Le suicide d’Athènes à la Kabylie…

ATHENES : Dimitris Chrisoula, un retraité de 77 ans, s’était suicidé mercredi 04 avril 2012 .

Résultat : Samedi 07 avril 2012, un rassemblement de plusieurs centaines de personnes pour lui rendre hommage a eu lieu devant le Parlement grec. Des opposants, des artistes, des intellectuels… se joignent à la foule et des messages sont lus pour saluer la mémoire et le geste du défunt. Un message du compositeur et chantre de la résistance à la dictature des Colonels (1967-74), Mikis Thédorakis, devenu un pourfendeur de la cure d’austérité infligée au pays surendetté par l’UE et le FMI, a également été lu. Un citoyen prend le micro est lance à la foule en s’adressant au retraité disparu : « Nous avons reçu ton message, nous continuerons à lutter ».

KABYLIE 2012 [1] : Le suicide frappe quotidiennement des personnes de tout âge, en majorité des jeunes sans perspectives et vivotant dans la misère et un désarroi multidimensionnel du fait d’une politique désastreuse du régime dictatorial et kabylophobe d’Alger ; une véritable hécatombe qui se banalise.

Résultat : Les politiques versés entièrement dans leur carriérisme, effleurent à peine le phénomène lors des campagnes électorales. Les artistes officiels (à ne pas confondre avec certains vrais artistes indomptables et qui ne se nourrissent pas aux râteliers du Pouvoir), ayant gouté à un certain pognon, n’y prêtent guère attention. L’élite, invisible ou inexistante, est à inventer ou à découvrir et/ou à redéfinir. La population, travaillée en profondeur par la manipulation massive du régime et l’endoctrinement d’un islamisme rampant, réagit systématiquement et à chaque nouveau cas de suicide par ceci : “que dieu te pardonne et t’accueille dans son vaste paradis. Amine

Quand la religion, plus que jamais opium des peuples, lobotomise les consciences, brouille la perception, enfonce la réflexion et l’intelligence dans le formol et sacralise la résignation…

par Allas Di Tlelli
Samedi 7 avril 2012, 21:16

Notes

[1La Kabylie de 2012 n’est presque plus celle d’il y a 15 ans bien qu’elle soit encore loin d’être sous domination d’un islamisme qui reste encore marginale malgré la démobilisation profonde de la société du fait d’une élite médiocre et/ou servile et/ou défaillante, des politiques décevant qui ont d’abord abandonné la société aux quatre vents avant que celle-ci les rejettent totalement, d’une corruption qui transforme des personnalités en clientèle du régime produisant son lot de déception et son effet boule-de-neige en terme de course de masse à l’argent sale par tous les procédés, une désinformation et un matraquage systématique au point où les repères identitaires et les valeurs culturelles sont en phase d’être dévoyés au profit de nouvelles orientations idéologiques d’où la confusion qui s’y installe dans les esprits qui n’arrivent même plus à distinguer la bonne graine de l’ivraie tant l’argent, depuis l’avènement du Bouteflikisme, semble confirmer l’adage qui dit que l’argent n’a pas d’odeur rendant ainsi anodin, voire légitime, de se renier pour quelques liasses de billets de dinars. Pendant ce temps, autre nouveau phénomène et nouvelle technique dans l’exploitation ignoble de la frustration sociale, on murmure dans les oreilles des filles qui se marient de moins en moins, tout comme les hommes, en raison d’un chômage endémique et d’une crise aiguë du logement (Âge moyen au mariage : 30 à 35 ans pour les filles, 35 à 40 ans pour les garçons) que porter le hidjab (voile) aiderait à attirer les rares prétendants au mariage…

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