Le rapport à l’école des immigrés

Deuxième et troisième générations

Dès la fin du XIX° siècle, en France, l’immigration devient un enjeu politique important. On compte sur les deux derniers siècles 3 grosses vagues d’immigration et de ce fait, 3 grandes périodes de récession (correspondants bien entendu aux différentes périodes d’expansion et de récession économiques).

Alors qu’en 1860/1880, l’on comptait environ 1 Million d’étrangers (Belges et Rhénans), on compte en 1920/1930 plus de 3 millions d’étrangers (chiffres sous estimés puisque les ressortissants des colonies françaises n’étaient pas comptés : Indochine et Afrique du Nord) : Italiens, Juifs Polonais, Russes et Arméniens.

1930 la crise économique de Wall street bloque le phénomène migratoire. On assiste à une flambée de xénophobie (l’élément exogène est ciblé comme étant responsable de la misère sociale).

1960/1974, nouvelle période d’expansion : développement du travail à la chaîne et flot d’immigration très important notamment du Portugal et d’Afrique du nord. Le flot des migrants d’Afrique est composé d’une part de travailleurs venus d’un milieu rural et analphabète, d’autre part de migrants d’un niveau social assez élevé, venus pour étudier ou pour demander l’asile politique.

1975 : Crise économique et fermeture des frontières : on arrête le recrutement à l’étranger. Si l’immigré des années 40/60 avait le profil d’un jeune homme célibataire qui venait en France pour gagner assez d’argent en vu d’un projet dans le pays d’origine, on assiste, dès la fermeture des frontières, à un phénomène de stabilisation de cette catégorie d’immigrés, (stabilisation voulue par les pouvoirs politiques) qui songent de plus en plus à s’insérer socialement en France, se marier (regroupement familial ou non) avoir des enfants… Bref, vivre en France.

Cependant, c’était sans compter sur la crise et la politisation de celle-ci avec l’avènement d’un groupuscule d’extrême droite qui allait faire du phénomène migratoire son fond de commerce … (FN)

Si les immigrants de la future Union européenne sont passés quasiment inaperçus, cela est dû aux caractéristiques sociales, culturelles mais surtout cultuelles de ceux-ci. Et au degré de tolérance du pays qui accueille. Ainsi, le dernier arrivé est toujours celui sur lequel on s’attarde, et qu’on stigmatise relativement facilement au vu de sa soi-disant non capacité à être assimilé. Si en 1920, on s’attaquait plus facilement à l’immigré italien ou polonais, dans les années 70, l’élément africain sera la cible de tous les médias. De nos jours, dans certains quartiers l’élément chinois est celui qui apparait comme le plus difficile à assimiler car semblant refuser toute intégration à la société française. De même l’élément roumain (bien qu’européen) semble avoir ses propres codes sociaux à l’instar des populations sikhs (je vous renvoie à la problématique des turbans sikhs à chaque rentrée scolaire dans les lycées à forte immigration pakistanaise et/ou indienne.)

Et, quelques années plus tard, dans les années 80, ces fameux médias se polariseront sur la jeunesse issue de cette immigration. On a commencé à parler dès lors de jeunes immigrés de 2e et 3e génération.

La question que je vous pose est : Qu’est ce qu’un jeune immigré de 2e et 3e génération ? Qu’est ce qu’un jeune issu de l’immigration ? Ce lieu de naissance excessivement étrange et qui n’apparaît sur aucune carte de France ?

Mais en cherchant bien, je me suis aperçue que quand dans les années 80/90, les médias parlent des 2e et 3e génération, nul doute qu’ils parlent de ces petits français aux noms exotiques et à la peau pas très blanche dont je rappelle que les parents se sont inscrits dans un mouvement migratoire qui a parfois plusieurs décennies. Voire déjà un siècle, avec notamment l’Algérie et les transferts de main d’œuvre bon marché dans les années 1860/1880 puis plus tard en 1920 sur Marseille, pour casser le mouvement de grève des ouvriers italiens.

Parmi les populations dites « immigrés » dont on sait le moins de choses, ou dont on sait le plus de choses fausses (c’est comme vous voulez) figurent les populations africaines, et notamment nord africaines.

