Le suicide inquiète à Aït-Bouaddou

L’effarement de la population du village d’Aït-Amar, dans la commune d’Aït-Bouaddou en Kabylie, qui vient d’enregistrer un deuxième cas de suicide en l’espace de quelques mois est à son comble.

Le premier, S. Medjdoub, un adolescent de 14 ans s’est donné la mort par pendaison, tandis que le second, K. Ramdani, 23 ans, un cas de récidive, s’est suicidé avec le même procédé le 30 août dernier après qu’il eut échappé à une première tentative en se jetant dans le vide du haut d’une construction, nous dit-on.

Une prise en charge psychologique des parents et proches des victimes est, ailleurs, une évidence en de pareilles situations. Chez-nous, on compte nos morts en faisant fi des traumatismes avérés que génèrent de tels drames dans leur entourage immédiat.

Les autorités, les élus, les comités de villages… qui, jusque là, sont restés de marbre devant le décompte macabre qui ne cesse de s’alourdir, sont interpellés pour réagir dans le sens de trouver des explications à ce « phénomène » qui prend des proportions alarmantes et d’intervenir, à chaque fois, dans le sens d’une prise en charge psychologique effective des proches des victimes par des spécialistes et non par de simples licenciés qui se font passer, le plus souvent pour des psychologues.

Allas Di Tlelli

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