L’apostasie au Maroc et dans les pays musulmans

Une cour de Justice marocaine a condamné un touriste allemand à 6 mois de prison ferme pour avoir tenté de convertir un musulman dans une station balnéaire proche d’Agadir, ont déclaré hier les autorités. Le tribunal de la principale ville touristique du pays, Agadir, a jugé l’homme de 64 ans coupable d’avoir tenté « d’ébranler la foi d’un Musulman« . Le tribunal l’a également condamné à une amende de 500 dirhams (environ 50 euros) dans un verdict rendu mardi soir. Allemand d’origine égyptienne, Sadek Noshi Yassa avait été arrêté la semaine dernière alors qu’il distribuait des livres et des CD à de jeunes musulmans dans la rue, ont précisé les juges. Selon la loi marocaine, « quiconque utilise des moyens visant à ébranler la foi d’un musulman, ou à le convertir à une autre religion » peut être emprisonné pour une période maximale de 6 mois.

Les constitutions et les lois pénales des pays musulmans sont conformes au Coran et à l’islam en général, elles sont donc intolérantes et contraires aux droits de l’homme, elles sont aussi particulièrement sévères à l’encontre de tous ceux qui s’opposent à l’islam et à tous ceux qui sont indépendants de l’islam (laïques, athées, apostats, etc.)

A signaler ici la discrétion du code pénal marocain qui punit seulement celui qui amène un musulman à apostasier et ne dit rien de l’apostat lui-même. L’article 220 al. 2 dit :

Est puni [d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100 à 500 dirhams], quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d’enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l’établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonné, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder trois ans.

Est puni d’emprisonnement quiconque ébranle la foi d’un musulman ou tente de le convertir à une autre religion (article 220 du code pénal), tout musulman qui rompt publiquement le jeûne pendant le ramadan (article 222). Le code de la famille infériorise la femme (répudiation, etc.) et empêche qu’un non-musulman épouse une musulmane. Une personne née au Maroc d’un père étranger lui-même né au Maroc ne pourra demander la nationalité marocaine suivant une procédure ordinaire que si son père se rattache à la communauté arabe ou musulmane (art. 9 du code de nationalité).

C’est pourquoi la loi pénale réprime les comportements de nature à heurter ouvertement le sentiment religieux de la communauté comme la tentative d’ébranler la foi d’un musulman (art. 220 et suiv. du Code pénal) ou encore la rupture publique du jeûne pendant le mois de ramadan.

Ma question : que pense les Marocains de ces articles de loi… ????

Et l’application du ramadan ? Le jeûne du ramadan : au Maroc, contrairement à de nombreux pays musulmans, le ramadan est scrupuleusement respecté.

L’islam étant la religion officielle, les Marocains se surveillent mutuellement, et faillir à la règle en public serait une provocation sanctionnée par les forces de l’ordre. Incroyable mais vrai !

Dans un pays soi-disant tolérant le non-respect du ramadan est pénalisé ! Que ne dirait-on pas en France ! si c’était le cas ? pour le carême !

Et les musulmans qui, par dizaines, demandent chaque jour aux chrétiens de se convertir à l’islam en Europe et en Amérique, pourquoi ils ne sont pas inquiétés ou emprisonnés ???

Mais pour les musulmans pas de problème ! L’islam doit s’imposer de gré ou de force la fin justifie les moyens…

Abderrahim CHERKAOUI

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