Où n’ira pas l’Algérie…

Je suis triste tant que cette équipe nationale d’Algérie gagne. Pourtant j’aime ma patrie qui ne saurait se résumer à des frontières dessinées par le colonialisme français que nos grands-parents et nos parents ont combattu et entretenues (ces mêmes frontières) par ceux que nous combattons depuis plusieurs années …. Aussi, tout ce qui est construit sur le mensonge, la corruption, la récupération politicienne outrancière, l’arbitraire…. est, par définition, voué à l’échec. Non seulement cette équipe n’a aucun moyen de remporter le trophée africain, elle perdra fort probablement contre la Côte-d’Ivoire lors du prochain tour (1/4 de final) ou alors, ça sera en demi finale contre l’Égypte ou les lions du Cameroun. C’est, du moins, ce que j’appelle de tous mes vœux !

Après ça, les foules algériennes, peuple qui n’en est pas un, continueront à être dopées et menées en bateau jusqu’au mois de juin prochain où cette équipe qui, selon tous les joueurs, tous les intervenants ; journalistes de la « Zéro » (Télévision algérienne), des gens de la FAF, du gouvernement et même, comble de l’imbécillité, certains « zaartistes » kabylotes, donc selon tout ce beau monde, cette équipe représentera le « monde arabe » au mondial sud-africain où, heureusement, elle ne jouera que ses 03 matches (1er tour) et rentrera bredouille au « bled », les valises des joueurs et de tous les vautours qui tournent autour, remplies jusqu’à craquer de millions d’euros et les foules des écorchés vifs avec les têtes pleines de points d’interrogations aussi grosses que la misère noire qui reprendra son droit de cité et dans laquelle elles nagent voilà déjà des années.

L’école algérienne est plus que jamais sinistrée mais qui s’en préoccupe ? Personne. Entre le 08 et le 25 novembre, tous les établissements scolaires étaient fermés par une grève légitime des enseignants qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts ? Lors d’un rassemblement devant le ministère de tutelle à Alger, une enseignante enceinte fut traînée à même le sol, tirée par les cheveux par un policier, sur une distance de plus de 20 mètres devant ses collègues médusés ! Personne n’a trouvé ce précédent suffisamment grave pour montrer une colère sourde qui est avalée et contenue dans les entrailles des algériens depuis au moins la fin du colonialisme français. Au même moment, un misérable caillou fut lancé sur le bus de cette équipe nationale au Caire et on a failli provoquer une guerre algéro-égyptienne !

C’est l’époque où le patriotisme est réduit à une dimension d’égout pour servir des tensions à la con au profit de deux régimes politiques totalitaires dont la côte de popularité, en raison d’une gestion désastreuse à l’origine de la dégradation des conditions de vie de leurs gouvernés, est au creux de la vague. Popularité au creux de la vague ? Pas si sûr tant les esprits sont travaillés de telle sorte à montrer une extraordinaire prédisposition à céder à la plus vulgaire des manipulations…

Juste après cette CAN, l’école algérienne sera une nouvelle fois bloquée par un nouveau débrayage, le chômage n’a jamais été aussi fort, l’insécurité sévit, la stigmatisation de la Kabylie et le déni identitaire jamais aussi sournoisement assumé, la censure nous renvoie aux années de plomb, les scandales financiers se suivent et se ressemblent dans l’indifférence générale, une amnistie générale pour les islamistes violeurs de fillettes, les égorgeurs de femmes et de vieillards, les assassins islamistes qui ont fait près de 200 000 morts sera annoncée par le « nain » boutef qui prépare son frère cadet, Said, pour lui succéder au cas où il ne serait plus de ce monde en 2017, les jeunes, devant des horizons obstrués, se jettent par milliers dans des embarcations de fortunes pour, espèrent-ils, rejoindre l’Eden européen que la majorité ne verra jamais… Qu’à cela ne tienne, mâalich comme diraient ces foules emportées par la folie du footlitique (football + politique), c’est pas grave, pourvu que l’équipe nationale gagne un match ou se qualifie même si elle ne remportera ni la CAN, encore moins la coupe du monde pendant que le championnat algérien reste parmi les plus faibles en Afrique.

Ainsi va l’Algérie qui ne se pose plus la question Boudiafienne : Où va l’Algérie ? Car, elle sait maintenant où elle va : droit au mur.

Allas DI TLELLI

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