Pensées pour Ramdane Haïfi

Si seulement Ramdane pouvait m’entendre je lui dirai :

Le samedi 24 février 2007 vous vous êtes levé pour affronter une nouvelle journée de travail dans votre établissement, afin de subvenir aux besoins de votre famille.

La mort inévitable qui guette chacun de nous vous a prise sans prévenir. Quelques minutes ont suffit pour vous faucher, ainsi que votre employé qui est accouru pour vous venir à l’aide.

J’imagine la peine de vos proches. Réalité monstrueuse de la vie ou destinée incontournable les deux n’apportent aucune réponse à la sourde douleur de votre entourage aimant.

Je ne vous connais pas personnellement, mais nous avons des proches communs qui ne tarissent pas d’éloges à votre égard.
Votre générosité sans borne avec tant d’artistes ou d’inconnus ne vous a pas protégé de cet individu sans âme qui vous a ravi à votre famille et à ceux qui vous aiment.

J’aurais aimé vous rencontrer de votre vivant afin d’avoir eu le plaisir de vous écouter raconter les anecdotes sur les anciens de l’académie berbère. Académie dans laquelle vous avez milité, alors que vous veniez à peine de sortir de l’adolescence.

On m’a raconté votre discrétion et votre modestie, malgré votre vécu riche en évènements. Je sais que beaucoup honoreront votre mémoire et que vous servirez d’exemple à d’autres.

Je salue votre militantisme et vous souhaite un bon et paisible voyage éternel.

B.N.M.

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