Marches de commémoration et de sensibilisation de l’opinion publique nationale et internationale à l’importance de soutenir le mémorandum d’autodétermination de la Kabylie

Défendre votre patrie c'est secourir votre propre foyer.

Montréal (Kabyles.com) —Les Kabyles marcheront le 16 avril 2018 à Paris, le 20 en Kabylie et le 21 avril à Montréal pour commémorer les Printemps kabyles de 1980 et 2001. En plus de vouloir souligner l’histoire tragique de la lutte pacifique du peuple kabyle, cette manifestation est une opportunité pour la communauté kabyle à s’offrir plus de visibilité, et une occasion pour sensibiliser davantage l’opinion publique nationale et internationale à l’importance de soutenir le mémorandum d’autodétermination de la Kabylie.

Aujourd’hui, l’indépendance de la Kabylie est devenue le combat de tous ses enfants. Une réalité exigée par un peuple courageux épris de liberté. Cette liberté va être acquise sûrement et pacifiquement.

La Marche de la liberté à Montréal

Nous marcherons pour ne plus endurer l’injustice du colonialisme algérien et pour que les futures générations kabyles ne la subiront pas à leur tour, a déclaré un militant kabyle qui vit à Montréal.

L’appel à cette manifestation est lancé par l’association Amitié Québec-Kabylie et la coordination du Mouvement d’Autodétermination de la Kabylie d’ Amérique du Nord (MAK).

Avec du recul, nous pouvons désormais constater que la haine envers les Kabyles a toujours été mise en avant par le régime colonial algérien et le projet de détruire la Kabylie est maintenu à ce jour. Nous les Kabyles dignes, nous ne pouvons plus cohabiter avec une pareille pègre. Le colonialisme algérien est le fidèle portrait du colonialisme français qui a duré cent trente-deux ans chez nous, avec ses massacres et ses liquidations massives de la population, sa répression et sa violence inouïe, ses arrestations arbitraires et sa politique infâme contre les insoumis que nous sommes, a ajouté ce militant kabyle.

Le temps est venu pour faire entendre notre voix. Le temps est venu pour renforcer nos rangs, pour combattre ce danger croissant qui menace la Kabylie. La séparation est un fait et l’indépendance est imminente. La Kabylie a entamé une nouvelle ère en rompant avec le déclin et l’agonie,  et en finir avec ce trône fondé sur l’escroquerie, la fraude, le crime et la violence. Les grandes réalisations qu’elle a connues dans les domaines politique, culturel et social lui ont rétribué une détermination inébranlable et surtout la conviction qu’il n’y a pas un autre moyen pour sauvegarder l’histoire d’un peuple, ses valeurs, sa culture et son identité que son indépendance territoriale et politique, a-t-il conclu.

La Kabylie : son combat, ses Printemps Kabyles et son autodétermination

La Kabylie a été toujours une cible d’attaques orchestrées par plusieurs colons. Les Kabyles étaient indépendants du joug Ottoman pendant l’époque ottomane en Afrique du Nord (la Numidie). La Kabylie a été prise par les Français à partir de 1857, lors de leur conquête de l’«Algérie» 1830.

Depuis l’indépendance, en 1962, c’est le régime colonial algérien, composé principalement par l’armée des frontières, qui a pris comme cible l’achèvement de la Kabylie. Depuis, le peuple kabyle poursuit sa lutte contre le gouvernement central d’Alger.

En 1963, le parti FFS d’Hocine Aït Ahmed a contesté par les armes l’autorité du FLN, le tortionnaire Mohamed Boukharouba, dit Houari Boumédiène et ses affidés qui ont fait obstruction à l’indépendance et à ceux qui voulaient instaurer une république démocratique et juste. Ce même tortionnaire a traité les vaillants guerriers kabyles de racistes et séparatistes. Tout Kabyle qui ose s’exprimer avec sa langue maternelle sous son règne est passible d’une peine de prison ou une autre forme de violence et d’agression.

Après l’interdiction de la conférence de l’écrivain, anthropologue et linguiste kabyle, Mouloud Mammeri, sur les poèmes kabyles anciens en 1980. Cela a provoqué plusieurs mois de manifestations durant lesquelles les Kabyles ont subi une répression meurtrière, des viols et l’incarcération de manifestants pacifiques. C’est le printemps Kabyle connu sous le nom Printemps berbère.

En 1994-1995, un boycott scolaire a eu lieu, appelé « grève du cartable ». En juin, et juillet 1998, d’autres manifestations  ont eu lieu après l’assassinat du chanteur Matoub Lounès, et contre la loi d’arabisation générale décrétée par le régime colonial algérien.

Le printemps noir 

un lycéen kabyle de 18 ans, Massinissa Guermah a été assassiné par des gendarmes algériens, le 20 avril 2001 dans la brigade de Beni Douala, Tizi Ouzou.  Le même jour, trois collégiens ont été arbitrairement arrêtés dans la ville d’Amizour (Vgayet). Cette injustice a provoqué des émeutes en Kabylie pendant plusieurs mois  et durant lesquels le pouvoir colonial algérien a décimé la vie de 128 Kabyles, la majorité avec des balles explosives. Suite à cette tragédie  le MAK est né et devenu ensuite la force majeure d’une Kabylie qui lutte pour son indépendance.

À présent, les kabyles ont compris que la résistance en dehors de leur propre état est devenue une forme de lutte caduque. Il faut la pression interne et externe pour en finir avec la domination du colonialisme algérien.

La contribution de la diaspora à l’édification de la Kabylie est indisponible et son soutien est primordial car le prix payé jusqu’ici est trop lourd pour baisser les bras et abdiquer devant les squatteurs de la liberté des Kabyles et les pilleurs de leurs richesses. Ces assassins payeront pour leurs crimes tôt ou tard.

La peur doit changer de camp, car le peuple Kabyle refuse la soumission.

Les marches pour la liberté de la Kabylie sont l’expression de tout un peuple déterminé à libérer sa patrie, la Kabylie.

Un rendez-vous avec l’histoire à ne pas manquer!

Vive la Kabylie libre et indépendante.

 

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