Lettre à mes amis Québécois

Quand une idéologie subversive et violente monte, gonfle, gronde et fomente la sédition dans l’ombre, cela finit toujours dans un bain de sang. Une fois sortie de l’ombre, qu’on y résiste ou pas, le résultat est kif kif.
Il faut l’écraser avant qu’elle ne déborde.

L’Europe a repoussé l’islam à plusieurs reprises à travers l’histoire. C’était facile car les hostilités étaient officiellement déclarées de part et d’autre dès que les conquérants se présentaient aux frontières, armés et en rangs serrés. Les rois et souverains pouvaient mobiliser leurs sujets car l’ennemi se présentait en tant que tel, bien visible et affichait ses intentions par l’épée levée et le harnachement de soldat.

Aujourd’hui, ces frontières sont franchies en douce. Des « 5e colonnes » islamiques sont implantées partout en Occident. La majorité d’entre eux se disent citoyens, respectueux des lois, payeurs d’impôts et de taxes. C’est ce qu’ils sont d’ailleurs. Accuser un islamiste de chercher à saper les valeurs et les institutions établies est perçu à juste titre comme un procès d’intention. En effet, aujourd’hui, tout ce qu’on demande à un citoyen occidental c’est de respecter la loi et de payer ses impôts et taxes.
Je défie quiconque de trouver un seul élément juridiquement recevable prouvant les mauvaises intentions de Adil Charkaoui ou de Salem El Menyawi.
Il n’y a rien contre eux car leurs activités sont purement politiques. Ce sont des militants en chefs, des cadres d’une idéologie en marche : L’islam(isme).
L’islamisme est une idéologie dont le but est d’islamiser les personnes, les institutions, la culture, la politique, bref tout l’environnement, donc de promouvoir et faire appliquer la charia, la voie de l’islam.
Cela a forcément quelque chose à voir avec l’islam, malgré ce qu’en disent nos politiciens et nos journalistes.
L’islamisme est-il un délit dans les pays occidentaux ? Non.
Militer pour l’idéologie islamique n’est pas un délit ? Qu’à cela ne tienne ! Se disent certaines parties : on va montrer que ce sont des terroristes ou qu’ils forment des terroristes, ou au moins qu’ils ont quelque chose à voir avec le terrorisme.
Les preuves ? Heu… on n’en a pas encore.
Quand des journalistes se substituent aux policiers, et quand des policiers essaient de faire le travail du législateur, les accusés s’en sortent toujours plus forts que jamais.

Ni les média, ni la police ne peuvent résoudre un problème d’ordre idéologique. La mission revient aux juristes et aux représentants du peuple. La bonne approche c’est de criminaliser la propagande islamique comme pratique dangereuse conduisant à la haine, à la violence et au désordre. La prévention ne consiste pas à dépister les individus islamistes potentiellement dangereux, mais à dépister le danger lui-même, c’est à dire l’islamisme. Sans islamisme, point d’islamistes et sans islamistes point de terroristes. Il faudrait donc bien se résigner un jour à criminaliser et interdire l’islamisme. Il est inutile de rappeler que l’islamisme est cette activité de propagande ou / et de terrorisme faisant la promotion de l’islam.

Faire arrêter Charkaoui pour complicité avec le terrorisme ? Il ne faut pas rêver.
Tout ce qu’on a, c’est un jeune djihadiste parti en Syrie et ayant fréquenté l’école de Adil Charkaoui. Ce jeune a fréquenté aussi un collège de Montréal, faut-il pointer du doigt la direction de ce collège et interroger tous ses professeurs depuis la maternelle ?
Adil charkaoui vous dit qu’il enseigne la langue arabe et des éléments de la religion musulmane. Tous ses élèves en témoigneront. Vous êtes sourds ou quoi ?
C’est votre parole contre la sienne.
D’ailleurs n’a-t-il pas eu gain de cause et repris ses locaux au collège ?

