Interlude dans le climat des manifs

Il est dit que : “Derrière chaque grand homme se cache une femme.” Mais au jour d’aujourd’hui il serait plus équitable de généraliser par : “Derrière chaque homme se cache une femme.” La réciprocité reste à démontrer. Mais quand cet homme est appelé à décider du devenir d’un peuple, d’une nation, cette sentence peut se percevoir comme un justificatif excusant les erreurs possibles de cet homme ou minimisant ses réussites au profit de cette femme. Dans ce cas c’est la femme qui est grande. Et ces résultats seront conditionnés par un esprit généreux, humain ou par les travers d’un esprit égoïstement féminin.Retour ligne manuel
Et on peut formuler cette maxime autrement : Est-ce qu’il y aurait un homme fort, ou faible, sans une femme forte ? La réponse décisive serait suicidaire pour qui l’oserait tant la dignité du mâle serait malmenée.

Sans aller loin dans l’histoire où la présence de cette femme à côté de l’homme a été prouvée, il serait de bon aloi de regarder d’un peu plus près les événements qui se sont déroulés et qui se déroulent en 2010 /2011, où cette femme est si présentement active.

Durant ces années, trois femmes ont défrayé la chronique. Trois femmes natives de trois pays différents. Il s’agit de Zahia Dehar d’origine algérienne, Karima El Mahroug la Marocaine et de Florence Marie Louise Cassez la Française.

Zahia et Karima qu’on pourrait désigner, avec beaucoup d’indulgence, comme les Mata Hari de l’Afrique du Nord. Zahia Dehar a ébranlé la France et l’emblématique équipe de France de football. Karima El Mahroug alias Ruby, elle, c’est un tsunami qui ébranle l’Italie, un Gouvernement, un Etat, une Nation.

Toutes les deux sont mineures et ont en commun la gaieté et leur passion pour la luxure que procure la compagnie des hommes riches.

La comparaison ne sera pas de mise mais elle s’insinue insidieusement, à notre corps défendant, dans les esprits, seraient-elles les dignes descendantes de leurs ancêtres Jugurtha et d’Hannibal, Amazigh, qui se sont lancés à la conquête de Rome.

L’histoire a retenu qu’ils ont tous les deux ébranlés l’invincibilité du puissant de l’époque, l’Empire romain.

Hannibal avec ses éléphants et son armée en 219 avant J.-C. et Ruby en 2010 après J.-C., avec ses seuls charmes comme armes, ont jeté l’effroi dans les cœurs d’un même peuple à des dizaines de siècles d’écart.

Pour et à cause de la beauté de la jeune mineure Ruby, le chef du gouvernement italien sera jugé en juin pour l’affaire qui porte désormais le nom de « Rubygate ». Il sera jugé en avril pour abus d’autorité pour la faveur de l’enfant prostituée Karima El Mahroug alias Ruby.

L’histoire enseignera que deux fillettes mineures, de mœurs légères, issues d’Afrique du Nord amazigh, ont participé à la chute de grands hommes célèbres.

Leurs pays d’origine se sont tus, parce que, quelque part, il n’y avait aucune gloire à tirer de ces étalages de mœurs en public. Oui mais elles étaient mineures et de fait il y avait abus donc faute.

Florence Cassez est une ressortissante française. Elle appartient au pays des droits de l’homme, où l’électorat a son importance. Et là, nous assistons à un autre comportement. L’État officiel français s’est saisi de l’affaire de cette femme pourtant jugée et condamnée légalement par le Mexique, un pays avec certes, une démocratique imparfaite mais souverain. Elle est condamnée pour enlèvement, séquestration et délinquance à 96 ans de prison avant que cette peine ne soit réduite à 60 ans. Et depuis l’année 2005, date de son arrestation, un bras de fer entre le Mexique et la France s’est engagé et en 2011, l’invraisemblable s’est produit, ces deux pays sont au bord de la rupture diplomatique. La mégalomanie des hommes trouvera toujours les motifs qui justifieront les actes répréhensibles.

Ceci nous renvoie aussi dans le passé, exactement à Alger, le 30 avril 1827, où le Dey Houssein souffleta de son éventail le consul de France Duval.

Et pour revenir à cette éternelle dualité homme-femme où l’amour serait le facteur moteur de cette relation, invitons une quatrième femme à ce papotage en citant le grand amour du tyran Zine el-Abidine Ben Ali pour sa femme Leïla Trabelsi à qui il a offert sur un plateau, tout un pays, la Tunisie. Ici, aussi, c’est une triste et macabre histoire de mégalomanie.

Daamghar

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