On les appelle Arabe, beur, rebeu, musulman ou 2e et 3e génération pour faire plus classe. Ces termes sont des appellations fausses dû je le répète à une méconnaissance de cette Afrique du Nord. Le terme ARABE désigne les habitants de la péninsule arabique, et aucunement les Nord-Africains, le terme musulman renvoie à la sphère privée et à la religion et ne désigne aucunement un peuple (le séfarade et l’ashkénaze n’ont que peu à voir en commun).

Beur et son verlan rebeu sont issus quant à eux, de la gauche caviar des années 80. Parce que ça faisait pas bien de dire Arabe, alors on préférait beur (sachant que beur est déjà le verlan d’arabe)… Pour la petite anecdote, j’ai eu un jour à répondre à un journaliste sur une radio FM qui me parlait de moi comme jeune beur, ce à quoi je réponds : désolée mais je n’ai pas la sensation d’être une matière grasse). Si tel était le cas, je préférerais encore l’huile d’olive de mes ascendants kabyles.

Bref rappel historique de cette zone géographique liée depuis l’Antiquité avec ce qu’on appelle communément l’Occident. Nous verrons que notre méconnaissance de l’entité nord africaine dans sa diversité parfois par les jeunes eux-mêmes (et par ailleurs leur famille) est tout à la fois source de conflits et de stigmatisation.

 I – Données sociolinguistiques d’Afrique du Nord

Les populations autochtones de l’Afrique du Nord sont les Berbères. Je vous renvoie à Carthage et aux différents comptoirs phéniciens. Zone stratégique importante, la Berbérie ancestrale allait être le terrain propice en invasions en tout genre. Sept peuples au total allaient se succéder pour régner sur une immensité territoriale qui englobait les actuels Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Mauritanie (dont la totalité du désert saharien).

Parmi les différentes invasions, les Romains, Vandales, les Arabes, Byzantins, encore les Arabes, les Turcs, les Français.

Parmi les plus douloureuses, et les plus sanguinaires l’invasion arabe qui je vous rappelle venait pour répandre le message coranique et islamiser cette Berbérie païenne, voire juive (le premier élément exogène en Afrique du nord est juif) ou chrétienne.

En deux vagues d’invasion, l’islam allait peu à peu se répandre dans les campagnes, les gens n’ayant d’autre choix que de se convertir à l’islam sous peine d’être tués par les envahisseurs arabes.

Du fait de la sacralité de la langue arabe, langue du Coran… en même temps que l’islamisation allait se développer une arabisation du territoire.

Double phénomène qui allait rencontrer des zones de résistance. Comme à chaque fois qu’il y a une invasion, les populations autochtones se rabattent dans les endroits les plus inaccessibles du territoire. Ainsi les populations réticentes à l’arabisation et à l’islamisation se sont réfugié dans le désert saharien et dans les différents massifs. Ainsi, coupés du reste du territoire (plaines et villages arabisés entre temps) les groupes isolés allaient continuer à vivre et au fur et à mesure des années et des siècles, leurs langues allaient également évoluer et l’intercompréhension entre ces populations quasiment impossible. Les Berbères réfugiés au Sahara étaient les Touareg, ceux qui se sont réfugiés dans les montagnes du Maroc actuel allaient donner ce qu’on appelle les Rifains et les Amazigh, et dans l’Algérie actuelle, les monts du Djurdjura et les Aurès allaient devenir les très célèbres kabyles et les Chawis.

Tout ce petit monde allait vivre ensemble sans trop se côtoyer puisque je rappelle qu’entre temps l’invasion turque avait eu lieu. C’est cependant la colonisation française qui, profitant de l’ambiance de désordre du début du XIXe siècle, va travailler à l’opposition entre “l’Arabe” et le “Berbère” dans le cadre de sa politique : “Diviser pour mieux régner” Or je rappelle que pour le moment, il n’y a que des berbères islamisés ou judaïsés.

