Chienne de vie II

Dar El Beida, un nom qui résonnait un peu comme l’étranger, quand tu viens de Taourirt Amokrane. Alger et son aéroport, l’autre femme, l’amante généreuse, imposante et silencieuse qui nourrissait de ses flancs d’aluminium, la flopée de bouches que la Kabylie peinait à assumer.

L’huile d’olive, envoutante et pénétrante et son goût terreux aidaient à vivre un peu mieux cet exil forcé. Dbk c’était pas Alger, c’était plus tamurt, ger igenni d lqa3a, entre ciel et terre. Retour ligne automatique
Chienne de vie.

Le taxi arrivait dans la nouvelle ville, celle où il y a 50 ans on parlait encore kabyle, où les femmes ceignaient avec fierté leur fouta et leurs robes vivantes. Retour ligne automatique
Désormais la ville semble morte. Seuls les commerces foisonnants et les cafés nombreux semblent attester encore d’un semblant de vie. Retour ligne automatique
Une vie régie par l’ennui, avec moult barrages, dogmes et lois idiotes. Retour ligne automatique
Heureusement, l’art était là pour l’aider à s’échapper. Retour ligne automatique
Ses aquarelles, coloraient le quotidien, touches d’humour et d’amour clandestin. Petits bouts de vie capturés dans des capsules d’éternité.

A suivre…

Tayirat

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