Fin de l’opération Sangaris en Centrafrique

La France met officiellement fin à l’opération Sangaris en Centrafrique.

Elle avait été lancée en décembre 2013 au plus fort des massacres intercommunautaires.

L’intervention aura duré trois ans. Jean-Yves Le Drian a officiellement proclamé lundi 31 octobre à Bangui la fin de l’opération militaire française Sangaris, lancée en Centrafrique en décembre 2013 au plus fort des massacres intercommunautaires. « La page de l’opération Sangaris est tournée en République centrafricaine », a déclaré le ministre français de la Défense lors d’une cérémonie au camp militaire Mpoko, près de l’aéroport, en présence des autorités locales et du corps diplomatique.

Le pays est désormais sous la seule protection des Casques bleus des Nations unies, alors que le pays est encore loin d’avoir retrouvé sa stabilité. L’Etat et l’armée sont encore incapable de résister aux groupes armés, toujours très actifs. Ainsi, lors de l’arrivée de Jean-Yves Le Drian à Bangui dimanche 30 octobre, un règlement de comptes entre groupes armés faisait plusieurs morts dans le quartier musulman du PK5, terrorisant une fois de plus les populations. autre exemple en fin de semaine dernière où d’autres violences dans le centre du pays ont fait 25 morts dont six gendarmes.

« La France n’abandonnera jamais ce pays »

Jean-Yves Le Drian s’est attaché à rassurer les députés centrafricains lors d’un discours à l’Assemblée nationale à Bangui. « Cela ne signifie pas la fin des relations militaires entre la France et la Centrafrique », a insisté le ministre, développant la phrase prononcée la veille par le Premier ministre français Manuel Valls: « la France n’abandonnera jamais ce pays ».


« L’armée française sera certes moins visible mais elle sera présente, active et vigilante. Nous sommes fiers de l’opération Sangaris. Il est donc hors de question de laisser remettre en cause les acquis », a-t-il ajouté devant des élus inquiets. La France conservera une capacité d’intervention avec les unités de l’opération Barkhane (dont l’état-major se trouve au Tchad voisin ou aux autres forces positionnées en Afrique. La France maintiendra par ailleurs « une force de réserve tactique de 350 soldats » au sein de la Mission des Nations unies (Minusca), dont les 12 500 hommes sont désormais seuls en première ligne pour assurer la sécurité des civils.

Succès partiel

Si une partie de l’opération a été un succès, avec la fin du chaos et des violences et la tenue d’élections démocratiques, les groupes armés sont toujours actifs.

L’intervention a également été marquée des accusations de violences ainsi que des soupçons de viols sur mineurs par des militaires français. Un scandale dénoncé par l’ONU et qui fait l’objet d’une enquête diligentée par Paris.

AFP

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