L’un et le multiple

HÉRACLITE

L’un des premiers penseurs du monde occidental dont il nous reste quelques fragments. Son œuvre (De l’Univers) traitait de physique, de théologie et de politique.

« Tout s’écoule » disait Héraclite d’Éphèse qui voyait dans le conflit des contraires l’origine et la substance même de toutes choses. Mais dans la multiplicité mouvante la raison découvre l’un et le permanent.

Nous descendons et ne descendons pas dans le même fleuve, nous sommes et ne sommes pas.

Le froid devient chaud, le chaud froid, l’humide devient sec et le sec humide. […] Les immortels sont mortels et les mortels immortels : ils échangent mutuellement la vie et la mort.

Il faut savoir que la guerre est universelle, que la justice est une lutte et que tout arrive à l’existence par la discorde et la nécessité. […] Les contraires se mettent d’accord, des sons variés résulte la plus belle harmonie et tout est engendré par la lutte.

De la multiplicité des choses provient l’Un, et de l’Un la multiplicité.

Dans-la périphérie du cercle, le commencement et la fin coïncident. […] C’est un même chemin qui mène en haut et qui mène en bas.

Le monde n’est un et commun que pour ceux qui sont éveillés mais pendant le sommeil chacun possède un monde à part.

Héraclite (VIe siècle avant J.-C.)

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