L’état des toilettes publiques en Algérie…

L’état des toilettes publiques en Algérie est lamentable. Il reflète presque la situation politique du gouvernement algérien : des fuites partout, pas de savon, les portes ne se ferment pas, elles ne s’ouvrent jamais non plus, on écrit : « one two three… et viva l’Algérie » avec des excréments sur les murs. Une question s’impose : « mais qu’est-ce que c’est que cette merde ? ». C’est le cas de le dire. En revenant de Paris, je suis rentré dans les toilettes de la gare routière à Kharouba-Alger. Avant de rentrer, je fus interpellé par le laveur – soi-disant – des toilettes qui me demande de payer à l’avance pour n’avoir rien à regretter. « Elles sont propres au moins ? » lui-dis-je. Il tend la main et il dit : « 10 dinars pour voir ! ». Un jeu de poker dont tout le tapis consiste entièrement de merde. Je lui remets 10 dinars et je rentre pour m’aveugler … J’avais des bagages à la main et je n’avais pas où les poser ou même les accrocher. C’était tellement sale que même mon cul a pris un choc. En sortant, j’étais déçu et j’ai dit au laveur : « Vous avez vu l’état des toilettes ? » Il haussa les épaules, « la prochaine fois, je demanderais à chier à l’avance. »

A l’aéroport d’Alger, les croyants utilisent les douchettes pour se laver les pieds et tout ce qu’ils peuvent se mettre sous la main. Les toilettes deviennent alors des piscines. Dans quelques temps, on y entrera en maillot de bains.

Sur les bateaux et dans les avions algériens, la situation est simplement merdique. Montréal – Alger, huit heures de vol avec des toilettes bouchées. Les passagers accusent l’équipage du manque de propreté et l’équipage accuse les passagers de : « chier de travers ». Un discours de sourds.

Finalement, nous, les Algériens, on a un talent extraordinaire à vivre dans la …merde.

Hmimi O’Vrahem

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*