Mohamed Merah

Enregistrement de Mohamed Merah diffusé par TF1.

Les enregistrements entre Mohamed Merah et les policiers lors du siège de son appartement diffusés par TF1 contenaient des « informations très importantes », a déclaré lundi 9 juillet la directrice de l’information du groupe, Catherine Nayl, pour justifier leur diffusion.

Ces extraits contenaient « des informations très importantes sur la façon dont les hommes du raid ont négocié jusqu’au bout pour que Mohamed Merah se rende », a-t-elle assuré. « Nous l’avons fait en conscience parfaite de ce que cela pouvait avoir comme valeur informative ».

« Je pense que ce document prouve que, jusqu’au bout du raid, les négociateurs ont essayé d’arrêter Mohamed Merah, et de l’arrêter vivant », a-t-elle ajouté. « On comprend dans ce document aussi que Mohamed Merah, avec un sang-froid et une détermination absolus (…), s’est construit un personnage », a poursuivi Catherine Nayl.

« Toutes ces informations, qui sont des informations nouvelles par rapport à l’affaire Merah, nous ont semblé importantes à diffuser. C’est pour cela que nous avons décidé de le faire. Nous sommes des journalistes, notre travail, c’est d’informer », a-t-elle insisté.

Des justifications similaires à celles prononcées dimanche par Emmanuel Chain, producteur de l’émission sept à huit qui a diffusé hier soir les images. « Nous avons beaucoup réfléchi, décidé de diffuser ce document qui a une forte valeur d’information », a-t-il affirmé dimanche, précisant avoir pensé « en permanence aussi à l’émotion » des familles.

« Nous avons supprimé tous les moments où Merah a essayé de justifier l’injustifiable dans une sorte de prosélytisme que nous n’avons pas répercuté », a-t-il précisé sur France Info lundi matin. « Quand on fait ce métier de journalisme, on protège ses sources, et en même temps on ne diffuse pas n’importe quoi n’importe comment. Il y aura peut-être une enquête pour savoir comment nous nous sommes procuré ce document, mais ce n’est pas le sujet du moment », a ajouté Emmanuel Chain.

« Je pense que ce document prouve que, jusqu’au bout du raid, les négociateurs ont essayé d’arrêter Mohamed Merah, et de l’arrêter vivant », a-t-elle ajouté. « On comprend dans ce document aussi que Mohamed Merah, avec un sang-froid et une détermination absolus (…), s’est construit un personnage », a poursuivi Catherine Nayl.

« Toutes ces informations, qui sont des informations nouvelles par rapport à l’affaire Merah, nous ont semblé importantes à diffuser. C’est pour cela que nous avons décidé de le faire. Nous sommes des journalistes, notre travail, c’est d’informer », a-t-elle insisté.

Des justifications similaires à celles prononcées dimanche par Emmanuel Chain, producteur de l’émission sept à huit qui a diffusé hier soir les images. « Nous avons beaucoup réfléchi, décidé de diffuser ce document qui a une forte valeur d’information », a-t-il affirmé dimanche, précisant avoir pensé « en permanence aussi à l’émotion » des familles.

« Nous avons supprimé tous les moments où Merah a essayé de justifier l’injustifiable dans une sorte de prosélytisme que nous n’avons pas répercuté », a-t-il précisé sur France Info lundi matin. « Quand on fait ce métier de journalisme, on protège ses sources, et en même temps on ne diffuse pas n’importe quoi n’importe comment. Il y aura peut-être une enquête pour savoir comment nous nous sommes procuré ce document, mais ce n’est pas le sujet du moment », a ajouté Emmanuel Chain.

« Quand nous passons le document sur notre antenne sur LCI, nous maîtrisons ce document, nous savons comment nous le diffusons. Dès l’instant où un document se retrouve sur internet, malheureusement, il peut être encapsulé, découpé à des fins de propagande ou de manipulations », a justifié Catherine Nayl.

L’ancienne ministre UMP Valérie Pécresse s’est déclarée « choquée » par la diffusion, dimanche par TF1, d’extraits des négociations entre Mohamed Merah et la police, craignant l’ »effet de contamination » que cela pourrait avoir sur certains.

Elle a ensuite appelé à l’ »esprit de responsabilité » pour que les radios et télévisions qui pourraient disposer de tels enregistrements ne les diffusent pas.

« J’ai peur d’un effet contamination, d’un effet sympathie à l’égard d’un homme qui a commis des actes monstrueux », a-t-elle souligné. La députée des Yvelines a souhaité l’ouverture d’une enquête pour que l’on « comprenne pourquoi, comment ces documents ont pu fuiter ». Il s’agit là d’un « dysfonctionnement grave » et d’une « violation du secret qui est intolérable » pour les familles des victimes, a-t-elle ajouté.

Dimanche, les membres du comité de déontologie du CSA, « ont contacté les dirigeants des chaînes (de radio et de télévision, NDLR) pour les appeler à la responsabilité et leur déconseiller de rediffuser les extraits en question ». Les proches des victimes de Mohamed Merah étaient « scandalisés » dimanche, après la diffusion de ces extraits par TF1, et craignaient que l’étape suivante soit la diffusion des vidéos des tueries, filmées par Mohamed Merah et envoyées à al-Jazeera.

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