L’islam tolérant de nos parents ?

La Kabylie et l’islam

Depuis l’avènement de l’islamisme pur et dur en Kabylie, on ne cesse de nous bassiner avec l’islam de nos parents (kabyles, bien sûr). Et tous se gargarisent de la tolérance de cet islam « adapté » à la spécificité kabyle. Je me souviens que même Bélaïd Abrika est tombé dans le piège et a été poussé à évoqué l’islam de ses parents en réponse à une attaque de l’islamiste Nahnah.

L’islam tolérant de nos parents ? C’est de la connerie et du n’importe quoi. Si l’islam de nos parents parait tolérant, c’est parce que c’est l’islam de ceux qui n’ont jamais lu le Coran, ou qui ont appris à le réciter comme des perroquets, mais qui n’ont jamais rien compris à son contenu.

Exemple : Je fais écouter à mon père qui se dit musulman (il fait prières, il jeûne, etc.) la sourate 111. « Mais c’est tabbat yada ! » s’écrit-il avec joie. Je lui dis que oui. En fait, la sourate s’appelle Al Massad. tabbat yada c’est juste les premiers mots de la première ligne. Je vous donne la sourate dans son intégralité :

1. tabbat = que se damnent (tabba = se damner) yada ’abi lahabin = les deux mains d’Abou Lahab wa tabba = et qu’il se damne (lui-même) Que soient damnées les deux mains d’Abou Lahab et qu’il soit damné.

2. Ma ’aghna ’anhu maluhu = ce qu’il a acquis de fortune wa ma kasaba= ne (lui) profite pas. La fortune qu’il a acquise ne lui profite pas

3. Sayasla = il sera brulé (par le feu) naraan = dans un feu dhata lahabin = possesseur de flammes Il sera brulé dans un feu possesseur de flammes [lahab]. Difficile de saisir le sens exact de la fin de ce verset car « lahab » signifie « flamme », on peut penser qu’il s’agit d’un jeu de mot « subtil » signifiant qu’il brulera dans les flammes du feu dont il est le père (Abou Lahab = père des flammes).

4. wa amra’atuhu = et sa femme hammalata al-hatabi = porteuse de bois (bûche) Et sa femme, porteuse de bois (bûche)

5. fi jidaha = à son cou hablun min masadin = une corde de fibres de palmier. A son cou, une corde en fibres de palmier.

Une fois la psalmodie sur Abou Lahab terminée, je demande à mon père de m’expliquer ce que ça veut dire. Il me répond éberlué. « Qu’est-ce que j’en sais moi ? »

Alors voila un musulman qui a récité toute sa vie le Coran sans savoir de quoi traite ce livre. Alors mes chers amis, l’islam tolérant de nos parents c’est l’islam de ceux qui ne savent pas de quoi parle le Coran. Le bon islam, c’est celui des intégristes, car eux ils ont lu le Coran et ils l’ont bien compris.

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