La déraison et l’intolérance de certains musulmans

Ainsi les dessins mettant en scène certaines interprétations de l’islam deviennent un bon prétexte pour empêcher toute critique, comme ce fut le cas le lundi 30 janvier 2006 au matin à Gaza lorsque des militants du Fatah décidèrent de barrer l’entrée de l’immeuble abritant la Représentation Européenne… Mais est-ce là la seule raison… ?

Car, en réalité, et quelques heures auparavant, la Chancelière allemande, en visite officielle en Israël, avait proposé que les fonds en direction de l’Aurorité Palestienne soient désormais octroyés avec plus de circonspection depuis la victoire des musulmans du Hamas. Les perdants du Fatath se font donc les partisans du « true » islam, se posant en censeurs de ce qui existe pourtant réellement à savoir que des groupes se réclamant de l’islam massacrent à qui mieux mieux.
Or, la réponse traditionnelle stipulant que d’autres religions ont eu ce genre d’intolérance ne répond pas à la question de l’ici et du maintenant. C’est ce débat là qu’il faut avoir. Au lieu de comparer sans cesse avec autrefois ou, pis, au lieu d’avoir cette pédanterie de croire que ces musulmans là se mobilisent uniquement en rapport avec ce que leur aurait fait en mal l’Occident, ce qui est non seulement une contrevérité mais un mépris envers eux puisque cela supposerait qu’ils ne pourraient pas connaître le mal par eux-mêmes.

Il en est aussi de même lorsque le Hamas en réponse à la revendication de la Chancelière allemande a répondu avec le préalable du retour des « exilés » au sein même d’Israël…Ce qui revient à dire ceci en direction de tous ceux qui commencent à jouer aux bourgeois de Calais : même si israël disparaîtrait, l’exigence islamique restera identique vis-à-vis du monde en général et de la démocratie occidentale en particulier…à commencer par le Juif qui prétenderait vivre à sa façon et en indépendance souveraine.

Relisons cet abrégé de la biographie de Mahomet telle qu’elle a été définie par Ibn Hichâm (Fayard, 2004, traduction Wahib Atallah), -et que Louis Chagnon m’avait conseillé de lire parce que ce livre fut à la base de son cours incriminé- on peut y lire ceci (p. 232) :

« Exécution des Banû Quraydha (Sîra, II, 58-60). Le Prophète recommanda à ses compagnons : « Tout juif qui vous tombe sous la main, tuez-le » Ainsi, lorsque le Prophète l’emporta sur les juifs des Banû Quraydha, il prit près de quatre cents prisonniers et donna l’ordre de leur trancher la gorge ».

Page 277, ( Sîra, II, 240-241) il est question de la même tribu, six cents à neuf cents hommes, qui cette fois fut égorgé par le Prophète lui-même :« (…) Il alla (…) sur la place du marché de Médine (…) et y fit creuser des fossés. Puis il fit venir les Banû Quraydha par petits groupes et leur coupa la gorge sur le bord des fossés. (…) Ils étaient six cents à sept cents hommes. On dit huit cents et même neuf cents. (…) Le Prophète ne cessa de les égorger jusqu’à leur extermination totale ».

On le voit, tant que les musulmans ne seront pas à même d’observer et de critiquer, par eux-mêmes, le fait que certains parmi eux suivent à la lettre cet enseignement, les leçons de morale de ceux qui comme Jean Daniel et BHL, ont fermé les yeux pendant des années devant la corruption d’Arafat et son double langage, sont nulles et non avenues. Mais ils ne sont pas les seuls. Retour ligne automatique
Sur BBC world, les Anglais, si férus en affaires proche-orientales comme l’Histoire des années 30 nous l’a montré, ne cessent d’inviter des « experts » appelant à la prudence concernant le fait de couper les fonds ; comme si les exécutifs allemands et américains, -(voire français lorsque Chirac, lorsqu’il oublie son gauchisme désormais organique, menace à juste titre tout Etat qui ferait du terrorisme une option majeure)-, n’avaient pas soupesé le fait qu’il n’y a pas d’autres solutions que de pousser le Hamas à dévoiler ce qu’il est (idem pour la Perse islamique) : un groupe-Etat totalitaire qui clame d’ailleurs le fait de couper les relations économiques avec Israël et de se tourner désormais vers les pays « arabo-islamiques » alors qu’il se doute bien que ceux-ci n’ont absolument rien à lui proposer en la matière lorsque l’on voit déjà l’état de délabrement et de misère produit par leurs principaux Etats.

Le Hamas s’est en fait structuré pour la guerre et uniquement elle, son idéologie excluant tout ce qui pourrait en détourner l’énergie, critiquant ainsi « la société de consommation  » dans cette perspective, aidé en cela par nos alterislamistes qui ne veulent pas comprendre que l’accès au confort et au choix permet de nourrir l’esprit critique et d’élever le niveau de la conscience de soi jusqu’au point où elle peut s’opposer à tout excès de la volonté de puissance. Nous sommes bien loin de cette dialectique.

Lucien Oulahbib

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