Le journalisme algérien : un asile pour la médiocrité

J’ai récemment eu à me prononcer et à défendre un journaliste algérien du nom de Kamel Daoud, qui a été attaqué avec véhémence par Ennaher. Comme la plupart des gens qui croient à la liberté d’expression, je défendrai tout ce que Ennaher attaque. Car ce media de mauvais augure, en presse écrite ou en audio-visuel est une organisation étatique et arabo-islamique qui injecte les citoyens Algériens de leur dose quotidienne de médiocrité. Ennaher peut simplement être comparé à un mauvais chien médiatique qui aboie quand il voit un arbre.

J’ai défendu Kamel Daoud sans avoir lu son article, ce journaliste a été vanté sur ce network social comme une plume qui fait saigner et n’ayant jamais lu un article de lui, j’ai décidé d’aller sur Algérie-Focus pour voir de quoi il s’agissait. L’article en question devait dénoncer l’armada de policiers et de gendarmes réquisitionnée pour le mariage du fils du patron de la DGSN à Oran. L’article ne touche cette dénonciation que dans les deux derniers paragraphes qui comportent cinq ou six paragraphes. Un lecteur impatient aurait simplement abandonné sa lecture sans parvenir à la fin de l’article comme j’allais le faire. En fait, au lieu d’avoir un article qui nous renseigne sur le gaspillage de l’argent du peuple algérien, monsieur Kamel Daoud nous fait l’éloge de notre très cher dictateur : Houari Boumedienne. En lisant son article et ne connaissant pas Boumedienne, il serait très facile de croire qu’il parlait de Nelson Mandela, Ghandi ou de Mao-Tse-Tong. Or, ce dictateur n’avait aucune vision politique à part celle de réprimer son peuple, de gouverner avec l’épée et de couper la tête de tous les hommes qui le dépassaient en Algérie. Il avait assassiné toutes les têtes pensantes de l’Algérie et entama l’arabisation qui a abruti toutes les générations jusqu’à présent, une révolution agraire qui mit l’Algérie et son peuple à genoux. L’Algérie médiocre, perdue, corrompue, et ce même patron de la DGSN que vous critiquez aujourd’hui sont les fruits des arbres que votre très cher dictateur a plantés. Le pire, c’est que vous avez reconnu ses crimes dans l’article, mais pour vous, les moyens justifient la fin. Vous emballez le tout dans un décor poétique de : « le crime et la rime ».

Monsieur Daoud, dans tout cet amas de médiocrité journalistique, quand vous manquez d’inspiration, achetez le journal Liberté et allez a la dernière page. Sur cette page, à côté des caricatures de notre artiste Ali Dilem, il y a un journaliste du nom de Mustapha Hamouche qui tient encore le flambeau du journalisme algérien.

Hmimi Brahimi

Pour lire l’article de Kamal Daoud cliquez ici

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