Les intellectuels algériens

Je n’ai jamais été un intellectuel et je ne le serais probablement jamais. Mais ceci dit, je me suis quand même accidentellement frotté les épaules avec quelques personnes qui appartiennent à cette trempe. Je n’ai jamais su définir ce que c’est un intellectuel à part que la majorité d’eux trouvent leur inspiration au fond d’un verre de vin ou sur les bords d’un verre de whisky.

En Algérie, plus qu’ailleurs, les intellos sont carrément des alcoolos. Je peux même dire qu’ils sont persuadés qu’il faut vider une demi-douzaine de bouteilles de vin avant de s’engager dans une conversation qui consiste principalement à imiter les intellectuels Franco-ennuyeux du Boulevard St-Germain.

J’ai récemment assisté à une pseudo-conversation par un groupe de pseudo-intellectuels Algérois qui parlaient avec un pseudo-accent arabe. On avait l’impression que c’était un groupe de colonie de vacances qui était en train de se noyer dans une bassine d’eau.

J’ai entendu des conversations plus intéressantes concernant le choix de la moquette pour la chambre des enfants.

Le journalisme reflète l’état d’âme d’une société en bonne santé intellectuelle. Et je vous défie de saisir un journal en français ou en arabe sur le territoire national et de laisser échapper un sourire quelconque. D’ailleurs, le plus volumineux de nos journaux n’a pas plus de 8 pages… recto-verso. La réalité, c’est que les Algériens sont tombés dans un état de pusillanimité permanente et pour ne pas faire des économies de cynisme, ils n’en sortiront pas avant la moitié de ce millénaire.

Alors, voici la vente aux enchères des intellectuels Algériens : « Un dourou… qui dit mieux ? J’ai toujours un dourou… qui peut nous offrir mieux ? Ah ! Voilà ! J’ai deux dourous à ma gauche… deux dourous à ma gauche, qui dit mieux ? Non ? C’est vendu pour monsieur pour zudj [1] dourous ! ».

Hmimi O’Vrahem

Notes

[1deux

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