Israël-Palestine pour les nuls

La nuit dernière, un extraterrestre débarque dans mon arrière-cour et me demande sans crier gare de lui expliquer le problème israélo-palestinien. Confiant que cette créature ne me traiterait ni de fasciste, ni d’islamophobe ni de raciste, je lui dis ceci :

Le calife Omar Ibn El Khattab a annexé la Syrie et la Judée en 638. Jérusalem est considérée par les musulmans comme ville sainte musulmane en se basant sur un songe qu’aurait fait le prophète Mohammad. El Isra wa El Mi’radj [1] est un voyage nocturne effectué par Mohammad de la Mecque jusqu’à « la mosquée la plus éloignée » (masdjid el Aqsa). Mohammad aurait effectué ce voyage sur un cheval ailé à tête de femme (Al Bouraq). Ensuite il aurait fait une « ascension », une sorte de voyage spatial pour rejoindre Allah dans le firmament.Retour ligne automatique
Une énigmatique aya du coran atteste, parait-il, du caractère sacré de la ville de Jérusalem pour les musulmans.

« Gloire et pureté à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur, de la Mosquée sacrée à la Mosquée lointaine dont nous avons béni les alentours, afin de lui faire voir une partie de nos signes. C’est Lui l’Audiant, le Voyant » (Coran XVII, 1)

Non seulement il n’y avait aucune mosquée à Jérusalem à l’époque de Mohammad, mais le coran ne mentionne même pas cette ville (reconstruite et rebaptisée Aelia par l’empereur Ælius Adrianus).

Ce voyage en songe, qualifié de miracle, est la seule raison invoquée pour faire de Jérusalem une ville sainte musulmane (El Qods). Le problème est que personne n’a vu ce miracle. Aucun témoin n’a vu Mohammad à Jérusalem. Pas un seul juif, pas un seul chrétien de Jérusalem n’a vu passer Mohammad sur son cheval ailé.Retour ligne automatique
Sachant que la raison d’être d’un miracle est d’être observé par les communs des mortels, on peut dire que les musulmans affabulent purement et simplement pour s’approprier une ville judéo-chrétienne. Mohammad n’a jamais mis les pieds à Jérusalem. N’a-t-il pas déjà renié cette ville en redirigeant ses prières vers la Mecque ?

Le problème actuel entre Israël et les Palestiniens est un problème religieux qui date de 1500 ans. C’est un vieux contentieux entre juifs et musulmans. Nous vivons les retombées des événements de Yathrib, de Khaybar et de la conquête des territoires juifs par le calife Omar.

Ce qui se passe en Israël-Palestine ressemble à ce qui s’était passé en Andalousie. Une Reconquista. Ce qui empêche une coalition internationale armée contre Israël est l’antécédent ibérique. Il n’y a aucune raison que des Espagnols catholiques puissent reconquérir leurs territoires et que des juifs ne puissent pas le faire. Malgré la propagande continue contre Israël, les bonnes âmes non musulmanes n’affluent pas vers la Palestine pour combattre aux côtés des musulmans. Même les djihadistes sont timorés. Au fond, toute l’humanité, musulmans compris, pense que les juifs ont tout à fait le droit de créer un Etat sur cette terre dont la Bible parle tant.Retour ligne automatique
Les non musulmans expriment cela en disant que « Israël a le droit de se défendre« .Retour ligne automatique
Les musulmans ne peuvent exprimer leur opinion car elle va à l’encontre des principes coraniques, de la charia et de la sunna.

Les médias occidentaux font croire que l’Occident soutient les Palestiniens, mais en réalité, il ne fait absolument rien pour aider les Palestiniens à créer leur État, ni pour empêcher Israël de pourchasser les lanceurs de roquettes jusque dans la moindre ruelle de Gaza. Zenga zenga !

Il faut dire que les Palestiniens, soutenus par tous les musulmans, essaient aussi de reconquérir le territoire sur lequel s’est établi le nouvel état de juifs (et non un État hébreux comme certains le qualifient).

Les juifs sont là parce qu’ils sont juifs et les Palestiniens sont là parce qu’ils sont musulmans. Les premiers jugent légitime de vivre en sécurité dans un État créé sur la terre de leurs ancêtres et les seconds jugent tout aussi légitime de reconquérir un territoire conquis par leurs ancêtres et d’y créer un État musulman.

Un État qui abriterait juifs et Palestiniens n’est pas envisageable.Retour ligne automatique
Les Palestiniens, du fait qu’ils sont en grande majorité musulmans, ne peuvent cohabiter avec des juifs, sauf dans un Etat musulman où les juifs seraient des dhimmis régis par le pacte d’Omar.

Les juifs pourraient cohabiter avec des palestiniens dans Israël qui engloberait Gaza et la Cisjordanie dans la mesure où les musulmans demeurent éternellement minoritaires. Le pays étant un Etat démocratique, les juifs ne peuvent pas se permettre d’avoir une majorité de musulmans. En effet, le pays deviendrait vite démocratiquement un État islamique.

Sachant que les Palestiniens réclament déjà le retour de tous les réfugiés palestiniens, on se demande si les craintes des Israéliens ne seraient pas fondées.

