L’être et le non-être

Adversaire d’Héraclite, Parménide soutient que Vivre est un et immuable et que le non-être n’est pas.

Il n’y a que deux voies pour la recherche : la première — l’être est et il est impossible qu’il ne soit pas — est le chemin auquel il faut se fier car c’est le chemin de la vérité; la seconde — l’être n’est pas et le non-être est nécessaire — ce n’est qu’un sentier, je te le dis, où l’on ne trouve rien à quoi se fier. Car on ne peut ni connaître ce qui n’est pas, c’est impossible, ni l’énoncer en un discours.
Il faut dire et penser que l’être est; il est en effet l’être et le non-être n’est pas.
[…] L’être est et tout nous montre qu’étant inengendré, il est aussi impérissable; car il est d’un seul bloc, inébranlable et sans fin; il ne fut ni ne sera jamais puisqu’il est maintenant, tout entier à la fois, un, d’un seul tenant. Quelle origine pourrait-on lui assigner ? Comment, d’où aurait-il pu venir à croître ?
Tu ne peux ni dire ni penser que c’est à partir de ce qui n’est pas; car il est impossible de dire ou de penser comment l’être pourrait n’être pas. Par quelle nécessité, en effet, serait-il venu à être ou plus tard ou plus tôt, s’il venait de rien ? Il est donc nécessaire qu’il soit absolument ou ne soit pas du tout.

Parménide, Ve siècle avant J.-C.

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