MAK, GPK: Gare au jugement de l’histoire !

L’histoire ne pardonne guère à ceux qui, par leur silence ou par leurs calculs ont cautionné ou tu des actes dont les conséquences, a postériori, se sont révélées ou se révéleront catastrophiques pour ceux que ces mêmes actes ont visés.

N’est-ce pas que la situation que traverse la Kabylie est due, en partie, au silence complaisant, pour ne pas dire complice, de la classe politique et d’une partie de l’intelligentsia, kabyles. Le résultat en est l’impossible construction de toute œuvre commune et salvatrice pour nous et nos enfants.

Une occasion ratée

Nous avons raté, en 2001, de jeter les bases d’une entité kabyle homogène, à même de porter un projet viable et pérenne qui aurait scellé, une fois pour toute, le destin de notre peuple dans sa patrie kabyle.

Malheureusement nos ennemis ont juré, encore une fois, que les choses demeureraient en l’état et les Kabyles continueraient à ahaner sous le joug d’un pouvoir dictatorial, clone de l’ancienne puissance coloniale.

Ces forces ennemies sont venues à bout du mouvement de l’Aarach de Kabylie en le noyant, d’abord, dans une nébuleuse qualifiée de mouvement citoyen et, ensuite, en l’enterrant dans un processus de pseudo négociations qui se soldera par un échec sans appel et en sonnant le glas de cette révolte authentique. Certes, avec le temps les promoteurs d’une telle entreprise ont été disqualifiés par les faits.

Ils sont, aujourd’hui, couverts du drap de la honte pour avoir trahi le sang des jeunes tombés en ce printemps 2001, et avoir avorté l’espoir de tout un peuple.

L’espoir demeure

De chaque brasier naissent des cendres. Celles-ci donnent naissance à d’autres espoirs qui seront un antidote contre le suicide moral devant nos échecs à répétition.

Surgit alors, comme venant d’un lointain passé, cet appel au peuple kabyle pour un sursaut salvateur. C’est l’appel à l’autonomie de la Kabylie lancé un certain 5 juin 2001. Nous étions une petite poignée d’individus à faire ce pari fou, celui de casser le tabou créé autour de l’identité, de la nation, et du peuple kabyles.

D’une aspiration longtemps occultée, mais omniprésente, au moins en sommeil en chacun de nous, nous sommes alors passés du rêve à la réalité.

Comme dit l’adage, à quelque chose malheur est bon. En effet c’est le fourvoiement de la clique d’animateurs de l’Aarach, usurpateurs de la légitimité de nos institutions ancestrales et authentiques, qui a donné naissance à ce mouvement revendiquant un statut d’autonomie pour notre peuple. Pour une fois l’histoire ne bégaie pas. Des Kabyles parlent aux Kabyles et au nom des Kabyles. Du coup le doute n’est plus permis. Retour ligne automatique
Estampillé de l’empreinte du sang versé par nos jeunes, ce statut spécifique pour la Kabylie est inscrit dans le sens de l’Histoire. Ces événements sanglants de 2001 qui ont frappé la jeunesse kabyle sont le point de rupture et de non retour, entre ce pouvoir et le peuple kabyle. Il constitue, également l’acte fondateur du renouveau kabyle. En être conscient implique une vigilance de tout instant. Pouvons-nous, alors, ignorer que l’autonomie de la Kabylie est, à la fois, un destin et un avenir pour notre peuple ?

à suivre…

Ahcène Belkacemi, Militant autonomiste

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