L’autonomie de la Kabylie une impasse selon Ferhat Mehenni

Ferhat Mehenni nous présentait, il y a 11 ans, l’autonomie de la Kabylie comme étant le salut de tous les Kabyles. Aujourd’hui il déclare cette autonomie, qu’il préconisait, comme une impasse historique !

Il s’est fourvoyé pendant 11 ans ! Il a entraîné avec lui, dans une impasse, les gens qui l’ont suivi et qui sont maintenant taxés d’« agents du pouvoir » !

Rien n’est de sa faute, c’est toujours de la faute des autres. C’est de la faute des méchants militants qui ne sont pas des moutons. C’est la faute du MCB qui l’a renvoyé après les propos qu’il a tenu à l’encontre de Matoub Lounès. C’est de la faute de tous ceux qui ne se sont pas tus devant ses déclarations ubuesques, etc.

Nous avons tout de même une petite inquiétude. Qui dit que dans 11 ans il ne nous présentera pas cette indépendance comme une impasse ?

Il y a une dizaine d’années lorsque nous avons voulu parler d’indépendance, il nous a taxés « d’agent du DRS », derrière notre dos évidemment !

Il a pendant 11 ans, passé le plus clair de son temps à semer le doute sur la bonne foi des militants qui souhaitaient des réponses à leurs questions. Ainsi diffamer est devenu le passe-temps principal de certaines groupies de ce chanteur devenu politicien. M. Mehenni a appliqué à la lettre la politique du gouvernement algérien :

  1. Semer la zizanie entre les militants,
  2. mettre à mal la réputation de tout individu qui a le toupet de ne pas acquiescer à ses dires.

Si les personnes qu’il propose sont à l’image du couple Bakir-Kirèche nous craignons le pire quant à l’avenir de cette Kabylie dépendante de ce « politicien » qui n’a jamais été diplômé de « sciences po », malgré ses dires mais qui mérite celui de docteur es diffamations !

Nous reviendrons sur les personnes sous ses ordres ainsi que sur leurs revirements successifs.

Nous vous livrons son texte :


Lettre de M. Ferhat Mehenni aux militants kabyles : « Un peuple sans État n’a pas d’existence officielle »

« Nous remercions l’association Taferka d’avoir eu l’amabilité de mettre à notre disposition son local pour la tenue de cette réunion qui consacre la création du Réseau Anavad et de l’Association de Solidarité Kabyle. Mais avant d’entamer nos travaux, je souhaiterais délivrer ce message.

Dans le monde moderne, un peuple sans État n’a pas d’existence officielle. Il est annexé et assimilé à un autre peuple dont l’État le domine. Un peuple qui n’a pas son propre État est un peuple colonisé. Il ne décide pas de son destin sur lequel d’autres ont le monopole. Force est de reconnaître que le peuple kabyle est malheureusement encore dans ce cas.

Cela fait plus de dix ans que nous en avons dramatiquement pris conscience, notamment après le bain de sang du Printemps Noir, en 2001. L’évocation de ce douloureux épisode de notre vie me fait obligation morale de m’incliner à la mémoire de ceux qui sont tombés pour l’honneur de la Kabylie. C’était timidement que nous nous sommes avancés pour revendiquer, à l’époque, un statut d’autonomie pour la Kabylie qui devait rester au sein de l’Algérie. Notre tâche était ardue face à une opinion kabyle qui, jusque-là, n’avait pas de proposition politique de ses élites autre que celle de se fondre dans l’Algérie. La classe politique kabyle, dont je fais partie, proposait au mieux de se battre pour une Algérie plurielle et démocratique avec cet espoir naïf de faire aboutir notre revendication linguistique, elle-même biaisée par une autre aliénation confondant la langue kabyle avec la langue amazighe mise en avant. Les élites kabyles, de peur d’une imputation « séparatiste », avaient de la gêne à s’assumer en tant que Kabyles.

