Le « Ben » a-t-il rejoint… le « Bou » ?

Qu’en est-il de notre 1er président Ahmed Ben Bella ? Pourquoi tant de secrets ?

Un article, en vers, rappelant certains faits de notre premier président… en ces jours où il y a des questions sur sa santé… Il faut quand même avouer que beaucoup d’entre nous seront loin de finir à 96 ans !

Oh bon vieil Ahmed, notre premier président,
Le grand et vaillant adjudant

De la ville de Maghnia
Et grand chef du clan d’Oujda :

Beaucoup vous ont sincèrement aimé
Et si certains vous ont même adoré

Du massif des Aurès jusqu’en Oranie
Ce qui n’était pas du tout le cas en Kabylie

Terre de ce peuple berbère qui a sacrifié
Tant de femmes et d’hommes pour une liberté

Que vous leur aviez totalement volée
Vous qui êtes rentré de force à Alger

Avec dédain, mépris et la plus grande indifférence
Tout juste après onze semaines d’indépendance

Vous qui aviez pris le pouvoir sans regret
Grâce aux armes lourdes, canons et mortiers

De ces armées planquées au Maroc et en Tunisie
Pour proclamer et instituer notre Algérie

Officiellement arabe et musulmane
À l’encontre de l’œuvre d’Abbane Ramdane

Et de ses textes rédigés lors de son programme
Plus connu comme « Congrès de La Soummam »

Le père sans équivoque de notre Révolution
Vérité que vous avez cachée à toute la Nation

Ce génie qui avait préconisé notre Algérie
Comme une Fédération de Six Etats Unis

Ces premières “Willya” toutes autonomes mais unies
Autour du Grand Alger capitale de notre pays l’Algérie.

Cet homme que vous aviez fait assassiner
Tout en étant enfermé à la prison de la Santé

Par peur de ses idées démocratiques
Mais surtout pour ses principes laïques .

À quand l’adieux mon adjudant de Maghnia
Vous le grand chef du clan d’Oujda ?

Vous qui préfériez vous battre contre nos voisins
Et embêter les frères marocains

Pour détourner ailleurs toute l’attention
Quand nous avons brandi la sécession

Vous qui idolâtriez un chef d’État lointain
Gamal Abel Nacer, ce colonel égyptien

Qui nous a envoyé des instructeurs arabisants
Dont beaucoup en fait étaient sortis de ses prisons

Vous et votre politique des biens vacants,
Beaux discours avec annonces faites publiquement

Pour votre socialisme, toutes ces nationalisations
Qui n’ont fait que faire fuir capitaux et investissements

Au point de faire faire au pays ce grand pas en avant
Alors qu’il était au bord d’un gouffre béant…

Est-ce l’adieux mon adjudant de Maghnia
Vous le chef du clan d’Oujda ?

À voir votre santé peu à peu se dégrader
Et comme on le dit avant d’en arriver

A ce fameux boulevard des allongés
Puis-je simplement vous rappeler :

Vous qui jadis aviez aussi admiré
Ces stars de foot nommées Garrincha et Pelé. [1]

A vous qui aviez surtout tracé tout droit
Tous ces chemins avec leurs voies

Au sinistre colonel Boukharouba
Qui voulut voir tous les Kabyles la tête en bas

Et aussi pour ce petit nain de Bouteflika
Qui a presque fondé son premier Califat,

Vous qui aviez fait de moi un parfait étranger
Sur ma terre natale au point de m’exiler.

Refusant absolument toute soumission
Fussent-elles islamisation ou arabisation…

Tout le reste est oublié ou alors futile
Après maintenant 45 ans en exil

Et il ne reste presque plus rien d’important
Car dans la vie tout s’efface avec le temps,

Sachez toutefois que pour ma part et sans vous mentir
Il n’y aura ni pleur, ni larme, ni sanglot ni même un soupir…

Car je n’aurai pas la moindre peineRetour ligne automatique
Quand vous rejoindrez votre colonel, l’autre Bou… Mr. Ben !

Sans rancune, ni regret et toujours aussi respectueusement que…

Kabyle… ment votre,


ǝ-miss Ṁuḥend Ṻjaεƒer

Notes

[1Il est bien connu que Le Putsch du 19 Juin 1965 a eu à la faveur du fait que le président Ben Bella s’était déplacé à Oran voir une sélection brésilienne de football qui avait été invitée à jouer contre la sélection algérienne… avec Garrincha et Pelé vedettes qu’il avait d’ailleurs reçus officiellement 2 jours.

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