Je vous passe la guerre d’Algérie qui n’a pas d’importance en soi mais il faut savoir que le FLN, à l’instar des pouvoirs marocains et tunisiens au lendemain des indépendances allaient définir L’islam et l’arabe comme fondement du nationalisme.

Nous sommes sur fond de guerre froide à l’époque et l’affaire du canal de Suez allait faire de Nasser, un véritable héros auxquels allaient s’identifier toutes les anciennes colonies. On allait assister à la Oumma islamiya, sorte de troisième force plutôt prosoviétique qui prend pour fondement la religion musulmane.

Cependant c’était sans compter sur les forces de résistance nord africaine, notamment kabyles et chawis. Depuis les années 60, on assiste à une guerre idéologique sans relâche pour la reconnaissance et l’officialisation de la langue mère, à savoir le berbère.

Dans les années 70, voyant que les mouvements berbéristes prenaient de l’ampleur, les États concernés allaient prendre des mesures qui sont à la base du déracinement culturel de l’Afrique du Nord. Ainsi des politiques d’arabisation et d’islamisation de l’Algérie et du Maroc avaient pour dessein d’éradiquer ce qu’ils appelaient l’invention berbère de la France.

En manque de légitimité, cette négation allait devenir une constante de l’Afrique du Nord depuis les années 70. Toute référence à cette dimension est ipso facto condamnée et ses défenseurs mis sur le banc des accusés. Tous les textes fondateurs de l’Algérie restent unanimes sur ce sujet. Au lieu de composer avec cette donnée objective, une politique d’arabisation a été menée contre les groupes berbérophones, notamment la Kabylie qui manifestait — et qui le manifeste toujours — une résistance contre cette croisade du pouvoir.

 II – Émigration et Intégration

Retour en France : L’intégration des immigrés et de leurs descendants au sein de la société s’est posée assez tardivement, comme du reste dans les autres pays européens. Deux raisons peuvent être évoquées pour expliquer ce retard. La première tient au projet migratoire lui-même. Beaucoup d’immigrés ont envisagé leur immigration comme un événement temporaire. Contrairement aux émigrations outre-Atlantique, les émigrations au sein et vers l’Europe n’ont que très rarement été considérées comme des mouvements définitifs. Dès lors, l’imaginaire du retour au pays a été très présent au sein des familles immigrées.

De leur côté, les autorités publiques ont également pensé l’immigration comme un phénomène provisoire. L’immigration était réduite à sa fonction d’adaptation conjoncturelle de la main-d’œuvre. Je vous renvoie aux classes ELCO (langues et cultures d’origine qui sous couvert d’un intérêt culturel certain et d’accords bilatéraux entre les pays concernés permettent aux familles d’apprendre à leur progéniture les langues (OFFICIELLES : arabe classique que 90% des Algériens ne comprennent pas) des pays d’origine en vue d’un retour un jour peut-être…

J’aimerais revenir sur un point de sémantique assez important. On nomme immigré celui qui réside habituellement en France mais qui n’y est pas né. Et est étranger celui qui n’a pas la nationalité française. Or avant 1993 et les lois Pasqua tout enfant né sur le territoire français bénéficiait du droit du sol. Il est donc Français.

A ce titre, immigré de 2e et 3e génération ne veut absolument rien dire. Au fur et à mesure, on allait se rendre compte que les petits bonhommes nés en France de parents étrangers n’avaient aucune intention de retour au pays, puisqu’ils n’avaient quasiment pas de lien ou si peu avec le pays d’origine de leurs parents ou grands-parents. De plus, il n’y eut aucun mouvement migratoire de la part de ces jeunes donc il n’y a pas lieu de parler d’immigration. Ce qui pose souci, aujourd’hui, est la prise en compte de la nécessité d’intégrer et d’insérer socialement ces jeunes ainsi que leur famille, dont on s’est très peu occupé dans les années 70 pour les raisons que l’on connaît : le passé colonial, la guerre (en ce qui concerne l’Algérie) et la différence de religion (cf. l’expression coloniale : Français indigène pour indiquer celui qui ne partageait pas notre religion mais dont on partageait la terre, le colonisé en somme).