Aujourd’hui, le miracle est là. L’opinion générale en Kabylie sait que notre avenir ne peut se réaliser que dans et avec nos propres institutions. Le président du MAK l’a si bien exprimé dans son intervention du 23/11/2012 à At Hemdun, en affirmant que « La solution réside dans la mise en place d’un État Kabyle qui, seul, pourra garantir les droits du peuple Kabyle. » (In tamurt.info du 24/11/2012). Le MAK œuvre désormais pour l’exercice de notre droit à l’autodétermination en tant que peuple kabyle.

C’est l’objectif que nous nous sommes assignés. Nous en avons lancé le chantier il y a bientôt 3 ans. Cela s’est traduit par la mise sur pied de l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) qui nous a valu de coriaces tentatives de déstabilisation interne aussi bien en France qu’en Kabylie. L’Anavad est la pierre angulaire de l’édifice étatique kabyle à construire. Patiemment, il dote la Kabylie des institutions et des attributs de souveraineté nécessaires à la reconnaissance internationale de l’État kabyle. Après l’Agence d’Information Kabyle appelée « SIWEL », l’hymne national kabyle, la carte d’identité kabyle, nous entamons la réalisation d’un emblème national, le drapeau kabyle. La proposition d’un Conseil National Kabyle est, elle aussi, en train de faire son chemin au sein de nos élites.

La feuille de route reste encore longue et nous avançons prudemment. Toutefois, nous accélérons le pas dès que nous le pouvons. Ainsi, viendra aussi le temps pour la création d’organes de protection de la Kabylie car si l’État est la colonne vertébrale d’un peuple, ses corps de sécurité en sont son bouclier.

Je voudrais, à ce niveau, clarifier un certain nombre d’éléments sur notre propre évolution. Nous sommes partis de la revendication d’un statut de large autonomie pour notre région et nous avons abouti à celle de l’autodétermination qui, elle-même va probablement déboucher sur l’indépendance de la Kabylie. Après la visite officielle que nous avons effectuée en Israël, en mai dernier, j’ai été personnellement interpellé sur cette évolution.

Voici l’extrait d’un mail que j’ai envoyé alors à quelques responsables du MAK qui m’avaient posé la question sur ce sujet.

« C’est en 2003, lors de mon 1er voyage aux USA que j’ai remarqué combien l’autonomie n’était pas une cause défendable sur le plan international. Tous les lobbies étaient ravis de me rencontrer. Mais dès que je commençais à parler d’autonomie, je voyais des sourires de déception fleurir les visages autour de moi car cela ne les concernait plus ; c’était une affaire interne à l’Algérie. Ils n’étaient intéressés que par ce qui allait changer la géopolitique.

Ensuite, j’ai beaucoup fréquenté les Catalans, les Basques, les Canariens, les Flamands, les Québécois, les Siciliens, les Sardes…, j’ai lu sur les Écossais et je me suis même penché sur les autonomies ethniques en Chine. A ce jour, je n’ai pas trouvé de peuple autonome heureux ! Pour un peuple il n’y a de vrai bonheur que dans la souveraineté et l’indépendance. Conscient de ce fait, il serait criminel de ma part d’engager la Kabylie pour de nombreuses générations sur la voie d’une impasse politique, comme l’autonomie.

Néanmoins, cette option nous a permis de reconstituer notre identité et notre conscience nationales kabyles. Lorsque nous avons procédé à la mise sur pied du Gouvernement Provisoire Kabyle, l’idée d’une autonomie régionale était déjà dépassée. Jamais, un gouvernement de défiance et de combat n’a été installé au monde pour une autonomie.

Je sais que je bouscule beaucoup notre bien-pensance, mais aussi une base militante acquise beaucoup plus au concept d’autonomie qu’à celui de l’indépendance. Toutefois, en le faisant, je suis dans mon rôle. C’est à moi qu’incombe la délicate tâche de tirer la machine vers le haut, de la tracter vers l’avant et éviter de s’enliser dans le slogan d’autonomie comme s’était englué le MCB dans celui de la seule revendication de tamazight langue nationale et officielle durant plus de 20 ans (…)

Après les dégâts occasionnés au MAK-France par les déstabilisations orchestrées par les adversaires de l’Anavad ayant agi par le biais des infiltrés à la solde du régime algérien et qui ont fait quelques victimes parmi nos éléments, il nous faut rebâtir une organisation à la mesure des défis qui nous attendent. C’est la raison pour laquelle je vous ai demandé aimablement d’être présents à cette fondatrice réunion.

