La Grèce au temps d’Épicure (II)

L’abaissement d’Athènes et la fin de la morgue grecque
Le Ve siècle avant J.-C. : des guerres Médiques à la guerre du Péloponnèse

Il faut parler de ce qu’Athènes avait été à l’époque de son apogée, afin de mieux saisir ce qu’elle fut au temps où vint s’y installer Epicure, c’est-à-dire à la fin du Ive siècle avant J.-C., au temps de sa décadence politique. Le Ve siècle avant J.-C. avait été marqué du sceau de la prééminence d’Athènes sur l’ensemble de tout e monde grec : ce siècle avait été celui de Phidias, qui décora le Parthénon et – d’abord et surtout -, celui de Périclès. Sa puissance et sa gloire, la grande cité attique les avait acquises au début de ce Ve siècle, en prenant une part décisive à la victoire sur le Grand Roi, le roi des Perses. Celui-ci avait cru pouvoir soumettre les Grecs : les guerres Médiques, qui virent le refoulement des envahisseurs, avaient duré de 499 à 477 av. J.-C.

Mais parce qu’elle eut tôt fait de transformer en sujets toujours plus pressurés d’impôts les alliés qu’elle avait regroupés dans la Ligue de Délos, Athènes – par son impérialisme – prépara d’elle-même son déclin : à la fin du même Ve siècle, la guerre dite du Péloponnèse (- 412/- 404) se termina par le triomphe de Sparte qui, profitant des divisions existant entre la métropole et ceux qui ne lui étaient plus des « alliés » que par force, imposa sa dure loi à Athènes.

Firmus T.

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