Personne n’a jamais prouvé de lien entre terrorisme et Charkaoui. Ni la propagande islamiste ni la charia, ni la manipulation mentale des masses ne sont encore interdites au Québec. Les islamistes qui militent à visage découvert investissent temps et argent dans ces activités tout à fait légales. En Occident, la terreur psychologique exercée par les prédicateurs sur les jeunes musulmans n’est pas identifiée comme du terrorisme. En réalité, chaque jeune musulman(e) issu(e) d’une famille conservatrice qui s’agrippe fortement à la tradition islamique, est exposé(e) quotidiennement à la terreur psychologique dans sa famille, dans son entourage et dans l’école musulmane qu’il fréquente. Les jeunes issus de ces familles fréquentent tous une école islamique, bon gré mal gré. L’effet des enseignements dans ces écoles vise à ancrer les jeunes dans la culture traditionnelle de leurs parents et à les maintenir actifs dans leur communauté. Cette activité consiste à se référer aux textes islamiques officiels, non interdits au Canada. Ces textes, lus, compris et assimilés sont ensuite utilisés par les jeunes sous une forme verbale condensée pour reproduire en boucle fermée les traditions, comportements, mœurs, règles sociales, coutumes, codifiées dans la charia.

C’est tout à fait conforme à la politique multiculturaliste et communautariste du Canada. Charkaoui, Chaoui, El Menyawi n’ont jamais appelé directement au terrorisme et ne font que promouvoir une idéologie autorisée par la législation fédérale et par toutes les législations provinciales. Ils ne font que maintenir les jeunes musulmans dans leur environnement culturel et religieux. Environnement favorable à la violence domestique et au terrorisme. Le dire n’est pas très politiquement correct, je sais, mais il se trouve que j’en viens et je juge avoir le droit de le dire en toute connaissance de cause.

Le terrorisme est l’effet indirect de cette idéologie. Idéologie perçue officiellement au Canada comme étant une culture ou une religion. Les promoteurs et propagateurs de cette idéologie comptent sur un effet statistique pour produire en nombre suffisant des « combattants djihadistes ». La statistique a besoin des grands nombres.
Un peu comme si, dans un pays occidental, un enseignement fortement nationaliste, insistant sur la notion de patriotisme et de devoir national, conduirait plus de jeunes à s’engager dans l’armée. Il est clair qu’un tel enseignement ne dirait pas : Retour ligne automatique
« Jeunes gens de notre pays, venez vous engager au sein de notre armée pour tuer nos ennemis, leur tirer des obus, les bombarder avec nos avions, détruire leurs maisons et leurs usines, éventrer leurs routes et démolir leurs ponts… ».

Les campagnes militaires de recrutements vous inviteraient plutôt à venir vous épanouir, vous réaliser et défendre la nation, la veuve et l’orphelin. C’est exactement ce que font les Charkaoui dans leurs classes. La nation étant l’oumma, la veuve étant la musulmane voilée et l’orphelin le jeune musulman qui n’a pas accès au lunch hallal dans son école.

Il est donc inutile de gaspiller de l’argent pour les faire surveiller. D’ailleurs, cela ne m’étonnerait pas que Charkaoui lui-même demande à faire installer des caméras et des microphones dans ses classes. Lui, il sait comment son enseignement agit sur ses disciples. La GRC, la police, M. Couillard et Radio Canada ne semblent pas le savoir encore. Ou ils ne veulent pas le savoir.

Les islamistes ouvrent des mosquées et centres communautaire à tours de bras. Plus ils multiplient les lieux d’enseignement de cette idéologie, plus ils auront d’élèves. Ensuite, la loi des grands nombre agit tout naturellement. Dans la célèbre courbe en cloche de Gauss, ce sont les éléments tout à fait à droite et tout à fait à gauche sous la courbe qui sont incriminés. Ils représentent tout au plus 2 à 3% de la population concernée. C’est pour cela que les islamistes font tout pour recruter, encore recruter sans limite.
2% de 1.000 c’est peu. Mais 2% de 30.000 cela commence déjà à chiffrer. Imaginons 2% sur 36 millions comme en Algérie. C’est la guerre civile permanente. Ou au moins, une société violente et répressive, s’efforçant de se conformer à la charia sous la seule pression de ces 2%.

Les intervenants musulmans dits modérés et les intellectuels occidentaux politiquement corrects ont tout à fait raison de dire que seule une petite minorité s’adonne au terrorisme. De même, dans la société en général une toute petite minorité de gens font du trafic de drogue, mais cela ne veut pas dire que le gouvernement doive autoriser des écoles qui feraient les éloges des « bienfaits » de la drogue et qui orienteraient les jeunes sur des écrits expliquant les techniques de production et de commercialisation de la drogue.