Ainsi, les Français d’origine nord africaine sont ceux dont on sait le moins de choses, et pour lesquels on prétend le plus qu’ils sont inassimilables. Bien sur, l’on oublie de dire qu’ils sont également à l’instar des populations d’Afrique noire et actuellement sud américaine victimes de la ghettoïsation. Des familles entières sont campées dans des cités HLM de banlieues où on les répartissait (et encore aujourd’hui) selon leur origine ethnique. Pour info, 15 à 20 % des 0/25 ans auraient un de ses deux parents né en Afrique. Ce chiffre peut atteindre 60% dans des villes comme St Denis.

Ghettoïsation et paupérisation de ces banlieues allaient favoriser le rejet de la part de ces jeunes de cette société dont ils sont issus en ayant la sensation de ne pas être véritablement reconnus par celle-ci. De plus, la fragilité de leur identité d’origine (avec les processus d’arabisation post indépendance) allait faire de ces générations de jeunes des populations déchirées entre une aspiration à l’intégration, voire à l’assimilation, et la nécessité de trouver un point d’ancrage, dans une tradition identitaire, et quand on n’y arrive pas, par méconnaissance le plus souvent, et bien on s’en invente ou on s’identifie à des communautés qui nous semblent proches.

Contrairement aux discours simplistes, répercutés dans certains médias qui perçoivent les identités collectives et personnelles comme des entités immuables, cette population n’est pas homogène. Elle révèle, au contraire, la complexité des constructions identitaires et des sentiments nationaux.

En l’état actuel du débat sur l’intégration en France, la réaffirmation de l’imaginaire national sans prise en compte de la diversité culturelle peut amener à des positions de repli ou à l’exacerbation de revendications contraires à la citoyenneté « à la française ».

Qui dit citoyenneté dit alors Institution scolaire. Celle-ci a un rôle éminemment important à jouer. En deçà de la vision simpliste de la réussite ou non des enfants d’immigrés, il est bon de s’interroger sur les éléments qui peuvent expliquer, les échecs cuisants et/ou les grandes réussites.

 III – Le rapport à l’école des enfants d’immigrés

 1/ La culture d’origine

Mieux l’identité culturelle d’origine est connue, plus les projets et l’envie de s’en sortir, via l’école, sont pertinents, ont du sens. En effet, celui qui sait d’où il vient, sait sans aucun doute où il va puisqu’il a des repères.

 2/ Le positionnement des familles

Joue également un rôle primordial. Les valeurs et l’importance que la famille donne à l’école, bien qu’elle soit souvent dépassée par sa méconnaissance de l’institution. D’ailleurs, les enfants jouent un rôle important en aidant leurs parents, famille et amis dans les échanges qui nécessitent une bonne maîtrise de la langue quand ceux-ci sont non francophones. Dès lors, si les parents estiment donc et prennent acte du fait que l’école est outil de promotion sociale, alors le jeune sera accompagné et « aidé » par ceux-ci. Il y a de fait mobilisation de la cellule familiale autour du fait scolaire.

 3/ La crise économique

Si les parents persistent à croire que leurs enfants trouveront du travail s’ils réussissent à décrocher un diplôme, les jeunes savent pertinemment que ce n’est pas le cas. On assiste peu à peu à une perte de sens à leurs yeux de l’école et de sa culture de l’effort.

 4/ La ghettoïsation et la paupérisation : le phénomène banlieue

Parallèlement à cette désillusion provoquée par la crise économique, les jeunes évoluant en banlieue, prennent conscience de leur quasi impossibilité à être comme les autres, à avoir un travail, un logement etc. Se développe les très rentables réseaux de commerce parallèle. La société dans laquelle ils ne peuvent s’insérer les révulse. Attention ce phénomène ne touche pas forcément que des immigrés mais l’ensemble des populations défavorisées. C’est le repli sur soi et la victimisation. On s’identifie en termes d’oppositions de valeurs et de caractéristiques. Cette perte d’espoir peut prendre parfois des formes violentes : les jeunes de banlieues rejettent tout ce qui est socialement « loin » de leur cité.

