Le trésor caché de la Kabylie indépendante

Souvent les détracteurs de l’autonomie kabyle disent : « en Kabylie vous n’avez pas de pétrole« .
Pourtant, un trésor tout aussi inestimable, est bien présent sur le sol kabyle : l’eau !
Tous les futurs conflits mondiaux, qui marqueront les prochaines décennies, auront un rapport direct avec l’eau.

La consommation de l’eau a augmenté de dix fois depuis 1900, et beaucoup de régions atteignent les limites de leur approvisionnement.
L’UNESCO a prévu qu’en 2020 l’eau sera un problème mondial sérieux.
A l’heure où les réserves s’épuisent, on se demande s’il faut fixer un prix à l’eau.

La Kabylie, sous ses pieds possède un trésor inestimable pour son avenir autonome : l’eau !

Le département de Tizi-Ouzou, regorge d’1 milliard de m3, et recèle de réelles capacités pour alimenter aussi bien les populations locales que toutes les autres wilayas du pays.

Plusieurs départements du pays sont connectés à ces sources d’or bleu, et plusieurs autres peuvent encore s’y approvisionner.

Les populations locales à travers les 67 communes pourraient être alimentées quotidiennement et à satiété.
Selon un document émanant de l’APW (Assemblée Populaire de Wilaya), les quantités mobilisées ne sont estimées qu’à un volume de 191.930.000 m3/année. Une quantité non négligeable qui, sous d’autres cieux, aurait permis d’alimenter plusieurs dizaines de fois le département de Tizi Ouzou.

L’équivalent de 65 hm3 du volume global estimé à 181 hm3 des ressources du barrage de Taksebt sont réservées pour les communes de la wilaya.

Des villages crient encore leur détresse face au manque d’eau potable.

Le problème ne réside pas dans les moyens mis par l’État, afin d’assurer aux populations ce service vital qui, dans d’autres pays, relève du luxe.
Des enveloppes financières faramineuses ont été mobilisées dans cet objectif.
Pourtant, dans certains villages éloignés, les citoyens s’alimentent depuis les sources traditionnelles, elles aussi abandonnées.

La mobilisation des pouvoirs publics ne s’estompe pas pour autant. Plusieurs projets de barrages sont encore en phase d’étude et de finalisation.

- À Azeffoun, l’étude du barrage de Sidi Khelifa est terminée, les travaux débuteront en 2012.

- Dans la commune de Mekla, un nouveau barrage, celui de Bounachi.

- Un futur projet, dans la commune de Makouda, le barrage de Zaouïa.

Rappelons que cette région, qui ouvre sur le littoral, souffre en matière d’alimentation en eau potable.
À l’exception de quelques villages bien lotis à Attouche, tout le reste des populations de cette commune, Boudjima entre autres, souffrent du manque de ce liquide vital.

Par ailleurs et parallèlement à ce foisonnement de projets structurants en matière d’eau, les services concernés trouvent d’énormes difficultés à concrétiser sur le terrain l’application de leurs promesses. Certains chantiers attendent depuis des décennies.

Le barrage de Souk N’tleta est l’exemple type. Prévu en 1984, ce dernier demeure encore au stade embryonnaire. Un conflit d’expropriation entre la population locale et la direction de l’hydraulique et l’Anbt.

Dans plusieurs localités, le réseau d’alimentation en eau potable n’a pas été réalisé. Pour certains, c’est à cause des citoyens opposants, pour d’autres c’est à cause des politiques sans volonté réelle.
Un exemple : la région littorale de Tigzirt qui reste encore sans eau et gaz.

Souvent, les élus locaux, guère mobilisés à ce problème procèdent à des bricolages incessants sur les vieux réseaux.Retour ligne manuel
Les pertes en eau qui disparaissent dans la nature, sont alors incalculables.

Le siècle qui vient sera celui des guerres de l’eau.
L’Algérie qui est en train de réaliser des barrages à travers tout le territoire national aspire à une autosuffisance en la matière.
Pourquoi cette auto-suffisance ne reviendrait pas de droits aux Kabyles autonomes ?
Cela pourra garantir une indépendance échangeable économiquement, en la matière.
Le trésor bleu est sous les pieds des Kabyles indépendants !

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