937) ; J.H. Breasted, Ancient Records of Egypt (1906-1907) ; H. Bellamy, Moons, myths and man (1938).
Peter de Menocal, professeur au département des sciences de la Terre et de l’environnement à Columbia University (New York, est).
POURSIN (1974) et LEROUX (1976), climatologue.
Les géologues et les géomorphologues (CHAMARD, 1976 : 21-26 et ELOUARD, 1976 : 27-36).
Berger (A.), Le climat de la Terre : un passé pour quel avenir ?, De Boeck-Wesmael, 1992.
Booth (B.) et Fitch (F.), La Terre en colère, Seuil, 1980.Boura (O.),
Les Atlantides. Généalogie d’un mythe, Arléa, 1993.
Deruelle (J.), L’Atlantide des mégalithes, France-Empire, 1999.
Encyclopædia Universalis (collectif), Dictionnaire de la Préhistoire, Encyclopædia Universalis/Albin Michel, 1999.
Gérardin (L.), L’Atlantide et les Déluges, Dervy, 1999.
J. Spanuth, Le secret de l’Atlantide. L’empire englouti de la mer du Nord (Copernic, 1977), p. 175.
HUGOT H.J., Le Sahara avant le désert, 1974.

2 Commentaires

  1. Sur une très célèbre photographie où l’on y voit Monsieur Albert Einstein tirer la langue aux passants comme pour bien signifier que c’est le bout de la langue mensongère qui nourrit les gens du livres tels que les auteurs des biographies et les libraires qui ont osé publier et vendre « Mein Kampf » livre rédigé par Adolf Hitler entre 1924 et 1925…
    Résultats du malheur d’aimer : 40 millions de morts pour la seconde guerre mondiale contre les débilité du III Reich de la race supérieur des aryens nazis… bon à rien et surtout très mauvais reins de la progéniture des dégénérés et autres incestueux rois fainéants feignant savoir tout sur tout mais se contente de faire travaille les autres à leur place (capitalisme) et ce depuis des milliers d’années…
    L’histoire est donc faite par ceux qui l’écrivent mais surtout pour le compte de qui et pourquoi ? Là stop, j’ai sommeil et pour la suite continuer la route seul.
    Agh ass waydh. 😉

  2. Imazighen… encore des immigrés du « macghaq » (Est) et grands moissonneurs de « irdhine » (grains de blé) tels des
    mots ou concepts captés aux anciens Kvayel…n’ziqh, imazwira dhi Tamazgha tamught n’i Kvayeliyen uquil aqinlann
    (Berbères alias « Barbarus » pour l es Romains à l’époque de Massinissa…). 😉

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