Nous avons à mettre sur pied deux importants départements qui, statutairement, seront organisés sous forme associative. Le département politique qui sera le Réseau Anavad et le département financier qui sera dédiée aux dons pour financer la Kabylie.

Pourquoi le Réseau Anavad ? Il aura pour mission de travailler en réseau pour soutenir le Gouvernement Provisoire Kabyle, en relayer la communication, les mots d’ordre, mobiliser, renforcer les rangs de la cause kabyle autant par les Kabyles eux-mêmes que par tous les citoyens du monde. Le développement d’un réseau d’associations d’amitié avec la Kabylie est un important objectif. Tisser des liens avec d’autres peuples et des organisations politiques démocratiques à travers le monde, créer un réseau d’amis journalistes dans les pays occidentaux pour aider à faire passer le message de l’Anavad sont autant de priorités du moment.

Sur le plan financier, c’est peu de dire que l’argent est le nerf de la guerre. Le Kabyle où qu’il soit se doit de prendre conscience que désormais il faut « donner régulièrement de l’argent pour la liberté de la Kabylie ». C’est ce département financier qui aura à mobiliser les fonds destinés à renforcer nos rangs en Kabylie, à venir en aide aux villageois en détresse, aux quartiers en difficulté dans nos villes, aux associations et aux enseignants de la langue kabyle que nous prendrons en charge. Nous n’avons plus à attendre un drame ou une catastrophe pour courir derrière des dons hypothétiques susceptibles d’en limiter les effets. Il nous faut cet argent bien avant les urgences qui ne manqueront pas de survenir toujours à l’improviste.

J’ai un ami d’une autre communauté dont je tairai le nom et qui m’a fait cette confidence, hier même : « chez nous, quand un riche nous envoie un chèque de 100.000 $, nous nous sentons indignés et nous le lui renvoyons pour lui en exiger un autre d’un million. » Aussi, solennellement, j’appelle nos plus grandes fortunes à participer à la défense et à la construction de l’avenir de notre peuple et de nos enfants, en étant généreux à notre égard. Leur honneur, celui de leur nom et de leur famille le leur commande. Il est temps que chaque Kabyle réalise qu’il n’y a aucun salut qui puisse venir de quelqu’un d’autre que de nous-mêmes. Nous avons notre avenir entre nos propres mains. La seule garantie que je sois en mesure et en devoir de donner pour cet argent est celle de la TRANSPARENCE autant pour la collecte que pour l’affectation des budgets à toute opération sensible et vitale de la cause kabyle et ce, en concertation avec une commission qui sera créée aussitôt la machine de la collecte des fonds est lancée.

Il n’y a pas que les riches et les plus aisés qui sont appelés à contribuer au budget. Les plus modestes ont aussi l’obligation morale de donner ne serait-ce qu’un Euro par semaine. Quand on sait combien de bières dans les pays occidentaux, nos concitoyens consomment, ils peuvent de temps en temps inviter notre cause commune à leur séance de boisson en mettant un Euro, un dollar, à chaque fois dans la boite de la solidarité kabyle.

Chers amis. Le moment est venu de nous mettre au travail. Déjà, un rassemblement nous attend dimanche 16/12/2012 à 15 h au Trocadéro pour interpeller le président français sur son voyage en Algérie et lui demander d’évoquer avec ses interlocuteurs la question kabyle et le droit du peuple kabyle à son autodétermination. Chacun d’entre vous ici présent est déjà en devoir de venir avec ses amis pour faire entendre notre voix auprès de la France qui nous froisserait si elle apportait, à travers ce voyage, sa caution à un État militaire raciste, antikabyle et antidémocratique. J’ajoute qu’en Kabylie, un rassemblement est aussi organisé par le MAK devant l’ancienne mairie de Tizi-Ouzou le mercredi 19/12/2012 à 11H du matin.