On assiste à des replis communautaires et on s’invente une identité « commune » pour cimenter et légitimer notre existence et ce ciment s’appelle la religion (Religere en grec, relier entre eux les gens…) et parmi elles, l’islam.

Avant d’aller plus loin, je tenais juste à rappeler que l’islam nord-africain n’a rien à voir avec les mouvements religieux qui émanent des banlieues. En Afrique du Nord, la religion est plus un ensemble de coutumes qu’un socle religieux en tant que tel. Les mosquées, les cathédrales et les bars se côtoient sans aucun souci et si le ramadan reste plutôt suivi, ce n’est que parce qu’il est culturellement teinté. C’est plus une coutume qu’une considération religieuse. C’était également le cas en France ainsi que le montrent les chiffres d’une enquête réalisée il y a quelques années auprès de familles d’origine nord africaine.

L’enquête fait éclater la globalisation de l’islam que pratiquent volontiers les médias. Les différenciations sont nombreuses et d’abord selon le pays de naissance : on observe par exemple 29% de pratique religieuse régulière chez les immigrés venus d’Algérie, 36% chez ceux de Turquie et 40% chez ceux du Maroc. La diversité est encore plus grande à un niveau plus fin. Ainsi, la plus grande pratique régulière est celle des Mandés d’Afrique Noire (65%).

Les immigrés d’Algérie sont les moins pratiquants. Leurs enfants nés en France (âgés de 20-29 ans) montrent une indifférence religieuse égale à celle des autres Français du même âge : non croyants et non pratiquants y sont aussi nombreux (près de 70% des hommes et 60% des femmes) et la fréquentation des lieux de culte est rarissime.

Dans ce cadre, leur attachement au respect du ramadan et des interdits alimentaires (environ deux tiers des jeunes d’origine algérienne déclarent jeûner pour le ramadan et ne pas manger de porc ; la moitié déclare ne pas boire d’alcool) reflète plus une fidélité aux origines et aux parents qu’une assiduité religieuse.

L’islam à la française, quant à lui, est une des conséquences de la ghettoïsation et de la pauvreté ambiante. On se sent rejeté, victime de racisme ou de discrimination. On se sent rejeté alors on rejette tout ce qui n’est pas soi. Et comme on sait difficilement ce qui est soi, on se réfugie derrière cette force qui vient d’ailleurs et qui fait peur à l’Occident : l’islam radical. Ce positionnement radical est donc une sorte d’identification, il est une forme de communautarisme. Et un frein certain à l’intégration. La plupart de ces jeunes se disent : “djihadistes internationalistes” et ils s’auto marginalisent.

La situation actuelle est critique : si la majorité des jeunes issus de l’immigration réussissent très bien à l’école, qu’ils n’ont pas vécu la perte de sens d’un rapport au savoir constructif, et d’une insertion sociale effective, il n’en demeure pas moins qu’il subsiste encore une partie de ces jeunes, notamment ceux de banlieues qui posent de sérieux problèmes. Or l’institution scolaire ne peut pas, à elle seule, tout faire. Elle ne peut résoudre ni les crises identitaires et encore moins la crise économique qui atteint de plein fouet les banlieues ghettos. Cela dit, en tant qu’éducateurs, nous nous devons de lutter contre les mouvements sectaires ou obscurantistes quels qu’ils soient mais aussi contre toutes les formes de discrimination. L’école ne doit pas être un lieu de relégation à l’instar de la société actuelle (discrimination à l’embauche et délit de faciès) Il est du devoir des pouvoirs politiques de réagir et d’assumer les conséquences de ses actes. Mais c’est une autre question …

Par Tayirat Tous droits réservés

N.B. : Selon l’Onu, un « migrant » est une personne qui est née dans un autre pays que celui dans lequel elle vit. Les statistiques françaises retiennent la même définition, mais avec une précision supplémentaire : « toute personne qui est née étrangère dans un autre pays que celui dans lequel elle vit » (les personnes nées hors du territoire national de parents français – diplomates, expatriés, etc. – sont donc, quand ils reviennent en France, des migrants aux yeux de l’Onu, mais pas de la France).

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