Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout… zéro

Alors que beaucoup d’humains rêvent secrètement de vivre une « passionnante histoire d’amour », certes parfois avec 72 femmes en même temps, il faut savoir que le mot passion vient du latin passio (action de supporter, souffrance, maladie, indisposition, affection, perturbation morale, passivité). Ce mot latin est lié au verbe patior (souffrir, endurer, supporter, éprouver). La passion serait donc, au sens premier, un état de souffrance et de dépendance, d’attente « passive ». Nous retrouvons cette acception dans le verbe pâtir, et dans la Passion du Christ, expression qui évoque l’ensemble des épreuves et souffrances endurées par Jésus-Christ jusqu’à sa mort sur une croix.

La psychologie définit la passion comme un état affectif qui se manifeste par un attachement exacerbé, exclusif et durable à un objet, au point de dominer la personnalité du sujet et de déterminer son comportement. Les objets susceptibles d’un attachement passionnel sont nombreux. Le plus courant est une personne, à la fois objet, bourreau et victime d’une passion amoureuse. On peut également être passionné par un sport, les jeux de hasard, la musique ou les arts en général. À ces activités plus ou moins ludiques s’ajoute la passion pour le travail ou une profession particulière. Certaines passions ont une mauvaise réputation : la passion pour l’argent, le pouvoir, les drogues… D’autres se prévalent d’une certaine noblesse : la passion pour la philosophie, la liberté, l’ordre ; les passions religieuses ou politiques (la passion révolutionnaire par exemple) avec leurs dérives vers les travers du fanatisme et de l’intolérance. Cette diversité d’objets qui semble rendre le champ de la passion fort hétérogène conduit à la question suivante : y a-t-il une passion secrète essentielle derrière le foisonnement des passions apparentes ?

Pour répondre à cette question, il faut peut-être d’abord se pencher sur le paradoxe apparent de la Passion du Christ. Le Christ avait-il une passion pour tous les hommes au point d’être prêt à souffrir le martyre pour que des tortionnaires, sadiques, violeurs, assassins, pédophiles, etc. puissent être acceptés dans le royaume de Dieu ? Ou peut-être était-il seulement tombé passionnément amoureux de lui-même pour croire à une telle folie, pas du tout… zéro.

Jacko

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