Le PANAF et nos « aartistes » (*)

Depuis le début de la déferlante intégriste en 1992 où l’auteur de « Nekwni s-ccâb amekhus, kra yedhran yidnegh d rus, Mazal nekkat-assen afus, Agh-yexdeâ Rebbi » (et d’autres) a observé un silence « religieux » face au génocide islamiste et depuis son allégeance à Bouteflika et son fameux applaudissement au nain d’Oujda qui, le moins qu’on puisse dire, est venu instaurer l’amnésie collective et installer durablement la Kabylie dans une logique de non développement en la dépossédant d’abord de tous ses repères et de la priver ensuite des projets structurants ; chose qu’il a justifié 10 ans après son règne, devant une salle d’applaudisseurs opportunistes à Tizi-Ouzou, par le fait que la région accuse une crise du foncier ; ceci au moment où dans chaque commune de la Kabylie, des stades communaux, des usines en faillite et des terrains abandonnés sont squattés par des bataillons entiers des forces de sécurité et de l’armée ! La wilaya de Béjaïa vient de « bénéficier » de deux méga projets qui consistent en une prison et une des plus grandes unités de la gendarmerie dans le pays !

L’auteur de « Nekwni s-ccâb amekhus, kra yedhran yidnegh d rus, Mazal nekkat-assen afus, Agh-yexdeâ Rebbi » (et d’autres) participera aussi aux fameuses manifestations « L’année de l’Algérie en France« , « Alger capitale de la culture arabe » et récemment, le « Panaf« , tous dédiés à la gloire du régime et de Bouteflika en personne avec des budgets astronomiques qui n’auront servit au final qu’à corrompre encore et encore et à gaspiller encore et toujours au moment où la culture est agonisante au pays de l’amnésie et des reniements.

Je sais, je sais, on me l’a déjà dit, je suis l’oiseau de malheur qui sème la discorde et qui empêche les nouveaux apôtres de la paix retrouvée de semer les graines de la concorde, puis de la charte pour la paix et la réconciliation nationale et enfin, celles de l’Amnistie générale qui viendra. N’est-ce pas Mohamed Gharbi, toi qui se consume dans l’indifférence générale dans une cellule pendant que des sanguinaires de la pire espèce reviennent des maquis, après avoir perpétré un génocide, narguer les orphelins, les veuves, les mutilés à vie, investir en blanchissant leurs fortunes de « guerre », devenir les membres de la très fermée nouvelle bourgeoisie algéroise et envoyer des Mohammed Gharbi en tôle et des Boussenane Rabah, alias Birabah, six pieds sous terre…

Kunwi s-icennayen imekhas

Tedrem di ddel d tskerkas
Tefkam tayets i lhukam
Trekdhem isegh twalam
tetsadrem-d yerna Lwénnas
akken akwen-amnen imeghvan
Tekkatem afus i wfuhan
akken ad trebbim ikesman
kwen-ixdeâ Rebbi

Vous chanteurs de malheur
Pataugeant dans l’intrigue
Prêtant allégeance aux tyrans
Piétinant la dignité
Evoquant faussement Le Rebelle
Pour flouer les plus crédules
Vous applaudissez le répugnant
Pour des dividendes de misère
Soyez-en maudits !

 

https://www.youtube.com/watch?v=9fedniGQlBM

Allas Di Tlelli

(*) « Aartiste » : Expression ironique de Mohia

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire