Je demande la nationalité israélienne

A l’évidence il existe un autre aspect de la question de l’immolation par le feu– « à qui est destiné le message ? »

Il ne suffit pas de cloner des questions qui ne donnent que sur des résultats que l’on nomme différemment.

Le niveau de désespoir qui peut pousser des êtres humains à s’immoler par le feu, s’apprécie différemment d’une époque à une autre. Mais ici , c’est le modèle de société qui est en cause et le citoyen dans ce qu’il a de plus sacré , car c’est une forme de désespoir qui pousse cet être à prendre à témoin dans un espace public le monde entier.

C’est donc plus un acte d’accusation qu’un geste politique. Quand il ne trouve pas d’interlocuteur pour faire valoir son droit.

Dire d’une façon aussi spectaculaire l’absurdité d’une situation.va faire que la seule issue possible reste la mort.

Cette violence contre soi – même publiquement assumée, est le témoignage de l’enfer sur terre que peuvent vivre ces individus.
Cet enfer politique, culturel et social, d’une grande misère affective les a forcé à prendre la route qui mène dehors, en s’immolant par le feu.

Les autorités religieuses, suite à la transformation historique des sociétés ne peuvent rien devant ces nouvelles formes désespérées de protestation.
Pourquoi ? Parce que :

— C’est un sacrifice de soi. En vue de modifier le monde tel qu’il est. C’est une critique radicale des tords et des injustices impossibles à réparer.
Ici la notion de peur est subjective, c’est une sorte de compromis ou compromission et résistance. Lutte et adhésion.qui s’entrechoquent et sont à l’œuvre dans une société où le pacte social et politique entre l’État et la population se fait et se défait, à partir d’histoires profanes qui relèvent de l’utopie.

Ce cercle vicieux de la violence a grandement pesé sur touts les sociétés. Instituer un système judiciaire limité ne peut supprimer la vengeance, car il la limite seulement à un ordre mystique de la violence.

UN S.O.S . en tant que cri d’alarme. De la part de cet ex-cadre de l’état emprisonné pour « correspondance inopportune et dérangement des autorités » pour avoir demandé au ministre des Affaires étrangères un avis favorable pour obtenir la nationalité israélienne dans le cas ou il ne serait pas rétabli dans ses droits. Rappelons que l’affaire de la falsification de l’extrait de rôle à été enterrée par le tribunal de M’sila.

Cela va faire une décennie que cette affaire à débuté. Le 24/02/2001 par lettre anonyme j’ai été dénoncé comme ayant enfreint le règlement, car un contribuable, que j’ai moi-même inscrit dans le cadre de la poursuite coercitive tout en me constituant partie civile en transmettant son dossier à la direction des Impôts.

Et dans ce cadre, après dépôt de plainte, l’administration a eu gain de cause et le contribuable à été condamné.

Après cela. L’on m’a accusé d’avoir délivré un extrait de rôle à ce même individu qui l’a utilisé pour obtenir la radiation du registre et organiser sou évasion fiscale.

J’ai été inculpé sans aucune preuve par la commission de la wilaya de M’sila.

Mais après avoir introduit un recours à la direction régionale de Sétif, J’ai été reconnu innocent.

Depuis 10 ans, je ne cesse de réclamer des autorités supérieures que mon cas soit résolu, à ce jour aucun responsable n’a daigné m’aider à me disculper.

Cependant, en date du 02/12/2010, j’ai envoyé un télégramme à monsieur le ministre de la Justice, dans lequel j’ai expliqué succinctement, ce qui s’était réellement passé.

Par la suite, j’ai reçu une réponse en date du 23/01/2011, provenant de la part du sous-directeur du service pénal, au niveau du ministère de la Justice.

Dans cette lettre, l’on me demande tout simplement, de reprendre l’attache avec le procureur général de M’sila, alors que je suis déjà en conflit avec ce monsieur.

J’ai reçu une convocation, pour me présenter à lui le 22/02/2011, au sujet de ce télégramme que j’avais adressé à monsieur le ministre de Justice.
J’ai essayé de m’expliquer, non pas seulement pour obtenir gain de cause, mais surtout pour exposer mon cas à l’opinion publique.

Amroune Layachi, ex-cadre à la direction des impôts de la wilaya de M’sila

P.S. : la lettre a été republiée à la demande de l’auteur, elle avait été publiée, pour la première fois, le 27 mai 2011.

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