Le gouvernement peut investir beaucoup d’argent dans la surveillance étroite de ces écoles islamiques, il ne trouvera jamais rien d’illégal à leur reprocher. Un enseignant islamiste au Canada ne demandera pas directement et ouvertement à ses disciples de commettre des actes terroristes. Il les orientera afin qu’ils prennent au sérieux les textes islamiques (coran, sunna, charia, fiqh…) et à prendre exemple sur le prophète, sur ses compagnons, sur les premiers califes ou sur des salafs (ancêtres modèles) sans toutefois expliciter ce que faisaient ces gens-là à leur époque. Retour ligne automatique
Les disciples iraient ensuite seuls chercher les détails dans des livres, sur internet, dans le Coran, dans les traités de hadith, dans la charia, chez des imams etc., et peuvent agir sans mettre au courant ni leur maitre, ni leur famille, ni leur entourage.

Tout cela est légal. Alors laissez Charkaoui, El menyawi et autres islamistes militer en paix pour la doctrine islamique dont vous vous accommodez d’ailleurs bien à ce que je vois. Ou alors faites voter l’interdiction de la propagande islamiste et les Charkaoui et consorts se retrouveront tous en prison ou expulsés en moins de vingt-quatre heures.

L’islamisme est légal et cela ne vous dérange pas. Il se pratique et se propage sous votre barbe – que dis-je ? – sous la bénédiction de la charte des droits et libertés. Vous ne voulez pas d’une charte pour la laïcité, vous avez viré Marois pour ça et vous avez élu un gouvernement libéral pro-islamiste. Logiquement, vous devriez descendre en masse dans la rue pour défendre Adil Charkaoui, injustement accusé et harcelé.

Je ne sais pas pourquoi vous ne demandez pas encore au gouvernement de subventionner plus de mosquées abritant des écoles coraniques, et de payer le salaire des enseignants islamistes à même vos impôts. Cela se fait en France, pourquoi pas au Québec ?

Vous acceptez bien que le gouvernement fédéral tisse des liens diplomatiques, politiques, et commerciaux avec l’Arabie, ses satellites du Golf et tous les pays islamistes tels que le Pakistan, le Qatar, l’Afghanistan, le Maroc, l’Algérie, le Soudan, la Tunisie, le Koweït, le Yémen, la Libye etc. Alors en quoi Adil Charkaoui vous gêne-t-il ? Il envoie des jeunes musulmans combattre en Syrie contre Bachar El Assad ?
Vous voulez bien que le-terrible-dictateur-Bachar-el-Assad-qui-tue-son-peuple tombe, comme le souhaite Obama, alors c’est quoi votre problème ? Charkaoui ne fait que vous donner un coup de main.

La charte des droits de la personne ne protège plus seulement des personnes, mais désormais aussi une idéologie : l’islamisme. Vous êtes bien d’accord avec le détournement et la perversion de cette charte, mais vous peinez à la faire appliquer correctement en défendant l’idéologie islamiste contre ses contradicteurs. Vous vous soustrayez à votre devoir de citoyens, mes amis.

Vous êtes maintenant habitués à la nouvelle réalité de la charte des droits de la personne. Alors défendez ces pauvres islamistes maltraités par des Québécois islamophobes ! Toute la bien-pensance juge que la belle « race » des islamistes est en danger d’extinction, vous devriez vous unir pour la protéger contre cette horde de racistes islamophobes. Pendant que vous y êtes contribuez par vos impôts à la revigorer un peu. C’est qu’ils ont terriblement besoin d’écoles, de mosquées, de centres communautaires, de bibliothèques, d’avocats… Joignez le geste à la posture consentante, ostie !

Les islamophobes sont déjà en mauvaise posture, alors abattez-les définitivement. Voyez-donc, pour expulser un islamiste, ces affreux islamophobes doivent lui trouver un délit de droit commun n’ayant rien à voir avec son idéologie. Comme c’était le cas pour le zigoto Djaziri. Pour expulser Charkaoui, l’islamophobe doit prouver qu’il a menti à son banquier, qu’il a grillé trois feux rouges consécutifs ou qu’il a uriné contre un arbre en pleine rue… enfin qu’il se débrouille. C’est pas facile.

Personnellement, je l’expulserais pour ce qu’il est : un islamiste.
Mais ce n’est pas moi qui fais les lois. C’est vous tous.
Je ne suis qu’un invité.
Bien à vous.

Arilés Bouktit, Montréal

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