Kabylie : Situation politique, économique et sociale

Vous trouverez les aspects politique, économique, financiers ainsi que tout ce qui touche à la Kabylie. En conclusion la Kabylie sera confrontée, pour les quarante ans à venir, à un problème de survie. Comment éviter la famine annoncée, maintenant que les portes de l’émigration (et du ciel) sont fermées ?

Aspect politique

Il n’alimente plus les conversations.
APW et APC : discorde persistante entre RCD / FFS. Retour timide du FLN, apparition du RND.
Peu d’engouement pour l’autonomie.
Rejet du Pouvoir, considéré comme corrompu.
Contestation par la parole, comme à l’époque coloniale : à LNI, un CD poussé à fond un jour de marché, absence de réaction policière.
Les archs ne font même plus l’objet des conversations.
Absence de réaction vis-à-vis des attentats, perçus comme un problème entre les islamistes et l’armée.
Opérations spectaculaires contre les maquis (déploiement de troupes au sol, bombardements aériens.) Traque de terroristes à Tizi Nouvelle ville.

Aspect économique

Aménagement du Rond Point de Oued Aïssi. Liaison ferroviaire Tizi – Azazga.
Prolongement de la route à 4 voies.
Intense activité de transport routier de matériaux de construction. _ Très peu de promotion immobilière. Ralentissement de la construction immobilière (coût très élevé des matériaux.)
L’Etat n’investit plus en Kabylie. Mis à part Issad Rebrab, le secteur privé local ne risque pas ses capitaux. Le capital étranger encore moins. Retour ligne manuel
Prolifération de transport routier de voyageurs (autocars, fourgons et taxis.)

L’arboriculture de montagne continue à décliner. Il reste très peu de cerisiers. Les figuiers disparaissent peu à peu. Les olivaies ne sont pas renouvelées. La Petite Kabylie produit encore de l’huile de bonne qualité (Tazmalt.)

L’élevage se limite à de petits troupeaux d’ovins.

L’emploi :

Une nouvelle formule : des emplois temporaires dans les administrations et les banques à 8.000 dinars mensuels pour les titulaires de licence ; à 6.000 pour les techniciens supérieurs. Dans la limite des crédits disponibles.

Le commerce de détail, les prestations de services, les constructions individuelles occupent de nombreux jeunes.

Les prix

Les marchés et les boutiques donnent une impression d’abondance. Les prix des produits alimentaires sont élevés par rapport aux revenus du plus grand nombre.

Aspect social

La région de Vgayet passe pour celle où le taux de suicide est le plus élevé de toute l’Algérie.
La prostitution, clandestine, sévit de façon importante dans les régions de Boghni, Tizi Ouzou, Tigzirt, Vgayet.

Les débits de boissons alcoolisées sont assez nombreux.
On parle beaucoup de trafic de drogue mais cette pratique n’est pas quantifiée.
On parle de l’accroissement du taux de fréquentation des mosquées et de l’apparition de foulards islamiques mais la transgression du ramadan par les jeunes augmente également.
Les mariages interviennent à un âge de plus en plus avancé. 15 et 20 ans autrefois pour les filles et les garçons. 20 à 30 actuellement.

Précarité de l’emploi ou chômage. Coût excessif des célébrations (en moyenne 400.000 dinars pour un Smig mensuel de 10.000 dinars.) Les divorces sont fréquents durant les 5 premières années.

Le tarissement progressif des fonds ; provenant des vieux émigrés et des retraités ainsi que des pensions d’anciens combattants, laisse entrevoir un avenir sombre pour de nombreux Kabyles.

Hocine Benhamza

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