Avant la chute du bloc socialiste, les Palestiniens (FPLP, OLP, FDLP) déguisaient leur action en combat progressiste, anti-impérialiste et résolument inscrit à gauche. Ceci pour avoir le soutien de la gauche internationale, des mouvements de libération à travers le monde et même des hippies.

Depuis la fin des années 1980, la gauche internationale s’est ouvertement alliée à l’islamisme mondial. Les Palestiniens n’ont plus aucune raison de « berner » les révolutionnaires de salon. Ils peuvent se découvrir. Immédiatement le Hamas est créé et le Fatah devient une organisation fantomatique. OLP, FPLP, FDLP disparaissent de la circulation. On joue désormais cartes sur table ! le bluff ne sert plus à rien.

Le Hamas (harakat Al Mouqawama Al Islamia) annonce ses couleurs déjà dans son sigle et ensuite dans sa charte. Ce mouvement, tout comme le Djihad islamique et le Hezbollah, n’a pas pour objectif de libérer les Palestiniens, ni de les doter d’un Etat, mais de reprendre d’abord aux juifs une terre islamique.

L’enjeu majeur est cette terre qui s’est « convertie » à l’islam et qui appartient donc au « monde musulman » (dar el islam).

Juifs et chrétiens du coin auront alors un sursis, jusqu’au prochain pogrom. Ensuite, tout ce qui ne jure pas par Allah et par Mohammad sera liquidé ou banni. C’est la pratique dans les pays musulmans voisins.

Les juifs ont peut-être l’habitude, mais les « falsificateurs de la Bible » regretteront amèrement les salamalecs qu’ils servent au Hamas et autres Hezbollah.

La « cause palestinienne » consiste donc à rependre aux juifs toutes les terres autrefois annexées par les conquérants musulmans. Si la mort d’enfants palestiniens peut servir cette cause céleste, le Hamas est enchanté. Le Hezbollah et le Djihad Islamique aussi. Peut-être même aussi le Fatah et tous les dirigeants musulmans de la Terre.

À partir du Qatar, les dirigeants du Hamas versent des larmes de crocodiles, mais leur cœur est joyeux. De toute façon, ces martyrs iront au paradis d’Allah et leur mort vaut au Hamas le soutien de l’opinion internationale. En fait, il n’obtient que le soutien des reporters aux dents longues, en quête de scoop, de sang et de larmes.

Les Israéliens se foutent royalement de l’opinion internationale. Ils savent quel est leur problème. Ils n’hésitent donc pas à tirer. Il y va de leur survie. Selon eux, si les militants du Hamas exposent au danger des femmes et des enfants, c’est la faute au Hamas. De toute façon, les jeunes palestiniens sont endoctrinés et embrigadés au berceau et le Hamas n’a même pas besoin de les contraindre à rester exposés.

Le problème israélo-palestinien n’a pas de solution. Pour les Israéliens, il s’agit de le gérer. Les populations d’Israël ont accepté le fait d’être en guerre pour l’éternité, donc de vivre dans un pays très fortement militarisé et qui dépense des sommes colossales pour l’effort de guerre perpétuelle. Les citoyens israéliens sont dans la merde et ils s’en accommodent. Il parait que les juifs en ont l’habitude. Un merdier de plus ou de moins, bah !

Pour les Palestiniens, aucune solution n’est acceptable si elle n’est pas conforme au Coran et aux vœux du cheval ailé. Ils se doivent de régner en maitres sur ce territoire comme le leur dicte leur dogme. Le Coran n’étant pas réformable, les Palestiniens se retrouvent dans la « merde ». Ils sont condamnés à se battre contre les Israéliens. Ils ne peuvent ni négocier une paix durable, ni accepter une solution si elle ne fait de tout le territoire une terre islamique, gouvernée par des musulmans. Les Palestiniens souffrent beaucoup de cette situation car partout dans le monde les musulmans sont restés les maitres des territoires que leurs ancêtres ont conquis.

Les musulmans pensent gagner cette guerre d’usure grâce aux médias. Ils sont convaincus que les images-choc d’enfants et de femmes ensanglantés feront le travail pour eux. Les Israéliens sont insensibles à l’opinion publique et se foutent même de l’opinion des autres États. La moindre faiblesse leur serait fatale. Ils cognent à la moindre escarmouche.

Les médiateurs, qui prétendent pouvoir résoudre ce problème d’une maniére civilisée, savent tout cela, mais ils font semblant de tenter de faire quelque chose. Ils organisent des pourparlers ridicules, des dialogues de sourds et font signer des accords, des feuilles de route et des ententes qu’ils savent bidons. Au moins ils donnent l’impression de faire fonctionner la diplomatie et le droit international. Ils prennent les habitants de la planète Terre pour des gogos. Croyant que le problème israélo-palestinien angoisse toute l’humanité, moult présidents américains ont posé aux côtés d’un dirigeant palestinien et d’un dirigeant israélien se faisant l’accolade.
On a l’impression qu’ils exhibent deux animaux de cirque ayant réalisés une prouesse.

Les habitants de la planète Terre rigolent à gorge déployée. Finalement, toute la planète se désintéresse du problème, même quand les médias font tout un tapage. La planète est tellement petite que tout finit par se savoir.

Arilès

Notes

[1(voyage et ascension)

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