Enfin, pour la création de ces deux départements, je vous propose que nous nommions provisoirement à leur tête M. Ahcene Hettal comme président du Réseau Anavad, et Gaya Izennaxen comme président de la Solidarité Kabyle.

Tanemmirt

M. Ferhat Mehenni président du GPK
Montreuil, le 08/12/2012 « 


En ce qui concerne les dons réclamés par Ferhat quel crédit pouvons-nous accorder à une personne qui est liée à un voleur ?

Pour info Mohand Barache, président de l’association Taferka, a détourné à son profit les vêtements, denrées et médicaments destinés aux sinistrés lors du tremblement de terre en Kabylie en 2003.

Ces produits étaient entreposés, dans une pièce du local de son association, dans l’attente d’être transportés en Kabylie.
Le président de cette association a pris la liberté d’ouvrir les paquets pour se servir et distribuer à ses proches ce qui l’intéressait.

Lorsque le camionneur s’est pointé pour prendre les dons, il n’y avait plus rien !

Devant ma colère, Mohand Barrache pour se justifier, m’a montré une lettre des services de la mairie de Montreuil qui le remerciaient pour avoir permis par « ses dons » de vêtir plusieurs centaines de familles de Roms de la commune !

Il m’a dit qu’il estimait que les Kabyles n’avaient pas à porter les vêtements qui, selon lui, n’étaient pas « halal ».

 

4 Commentaires

  1. L’option d’indépendance de la Kabylie a muri, et grâce à Ferhat elle n’est plus tabou. Le mérite ne réside pas dans le fait qu’on ait prononcé le premier l’option d’indépendance de la Kabylie. Mais le vrai mérite réside dans le fait de sortir cette option du statu tabou et de la rendre « fréquentable » et respectable comme solution auprès du Peuple Kabyle. Voilà le mérite de Ferhat qui a permis aujourd’hui que des millions de jeunes Kabyles scandent avec fierté « indépendance de la Kabylie » et a permis de réduire désormais ceux qui criaient « unité nationale » au statut « d’algérianistes » honnis par cette jeunesse.

    Se comparer a Ferhat et dire qu’on a eu cette idée d’indépendance le premier est grotesque et ridicule ! Beaucoup d’individus ont certainement prononcé cette indépendance depuis la nuit des temps. C’en est une chose de le dire et une autre de l’ancrer auprès des siens. Le MAK qu’on traitait de tintamarre il y a quelques années est devenu grâce à Ferhat et ses amis le Mouvement Kabyle, la force politique la plus importante de Kabylie, le peuple Kabyle lui donne toute légitimité pour le représenter.

    Bien entendu le parcours pour faire ancrer l’idée d’indépendance n’est pas linéaire, il est venu après l’épuisement des autres combats, linguistiques d’abord, ensuite humaniste, puis autonomiste et enfin indépendantiste. Ferhat a été de tous ces combats : Tamazight, droits de l’homme, rcd, autonomie et aujourd’hui autodétermination de la Kabylie.

    Quand on respecte un Peuple, en l’occurrence ici le peuple Kabyle, on respecte ses symboles.

  2. Nous conseillons fraternellement notre ami Ferhat de s’occuper de la chanson dans laquelle il exelle et par laquelle nous l’avons connu et respecté.
    Quant à la soit distante autonomie, je pense qu’il ne peut s’agir que d’un titre d’une chansonnette.
    Bonne composition ya cheikh Ferhat Mhenni

    • le peuple fière de la kabyle te conseille fraternellement a toi et a tes employeurs arabo khoroto envahisseur de laissé le peuple kabyle décidé de leurs avenir sur leurs terre souillé par les hordes venu d’orient, vous n’arrivais jamais a la cheville de notre PRESIDENT DA FARHAT c’est grâce a ces chansons que nos yeux sont ouverte sur l’envahisseur arabe et leurs secte diabolique appelé islam ou izan.

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