L’autodétermination de la Kabylie est un droit naturel et inaliénable, le MAK est la force vive de la Kabylie

Ce que le peuple veut le peuple l'obtient.

 Montréal (Kabyles.com) — Il n’y a pas un combat plus juste et légitime que celui d’un peuple qui revendique pacifiquement sa liberté et son droit à prendre son propre destin en main pour vivre dignement en valorisant sa langue, son identité et son existence en tant que peuple distinct. Le peuple kabyle est l’un de ces peuples qui aspirent à cet honorable destin. Il n’y a pas plus honorable pour un kabyle que de se dévouer pour sa Kabylie, sa langue, son identité, les symboles de sa liberté, de sa fierté et sa dignité : être soi-même dans une Kabylie libre et indépendante.

À travers la marche du 15 avril 2018 à Paris et celle de Montréal le 21 avril,  le constat est sans équivoque. La Kabylie vaincra. Une Kabylie libre et indépendante mérite tous nos sacrifices pour que nous puissions vive dignement en mettant fin au déni identitaire et l’asservissement imposés aux kabyles par  le régime mafieux et sanguinaire algérien.

L’adhésion massive du peuple Kabyle au mouvement de l’Autodétermination de la Kabylie est un fait. Les grandes manifestations organisées par le MAK en Kabylie ce 20 avril  est une preuve  que le peuple Kabyle est déterminé à briser les chaines de l’asservissement. Ce que le peuple veut le peuple l’obtient. Le chemin n’est jamais long lorsque nous luttons pour notre liberté, lorsque nous luttons pour notre survie et  l’avenir de nos enfants, car le pire c’est l’abdication. Le régime colonial algérien espère nous infliger cette option comme châtiment. L’asservissement. La Kabylie a démontré qu’un tel sort est incompatible avec ses valeurs et ses principes. Le peuple Kabyle veut sa liberté, il va se libérer.

L’éveil versus la peur, l’incertitude, l’aliénation et la lâcheté . Plus d’un demi-siècle de répression et de déni exercés par ce régime sanguinaire algérien sur le peuple kabyle, malgré cela certains kabyles croient encore aujourd’hui à une Algérie unies et indivisible. Une Algérie pourtant arabo-islamique cruelle envers tout ce qui est indigène et envers tout ce qui est juste. Cette attitude de mépris a engendré la haine de soi enracinée dans le cœur et dans la tête des Kabyles de service (KDS) qui ne sont en réalité que des victimes des laboratoires algériens dont le principal rôle est le  lavage de cerveaux joué par les écoles et les mosquées implantées abondamment en Kabylie. Source de peur et d’incertitude.

Ce processus d’acculturation et de dénigrement de soi engendre l’aliénation chez les dominés qui se traduit sous forme d’intérêt incarnant l’égo dans son égarement absolu pour devenir au fur et à mesure une dépendance et prendra comme forme finale l’assimilation, l’anéantissement. C’est le processus de la disparition des peuples dominés. Les braves Kabyles refusent ce verdict. L’éveil est de mise.

Il y a, comme vous le savez toutes et tous, une junte qui prétend être kabyle algérienne et qui brandit l’idéologie arabo-baathiste souvent comme étendard national. Ces vendus sont le plus grand obstacle pour la liberté de la Kabylie. Cette catégorie d’aliénés, comme nous le constatons au quotidien se réclame plus arabe que tous les arabes, plus musulmane que tous les musulmans et plus Algérieniste que les Algériens. L’aliénation.

Le temps les rend aussi plus aveugle que les aveugles car en plus de leur bander les yeux le temps les rend amnésiques. Pis, il fait d’eux des moins que rien, des torchons jetés après usage et après avoir exécuté les sales besognes, souvent contre leur peuple. Tels est le sort réservé aux KDS par le régime mafieux algérien. La lâcheté.

Les Kabyles doivent comprendre sans délai que l’engouement dévastateur de leurs révolutionnaires pour cette idée d’une Algérie unie et indivisible est insensée. Le régime colonial algérien la chante matin et soir pour perpétuer son emprise sur le pays et le peuple. Le dernier kabyle naïf c’est bien le défunt Hocine Ait Ahmed. Il n’y a pas plus algérieniste que lui. Pourtant, il est mort exilé, mort dans le tort et mort colonisé. Il est mort tel que les squatteurs de sa liberté, de notre liberté, ont voulu qu’il meure. Étranger avec sa carte d’identité d’arabo-algérien.

Son testament reflète son rêve enfouit, exprime certainement son grand regret. Il a demandé d’être inhumé dans son village natal, en terre de ses ancêtres, en Kabylie, sa vraie patrie.

S daw ubrid, s nig ubrid : leqrar-is d abrid.

Les kabyles de service (KDS) qui siègent dans les officines du régime colonial algérien comme soi-disant opposants ou serviteur d’une nation préfabriquée par la France coloniale servent depuis toujours le même pouvoir qui assassine les braves kabyles, les même qui ont assassiné 128 Kabyles…des innocents, journalistes, artistes, écrivains, politiciens…

Il servent un régime qui s’oppose à la justice et le bien-être du peuple.  Ce ne sont que des valets au service de leurs maîtres contre leur véritable patrie la Kabylie. Ils ont signé un pacte avec le diable en niant leur identité et solder leur dignité. Le temps a prouvé, à coup sûr, que ces sujets finissent toujours dans le gouffre de l’oubli. Médiocre est leur vie, vulgaire est leur mort.

Après plus d’un siècle, les préjudices de la naïveté des kabyles ont atteint le paroxysme suite aux manœuvres malveillantes des troubadours de la mort et les pratiques machiavéliques des adeptes de l’idéologie arabo-baathiste. Le constat est amer. Certains Kabyles sont même fiers d’être colonisés.

L’arabisation et la salafisation des esprits kabyles est une réalité, les mosquées poussent comme des champignons au détriment des écoles, des universités, des hôpitaux et des usines. Les jeunes sont livrés à eux-mêmes, sans espoir et sans avenir. La mort ou l’exil, face au pire des choix qui les guette, l’asservissement.

À toute injustice un justicier, devant tout tyran il y a un libérateur . Il était temps qu’une force kabyle voit le jour pour libérer la Kabylie du joug colonial algérien. C’est l’avènement du MAK. Face au Mouvement de l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), le pouvoir colonial algérien souffle le chaud et le froid. Il est amazigh un jour lorsqu’il ne l’a jamais été la veille. Artisan de nos deuils, il les célèbre à sa guise. On l’a vu avec la pseudo officialisation de tamazighte, avec la célébration de Yanneyer et maintenant avec la commémoration des Printemps kabyles de 1980 et 2001.

L’arabe demeure l’unique identité des nationalistes kabyles algériens. Leurs papiers sont transcrits en arabe et la constitution du colonialisme algérien  affirme qu’ils sont arabo-musulmans. Disons-le, ce cauchemar prendra fin lorsque la Kabylie accédera à son indépendance et lorsque  le Kabyle redeviendra ce qu’il est réellement, un Kabyle tout court.

Le mouvement de l’autodétermination de la Kabylie est là pour que le peuple Kabyle puisse se liberer et prendre son propre destin en main, avec une certitude inébranlable.

Vive le MAK et vive la Kabylie libre et indépendante.

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