Le café à Wizrane

Mesdames et messieurs, finalement, avec une année de retard, j’ai enfin ouvert mon modeste café dans le village.

Un café dont les tables sont des portes anciennes kabyles et les tabourets, des troncs de 200 ans. Croyez-vous que cela impressionne nos villageois ? Non ! J’ai eu droit à toutes les lamentations possibles. La meilleure vient de mon ami Mouloud Barache qui a dit : « Tu veux nous faire asseoir sur des troncs coupés comme des hiboux. »

Ils viennent jouer à la Ronda et aux dominos et prennent le plaisir de me faire courir pour 20 dinars, l’équivalent d’un centime et demi. Je me complais dans mon rôle de larbin pour mes amis et je prends ces pièces de 20 dinars de leurs mains comme un chercheur d’or découvrant une pépite d’or dans les rivières de l’Alaska.

Il y a deux raisons d’ouvrir un café : Une pour vivre et l’autre pour rire. J’ai opté pour la dernière.

Hmimi O’Vrahem

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